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Archives pour 01/2011

Le printemps égyptien… et la poésie

31 janvier 2011
Le Caire, Égypte, décembre 1989

Comme depuis maintenant une semaine, les nouvelles de la révolte de la rue au Caire et ailleurs en Égypte se succèdent dans les médias. Je tente de suivre attentivement. Je vais quotidiennement lire Robert Fisk dans The Independent qui commence son reportage « How much longer can Mubarak cling on? » avec les paroles d’une manifestante:

« The old lady in the red scarf was standing inches from the front of am American-made M1 Abrams tank of the Egyptian Third Army, right on the edge of Tahrir Square. Its soldiers were paratroops, some in red berets, others in helmets, gun barrels pointed across the square, heavy machine guns mounted on the turrets. « If they fire on the Egyptian people, Mubarak is finished, » she said. « And if they don’t fire on the Egyptian people, Mubarak is finished. » Of such wisdom are Egyptians now possessed. [...] ».

Toutefois, Tewfik Aclimandos, chercheur au Collège de France et spécialiste de l’histoire de l’Égypte, interviewé par Libération, ajoute :

« Mais si les Égyptiens continuent à manifester, l’armée sera contrainte soit de sacrifier Moubarak, soit de tirer dans la foule, et elle ne veut ni de l’un ni de l’autre. […] », « Le peuple égyptien dominera-t-il sa peur ? » dans Libération (ou dans Le Devoir de ce matin).

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De plus, ce matin un extrait d’un poème de Mohammed Afifi Matar, poète égyptien décédé il y a quelques mois au Caire, retient mon attention. Je cite l’article « La poésie méditerranéenne dans la rumeur des langues » de La république des livres blogue de Pierre Assouline du Monde :

« (…) et sur l’autre rive les soldats du roi cruel aiguisaient leurs lances/ Entre nous le fleuve de la maternité/ le sevrage, entre nous la terre des humiliés, le temps des monarchies, les mamelouks du sang/ unifié, le pain de cuivre/ et l’histoire des prisons/ Et moi ! Ah de la haine –je lance un pont pour qu’ils me tuent/ pour que le fleuve de sang rejette les poissons de tous ces meurtres/ je me retiens j’attaque/ lance un pont pour qu’ils me tuent/ afin de laver mon visage/ et d’apprendre la violence de la nage dans le fleuve de mon sang (…)

La tête coupée par l’épée je la prendrai et m’en irai/ loin du royaume de la peur/ des terres des mamelouks du sang unifié/ dans les cavités de ma tête je plierais le tapis de la terre/ construirai, habiterai/ une patrie, dévoilerai les trésors de ses gravures sanglantes/ chasserai le monde, effacerai la chronique de la voix, l’argile de la mort, les épines de l’alphabet (…) »

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«Pourquoi pas Haïti» sur Tou.tv

13 janvier 2011
Quartier Bel Air, Port-au-Prince, Haïti, juin 2010

Il est possible de visionner Pourquoi pas Haïti, dont je signe la co-réalisation avec Réal Barnabé ainsi que la direction photo, à partir du web sur le site Tou.tv de Radio-Canada.

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«Pourquoi pas Haïti ?» – un rappel

10 janvier 2011
Quartier Bel Air, Port-au-Prince, Haïti, juin 2010

C’est ce soir à 20 heures, sur les ondes de RDI, que la version courte de Pourquoi pas Haïti sera diffusée.

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Au cours de cette production, tout comme pour mon premier séjour dans cette capitale au lendemain du séisme du 12 janvier dernier, je me suis permis quelques photographies et courts commentaires. Pour les lire ou les relire, voir mes Notes et réflexions d’après séisme.

Et pour la bande annonce produite par l’émission Les grands reportages de RDI, cliquez ici.

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Une nouvelle année

9 janvier 2011
Marie-Pierre et Corinne, Verger St-Patrice, St-Henri,
26 décembre 2010

C’est dans le verger de mes beaux-parents à St-Henri que j’ai commencé l’année 2010 et c’est au même endroit que je l’ai terminée. Entre temps, quelques voyages et autres réalisations, mais mieux encore, le début d’une nouvelle aventure. Corinne a vu le jour en août et depuis, nous émerveille chaque jour d’avantage.

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Je reprends la question que Marie-Pierre pose sur son blogue, au sujet de notre petite et de la photographie : « Comment photographier quelqu’un d’aussi proche de soi ? » Un défi. Un grand défi que je tente de relever. Et c’est dans la durée, dans le temps que j’espère réussir ce portrait de ma petite.

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«Pourquoi pas Haïti» – la bande annonce

7 janvier 2011

La bande annonce de Pourquoi pas Haïti qui sera diffusé, la version courte, sur les ondes du Réseau de l’information – RDI lundi prochain le 10 janvier à 20 heures.

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Ce film est une sorte de remake de Pourquoi Haïti ?, le grand reportage de Judith Jasmin tourné en 1959. Nous sommes retournés sur les lieux visités par Mme Jasmin, à la recherche des gens qu’elle avait interviewés à l’époque. Nous avons retrouvé quatre des personnages principaux de 1959 avec lesquels nous avons poursuivi la discussion, là où Judith Jasmin l’avait laissée. Comme elle, nous sommes allés aussi rencontrer des paysannes qui vendent leurs produits au marché, des chômeurs qui jouent aux dominos et un coiffeur qui peine à joindre les deux bouts.

Un dur constat : Haïti a reculé depuis 50 ans. Ce constat fait, nous avons essayé de cerner l’âme haïtienne dans le but de comprendre les raisons de ce recul et nous avons cherché à dégager des pistes de solutions pour l’avenir.

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«Le magicien de Kaboul» sur les ondes de Radio-Canada

5 janvier 2011
Affiche du film «Le magicien de Kaboul»

Le documentaire Le magicien de Kaboul d’un ami et collègue Philippe Baylaucq sera diffusé demain jeudi sur les ondes de Radio-Canada à 20 heures. Un film auquel  j’ai participé comme directeur de la photographie à Kaboul.

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Le magicien de Kaboul, un  film de Philippe Baylaucq

«En 2001, Haruhiro Shiratori perd son fils unique dans l’effondrement des tours du World Trade Center. Au lieu de s’enfermer dans la douleur, il choisit d’aller à la rencontre du peuple afghan et de lui venir en aide, afin que de tels attentats ne se reproduisent plus. Philippe Baylaucq a filmé – pendant plus de quatre ans et sur trois continents – la quête de ce Don Quichotte japonais qui rêve de construire un centre culturel pour les enfants de Kaboul.

Partout où on l’invite, Shiratori évoque le drame des enfants afghans. Il prêche, convainc, récolte des fonds sans relâche avec une détermination qui force l’admiration. À travers cette quête humaniste parsemée d’embûches, on découvre le voyage initiatique de ce père qui, en brisant le cycle de la violence, tente de se réconcilier avec son fils décédé.»

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Bernard Perusse – The Gazette

« Un beau film »
Odile Tremblay – Le Devoir

« Le magicien de Kaboul est un très beau film, qui ne sombre jamais dans le sensationnalisme ou le mélodramatique. »
Sophie Bernard – Le Lien Audiovisuel

« …bouleversant… »
Martin Gignac – Ici

« Un message d’espoir qui ne laissera personne indifférent »
Cinema Montréal

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