À propos
À propos de ce blogue
Entre le carnet de notes interactif et le portfolio, ce blogue présentera, à un rythme régulier mais non contraignant, des photographies et des textes qui composent mon travail documentaire (projets achevés et en cours), mais aussi mes réflexions sur le processus de création documentaire et sur l’engagement et les défis du documentariste. Je souhaite que cet espace sur le Web devienne éventuellement un lieu d’échange et d’essai, ouvert à tous, pour permettre d’enrichir la réflexion sur le documentaire et nourrir ma propre démarche.
Je tiens à remercier une grande amie, Patricia Bergeron, pour m’avoir initié au Web 2.0, à sa philosophie et son potentiel.
Au plaisir de vous lire.
À propos de son auteur
Dominic Morissette est photographe de formation, cinéaste par hasard et par passion depuis le début des années 1990.
Infatigable chasseur d’images, il parcourt la planète et en ramène plusieurs documentaires photographiques qui nourrissent son regard d’ethnologue à l’affût des cultures du monde. En 2003, son film Les derniers chasseurs du petit havre, coréalisé avec Catherine Pappas auprès des pêcheurs acadiens de la Nouvelle-Écosse, est en nomination pour le prix Jutra du meilleur documentaire.
Il passe ensuite beaucoup de temps en Afghanistan, où il offre des ateliers de formation vidéo et photo, en plus de coordonner la campagne de communication des candidats à l’élection présidentielle de 2004. Depuis, ces voyages et son intérêt pour les enjeux environnementaux l’ont mené au Pakistan, dans le delta de l’Indus. On le retrouve au Yémen en 2005, où il organise d’autres ateliers de formation.
Au début d’année 2007, il termine son deuxième documentaire, Chroniques afghanes un documentaire de 52 minutes qui raconte l’effervescence de l’Afghanistan à travers la distribution de l’hebdomadaire Killid.
L’année suivante, dans le cadre d’une coproduction du programme français et anglais de Radio-Canada/CBC, il coréalise une émission spéciale sur l’Afghanistan intitulée L’Afghanistan : entre la peur et l’espoir. Ce documentaire fait un bilan de l’après-Taliban et de la mobilisation massive de la communauté internationale, particulièrement du Canada.
De plus, il travaillera comme caméraman et directeur de la photographie pour les films Sous la cagoule : un voyage au bout de la torture de Patricio Henriquez (Afghanistan, Liban, Guatemala, Canada) et Le magicien de Kaboul de Philippe Baylaucq (Kaboul).
Depuis peu, il s’est joint à l’équipe de l’Office nationale du film du Canada pour la réalisation d’un webdocumentaire dont la crise économique, au fil des mois, sert de lien entre les différents personnages et problématiques d’un océan à l’autre.
Aujourd’hui Dominic poursuivit son travail comme indépendant autant dans le milieu de l’édition à travers la création de deux Abécédaires photographiques pour enfants (publications prévues au printemps 2010) qu’à l’élaboration de nouveaux projets documentaires cinématographiques, dont Quand le Sud monte au Nord avec les productions Virage et Urgence en brousse avec les productions Fraioli Films, en collaboration avec InformAction. Cela est sans compter le blogue personnel qu’il alimente tel un Carnet de notes avec ses différents projets, préoccupations et questionnements.
Bonjour Dominic,
Je viens de découvrir ton blogue. Je ne l’ai pas encore beaucoup exploré, mais ce que j’en ai vu me plait beaucoup. Tes photos sont vraiment magnifiques.
À+
Lynn
Bonjour,
Je viens de voir votre documentaire « l’Afghanistan entre la peur et l’espoir » deuxième partie et je souhaiterais savoir si vous aviez gardé des contacts avec les personnes rencontrées, notamment les journalistes Sarah Chaze et Iacoub Ibrahimi, et si oui, savez-vous ce qu’ils sont devenus. Je me pose la même question au sujet des étudiants que vous avez interviewés.
En vous remerciant pour la qualité de cet excellent documentaire qui invite à découvrir l’ensemble de votre travail et de votre démarche.
Au plaisir de vous lire,
Nina Siget
Bonjour Madame Siget,
C’est avec plaisir que je lis vos commentaires et découvre votre intérêt pour mon travail ainsi que pour l’Afghanistan que je porte toujours dans mon cœur.
Malheureusement, je n’ai plus de nouvelle de Yakoub Ibrahim et de son frère incarcéré pour des propos blasphématoires qu’on lui attribut. Yacoub, un journaliste prometteur de l’IWPR (Institute of War and Peace Reporting), était menacé de toute part parce que ses écrits sur le net dérangeaient certaines personnes, voire même certains politiciens du Nord du pays, une région que d’ailleurs l’Occident voulait croire en paix. Aux dernières nouvelles, il vivait dans une semi-clandestinité à Kaboul où ailleurs, et essayait de faire des pressions pour que son frère soit libéré.
Je ne sais plus si Sarah Chayes vit encore à Kandahar. À l’époque, elle y passait la plupart de son temps. Compte tenu de l’évolution sur le terrain, je doute qu’elle puisse toujours y habiter. Son livre « Punishment of Vertue : Inside Afghanistan after the Taliban » publié en 2006 demeure, selon moi, une excellente source d’information pour tenter de comprendre la culture de cette région du Sud du pays.
Pour ce qui est des étudiants de la fin du documentaire, l’un d’eux est le dernier fils d’un bon ami à moi. Il m’a fait rencontrer ses collègues de l’Université nationale. Mais où sont-ils aujourd’hui ? Malheureusement, je ne sais pas. A-t-il réussir à rejoindre son frère aîné qui a vit au Canada depuis maintenant quelques années ? Lui et ses amis, sont-ils retournés à Peshawar comme tant d’autres ? Comme Nargis, la jeune journaliste dans mon documentaire « Chroniques afghanes » qui m’a téléphoné il y a quelques mois pour m’informer qu’elle était revenue se réfugier au Pakistan parce que la situation pour elle et ses enfants n’était plus possible. Elle espérait refaire sa vie ailleurs. Elle tentait sa chance du côté du Canada pour venir y rejoindre sa sœur.
Malheureusement, il semble que les peines afghanes vont se poursuivre encore trop longtemps.
Bien à vous.
Dominic