II – Le delta

Cimetière de Keti Bendar (Thatta), 24 juin 2004.  

Cimetière de Keti Bendar (Thatta), 24 juin 2004

 

La région de Keti Bandar marque une frontière, au-delà de laquelle il n’existe aucune terre agricole. La mer a envahi un sol trop plat qui ne permet plus à l’eau de se retirer. Les eaux salines ont dévoré les terres fertiles, entraîné la disparition de la couverture végétale, ruiné la production alimentaire et semé une sécheresse persistante. Il ne reste plus rien pour empêcher l’avancée du désert.

 

Ancienne usine de transformation de riz, Keti Bandar (Thatta), 24 juin 2004 ; Village de Keti Bandar (Thatta), 24 juin 2004 ; Village de Keti Bandar (Thatta), 24 juin 2004.
Ancienne usine de transformation de riz, Keti Bandar, 24 juin 2004
Village de Keti Bandar (Thatta), 24 juin 2004
Village de Keti Bandar (Thatta), 24 juin 2004

 

Le village de Keti Bandar est protégé par une jetée. À quelques centimètres au-dessus du niveau de la mer, il n’est pas à l’abri des fortes marées ni des tempêtes venues du large. Formé d’environ 300 maisons, Keti Bandar compte quelque 3 500 habitants. Tous dépendent des ressources de la mer ; aucun n’a accès à l’eau potable.

Jadis, bien avant l’arrivée des Anglais, le riz était une culture d’exportation et l’une des principales activités du port de Keti Bandar. Aujourd’hui, les fondations d’une usine de transformation de riz – fermée au lendemain de l’Indépendance du pays – rappellent un cimetière. 

 

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