Retour sur la manifestation contre la brutalité policière

Dans le quartier Villeray, Montréal, mars 2009
Dans le quartier Villeray, Montréal, mars 2009

D’autres histoires d’abus policiers se retrouvent dans nos quotidiens…

Toujours dans La Presse, la collègue de la journaliste-reporter Michèle Ouimet, la chroniqueuse Rima Elkouri écrit :

« Est-il normal qu’un passant qui traverse la rue pour aller s’acheter un lunch au centre-ville soit arrêté pour attroupement illégal, menotté, fouillé et traité comme un voyou? Aussi absurde que cela puisse paraître, c’est exactement ce qui est arrivé à M. Tremblay, dimanche après-midi.

[…]

« Arrivé devant la Place des Arts, M. Tremblay a bien vu qu’il y avait là beaucoup de gens et qu’il s’y passait quelque chose d’étrange. Mais il ne se doutait pas un instant que sa petite balade improvisée au centre-ville allait être à ce point périlleuse. Il ne se doutait pas qu’il allait être pris en souricière, arrêté, menotté pendant des heures, traité comme un moins que rien et renvoyé chez lui peu avant minuit un constat d’infraction en poche. Il ne se doutait pas qu’il allait y perdre sa dignité.

[…]

« D’ailleurs, M. Tremblay ne s’appelle pas M. Tremblay. Il est si traumatisé par la façon dont il a été traité par les policiers qu’il a même peur de dévoiler publiquement son nom, lui qui n’a pourtant rien à se reprocher.

[…] »

La chroniqueuse conclue avec :

« La police avait-elle raison d’agir ainsi? Avait-elle raison de menotter pendant des heures des innocents et de les traiter comme des criminels? Le porte-parole de la police, Ian Lafrenière, me répond qu’il n’est jamais agréable de se faire menotter. «Le but, c’est de contraindre les gens. (…) Non, on n’a pas de menottes avec du minou. »

« Des «menottes avec du minou», non, d’accord. Mais des policiers avec plus de discernement, est-ce trop demander? » (Rima Elkouri, « Des menottes en minou », La Presse, 17 mars 2009)

Et notre maire, Monsieur Gérald Tremblay de son vrai nom, revient sur les événements de dimanche :

« Dans les circonstances, les policiers ont fait un travail satisfaisant, a-t-il déclaré hier matin en marge d’une conférence de presse […] Et, c’est tolérance zéro pour les actes de vandalisme. » (André Duchesne, « Le maire veut un parcours établi », La Presse, 17 mars 2009)

À quand, Monsieur le maire, la tolérance zéro pour les abus et les incompétences de la police ?

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