Archives mensuelles : septembre 2010

Chronique de voyages en Afghanistan

Village de Shahidan (Bamiyan), 9 octobre 2004

Je profite des élections législatives d’hier en Afghanistan pour vous présenter à nouveau mes premières réalisations « afghanes » et quelques résultats d’ateliers, regroupés dans le dossier multimédia « Chroniques afghanes » sur le site de Parole citoyenne.

*

Je suis arrivé à Kaboul, la première fois, en décembre 2003 pour y donner de la formation en vidéo et en photographie pour l’ONG montréalaise Alternatives, auprès d’une organisation non gouvernementale afghane – Afghan Peace and Democraty Act — APDA. Ce voyage qui devait être de quatre semaines s’est prolongé à près de trois mois. D’ailleurs, il ne m’aura fallu qu’une courte pause à Montréal pour revenir à Kaboul pour un second séjour où j’ai travaillé avec une équipe afghane à la production de bandes vidéo, pour la télévision nationale, des 18 candidats aux premières élections présidentielles d’octobre 2004. Nous étions dans un autre contexte que celui qui se déroule actuellement.

De ces deux premiers séjours, l’idée de réaliser un documentaire qui allait devenir Chroniques afghanes, émergeait.

En février 2005, je suis donc retourné à Kaboul pour poursuivre mon engagement auprès des jeunes Afghans et commencer ma recherche en prévision d’un scénario de documentaire.

C’est un an plus tard, en janvier 2006, que le tournage d’une dizaine de semaines débutait. À ce moment, la sécurité n’était déjà plus ce qu’elle avait été lors de mes premiers voyages ; mais cela n’a rien à voir avec ce qu’elle deviendra au moment de mes voyages suivants.

Au mois d’août 2006, j’ai eu l’occasion de retourner dans ce pays comme directeur de la photographie pour le film de Patricio Henriquez, Sous la cagoule, voyage au bout de la torture. Ce court passage m’a aussi permis de terminer mon propre film Chroniques afghanes.

C’est à l’automne 2007 que je suis retourné une dernière fois en Afghanistan. C’est à titre de coréalisateur et directeur de la photographie que CBC et Radio-Canada m’ont envoyé pour une émission spéciale de deux heures – Afghanistan entre l’espoir et la peur.

Déjà, les choses allaient de mal en pis.

*

Afghanistan: la première élections présidentielle : une courte vidéo tournée à Bamiyan.

Chroniques afghanes, l’expo photos : une sélections de quelques photographies.

Déjà un peu plus de trois semaines !

Corinne, 14 septembre 2010

Hier 14 h. Je suis de retour d’une promenade avec Corinne. Bien emmitouflée, elle a dormi dans son landau. D’ailleurs, notre autonomie augmente : nous pouvons maintenant quitter la maison et laisser la maman derrière pour une heure ou une heure et quinze. Corinne grandit et prend du poids : c’est fou comme elle a changé en si peu de temps.

*

Cette fois-ci, pour la photo, j’ai pris l’appareil de Marie-Pierre et j’ai utilisé l’autofocus et l’exposition automatique. Le résultat me semble plus concluant que celui de dimanche 5 septembre dernier.

Jeudi pluvieux

Parc Jarry, Montréal, 9 septembre 2010

Aujourd’hui, le temps gris, la pluie et la préparation du montage du documentaire «Cse Pa Fòt Mwen» qui doit commencer bientôt, nous ont empêchés, Corinne et moi, de retourner nous promener.

Nous avons tout de même eu droit, ce matin, à nos petites quarante-cinq minutes de promenade matinale du côté du parc Jarry. Nous avons ensemble exploré les installations du stade de tennis que nous n’avions jamais approchées.

C’est avec sa mère et sous une fine pluie que la petite a repris de l’air frais en après-midi.

Promenade, pluie, bain… et même AbitibiBowater

Marie-Pierre et Corinne, 8 septembre 2010

Notre promenade matinale a bien failli être compromise par la pluie. Corinne et moi avons donc dû attendre un peu. Et avons bien failli l’écourter aussi à cause de la menace qui pesait. Alors, pour ne pas courir de risque, nous ne nous sommes pas éloignés de la maison. De petites rues en petites rues, je redécouvrais mon quartier ; la petite dormait, collée à moi.

Au retour, nous en avons profité pour la baigner un peu.

*

Dans les pages économiques du Devoir de ce matin, on peut lire qu’AbitibiBowater « prévoit des centaines de millions de profits dès 2011 »et que les prochaines années seront encore mieux. Et que cela est bien entendu dû à la restructuration que ces dirigeants ont entreprise et pour laquelle ils auront d’importants bonus. Et au moment, les travailleurs de l’usine de Dolbeau auront terminé leur prestation d’assurance emploi.

Le 14 septembre qui vient, les actionnaires auront à se prononcer par vote sur le nouveau plan de restructuration de la compagnie. Je les invite donc à regarder l’essai photographie « La vie devant soi » que j’ai réalisé dans le cadre du projet PIB et surtout de lire le commentaire laissé par la fille du couple Dumais-Maltais.

*

Hier, j’aurai pu intituler mon entrée « Promenade matinale… ou le rêve errant du révérend Smith » en clin d’œil à Abd Al Malik et l’une de ses chansons dont j’oublie le titre.

Promenade matinale… ou le révérend Smith

Parc Extension, Montréal, 7 septembre 2010

Tôt ce matin, c’est du côté du quartier Parc-Extension que je me suis promené avec Corinne bien installée dans son porte-bébé. Pendant ce temps, la maman tentait de récupérer de sa nuit.

Dans le parc Jarry, les adolescents allaient dans le sens contraire pour se rendre à l’école publique située de ce côté-ci de la voie ferrée. De l’autre, dans Parc-Extension, les rues étaient animées de tous ces bambins qui se dirigeaient vers leur école de quartier.

Je suis revenu après mes quarante-cinq minutes d’« autonomie » avec la petite.

*

Il y a un an, hier, j’avais rendez-vous avec le révérend Smith pour qu’il me brosse un portrait de la ville d’Hamilton en Ontario. Nous avons commencé par le défilé de la fête du Travail : une manifestation annuelle en honneur aux travailleurs et en appui aux grévistes, dont les « lockoutés » de la U.S. Steel Canada que j’allais rencontrer le lendemain.

Ensuite le révérend m’a fait découvrir son Hamilton et ces quartiers du centre-ville dévastés par le manque d’emploi, la pauvreté et la désertion d’une certaine classe moyenne qui tourne le dos au centre pour se retrouver dans les grandes surfaces qui ceinturent la ville.

Hamilton est devenue, comme tant d’autres, une région au lourd passé industrielle qui se cherche une nouvelle vocation.

Mais est-ce que Dave Kurick que m’a présenté M. Smith, représente, avec ses idées, son idéalisme et ses ambitions, une piste de solution ?