Le but égalisateur des Bruins de Boston.
Archives mensuelles : avril 2011
Je le disais…
… un débat pas facile. Au moment où je publiais mon entrée précédente où je fais allusion à ce que l’on appelle l’affaire Cantat-Mouawad, je n’avais pas encore lu la lettre de Robert Morin, « De l’opportunisme », dans Le Devoir d’hier…
Par une journée grise à Montréal
Je peine à briser le silence : le travail repend et Corinne occupe le reste du temps. D’ailleurs, je n’arrive plus, ces jours-ci, à plonger dans de grandes lectures.
Mais tout de même. La semaine dernière, je voulais raconter notre sortie à la cabane à sucre dans la famille de mon père dans la région de Sherbrooke. Une grosse famille : neuf frères et sœurs. Ça en fait de mononcles, des matantes, des cousins, cousines, petits cousins et cousines, possiblement même des petits petits cousins et cousines. Corinne était la plus jeune. Avec ses sourires, elle a ravi tout le monde.
Je voulais aussi parler de la chronique de Pierre Foglia que j’ai lue lors du premier match des Canadiens – déjà, à ce moment j’étais en retard. Avec son texte au titre bien approprié, « Le curé », Foglia fait une critique intéressante de l’essai de Bernard Émond, Il y a trop d’images. Un livre que j’ai aimé. Il parle aussi de L’autre fille, d’Annie Ernaux. Une auteure que je n’ai pas beaucoup lue, mais dont je garde de bons souvenirs. Je viens tout juste de l’offrir à ma copine, en cette journée pluvieuse de printemps à Montréal.
L’affaire Cantat-Mouawad : je voulais souligner la réponse sous forme de lettre à sa fille de Wajdi Mouawad, « Aimée, ma petite chérie », publiée dans Le Devoir de samedi. Un débat pas facile où je salue les gens qui prennent le temps de réfléchir avant de se prononcer, voire s’emporter. D’ailleurs, aujourd’hui, dans le même quotidien, deux lettres raniment la discussion jusqu’à chez moi (« À Aimée de Cendrine… » et « Le silence des disparues »).
Pour continuer avec les journaux, un étonnant article paru dans Le Devoir de samedi « Le philosophe britannique John Stuart Mill fustigerait la « nouvelle » droite québécoise » du chercheur Christian Bordeleau. Je ne cite qu’un court passage : « Jadis comme aujourd’hui, dans la logique de Mill, ce que la droite veut, en partie, en matière de finance, ce n’est pas moins d’État mais moins de redistribution, via l’impôt progressif, de ce que l’État leur a permis d’accumuler grâce à sa protection. […] » Un article à lire, à la veille d’une dangereuse prise de pouvoir majoritaire des conservateurs de Harper.
Depuis hier soir, j’écoute à répétition le dernier CD de Richard Desjardins. L’existoire et plusieurs de ses textes demandent à être apprivoisés. Sa version d’Elsie, dont il signe les paroles et la musique, est fort différente de celle de Pierre Lapointe, mais tout aussi forte.
Après un long silence
Ces derniers mois, je n’ai pas beaucoup pris de temps pour entretenir mon blogue. Depuis, ma petite mange, rampe sur le ventre et une première dent tente de pointer.
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Ce matin, alors que Corinne dormait, j’ai terminé la lecture de L’oligarchie ça suffit, vive la démocratie d’Hervé Kempf. À lire, non pas uniquement parce que nous sommes en campagne électorale, mais bien pour nous faire comprendre comment notre démocratie est en péril. D’entrée de jeux, l’auteur affirme : « Le capitalisme finissant glisse vers une forme oubliée de système politique. Ce n’est pas la démocratie – le pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple –, ce n’est pas la dictature – le pouvoir d’un seul aux fins qui lui sont propres –, c’est l’oligarchie : le pouvoir de quelques-uns, qui délibèrent entre eux des solutions qu’ils vont imposer à tous. »
Ce soir, je replonge dans La Chine en dix mots de Yu Hua, laissé de côté depuis quelques jours. Je n’ai pas encore lu son célèbre Brothers : Vais-je m’y risquer avec ses quelques mille pages ? Le livre est là, sur la table, je le croise tous les jours depuis qu’une amie m’a prêté son exemplaire.
Dernièrement, j’ai aussi passé un bon moment avec la courte BD Broderies de Marjane Satrapi : une causerie entre femmes, que l’on devienne se passant à Téhéran, à l’heure thé ou du samovar où la grand-mère ouvre la discussion par « Parler derrière le dos des autres est le ventilateur du cœur ».
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Au cours des prochaines semaines, je vais essayer de mettre en ligne une chronique hebdomadaire, une chronique des jours passés, du quotidien. Un court texte ? Une simple photo ? Certainement un peu tout ça, je ne sais pas encore.



