Gil Courtemanche

Mes samedis ne seront plus les mêmes. Je les commençais presque toujours de la même façon : un premier café avec Le Devoir et ses manchettes pour rapidement me rendre au texte de Gil en page 2 du cahier B.

Ces commentaires ne m’accompagneront plus et n’alimenteront plus mes premières discussions. Ils me manqueront. D’ailleurs, il était un commentateur que j’aimais citer dans mon blogue.

Nous venons donc de perdre l’un de nos trop rares intellectuels qui ne craignait pas la controverse. Pour le moins.

 

Je n’ai pas beaucoup connu Gil. Avant leur séparation, il était le conjoint d’une amie. Je l’aurai donc croisé à quelques reprises lors de souper et de fêtes. Je me souviens aussi que cela ne se terminait pas toujours de belle façon : Gil était intense et parfois difficile à vivre.

 

La dernière fois où j’ai rencontré Gil, je crois que c’était en 2007 au vernissage de mon exposition Chroniques afghanes. Il en avait profité pour m’offrir l’album photo No Man’s Land de Larry Towell. Il en avait fait la préface et me savait aimer ce photographe.

 

 

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