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Théo Angelopoulos – chapitre par chapitre
Du long entretien que Theo Angelopoulos nous accordait à Catherine Pappas et moi, pour Parole citoyenne en 2005, voici quelques idées maîtresses découpées par chapitres.
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Alexandre le Grand et la fin des utopies
« On est arrivé à la fin du siècle avec un goût amer », regrette le cinéaste. « Un siècle qui a pourtant commencé avec quelques promesses. »
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Dire la dictature
Ses premiers pas de cinéaste, Théo Angelopoulos les fait en Grèce pendant le Règne des Colonels (1967-1974). Reconstitution (1970) et Jours de 36 (1972) racontent la dictature, mais avec des silences et des insinuations.
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L’invitation à la fiction
Un jour, le cinéaste part en reportage pour un documentaire financé par la télévision nationale afin de documenter la nuit du nouvel an d’un soldat seul à la frontière. Ce séjour inspirera le titre et le contenu d’un long-métrage de fiction réalisé en 1990, Le pas suspendu de la cigogne.
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Heureux qui comme Ulysse
« Nous avons tous perdu dans cette histoire. », soupire-t-il.
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L’état du cinema
Réduit à sa simple fonction de spectacle, il [le cinéma] est le miroir d’une société sans politique et sans politicien. Mais il existe, malgré tout, des îlots de résistance : «Des gens, partout dans le monde, qui continuent à chanter. Peut-être sans savoir que leur voix est entendue par très peu de gens ici et là.»
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Et il termine cette discussion par ces magnifiques mots:
Les maux de notre époque
Tous les grands rêves de notre époque ont échoué, laissant derrière un vide immense. Il ne reste que les frontières pour en témoigner. Mais d’où viendra la nouvelle utopie ? « Par quels mots-clés pourrait-on faire vivre un nouveau rêve collectif ? » demande le personnage de Mastroiani dans Le pas suspendu de la cigogne. « Korfoula mou » répond Angelopoulos en reprenant les mots prononcés par le poète de L’Éternité et un jour.
Théo Angelopoulos – entretien et essai photo
C’est hier en fin de journée que j’ai appris la mort de Théo Angelopoulous. Décédé des suites d’un accident banal, le cinéma vient de perdre un très grand.
Triste fin.
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En 2005, j’ai eu la chance de rencontrer Théo Angelopoulos lors de l’un de ses nombreux passages à Montréal. Avec ma collègue et amie Catherine Pappas, nous avons réalisé un long entretien avec ce maître du cinéma pour le compte du Parole citoyenne de l’ONF.
Découpée en une dizaine de clips (voir Theo Angelopoulos – chapitre par chapitre), cette entrevue était accompagnée d’un essai photographique sur la Grèce du Nord que nous signons tous les deux ensembles, dont voici un court extrait – plus haut. (Je tenterai dans les prochains jours de publier l’ensemble des photographies.)
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Ce que nous publiions alors sur le site de Parole citoyenne :
Théo Angelopoulos est né à Athènes en 1935, entre dictature, exil et guerre civile. Terre natale de la tragédie, la Grèce devient son terrain privilégié. Un pays qu’il dépeint d’un bleu-gris glacial, noyé dans la pluie et le brouillard.
D’un film à l’autre, le cinéaste grec impose un style qui exige du spectateur une présence critique face au cinéma et face au monde. Il n’explique rien. Il montre, il raconte, il contemple. Le rythme de ses œuvres est mélancolique, lent et solennel. Face à un monde fragmenté et amnésique, Théo Angelopoulos résiste au travers du cinéma.
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Dans le Monde je cite l’article « Theo Angelopoulos, l’éternité et une nuit » de Jacques Mandelbaum
« […] Tout l’arsenal poétique d’Angelopoulous se précise ici. Le refus de l’héroïsation, la parcimonie du dialogue, le goût de l’épure et de la distanciation, de l’ellipse et de l’allégorie. S’il fallait retenir un mot-clé, ce serait celui de voyage.
Angelopoulos nous aura fait voyager comme personne, dans le temps et dans les paysages, à travers la matière et l’esprit. Il excelle, souvent dans un même mouvement de caméra, à convoquer des réalités et des époques différentes, à faire cohabiter le mythe et la réalité, le théâtre et l’Histoire, l’imaginaire et le politique.
[…] »
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Je vous réfère aussi à l’article « Theo Angelopoulos 1935-2012 – Le maître du brouillard s’est éclipsé » d’Odile Tremblay publié dans Le Devoir de ce matin.
Carnet de notes, Essais photographiques, Essais vidéo, Retour sur mon travail
En fin de semaine dernière
Un beau weekend comme les aime Corinne : ses grands-parents de St-Henri, près de Québec, sont venus à Montréal. Arrivés en fin de journée samedi, ils sont repartis le dimanche midi.
Comme nous, Corinne était bien contente de cette visite, elle qui adore la compagnie. Cela l’excite et l’amuse beaucoup.
Bien entendu, elle en a profité pour montrer son savoir-faire et de passer de longs moments dans les bras de la personne de son choix. Aussi, cela lui a permis de faire fi de certaines règles… et d’oublier un peu la routine.
Après leur départ, il a bien fallu la calmer pour une courte sieste d’après-midi.
Un beau weekend.
Montréal, janvier 2012
Hier en fin de journée, Corinne et moi sommes allés patiner au parc Lafontaine. Nous y rencontrions d’autres petites amies – comme quoi les 5 à 7 du jeudi ont bien changé (sic !).
Une température idéale pour le patin, autour de -10º C.
Assise dans son traineau, la petite en redemandait toujours : « ‘cor ! ‘core ! » Jusqu’à ce que j’y mette un terme, épuisé et en sueur.
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Montréal, janvier 2012. Je n’ai pris aucune résolution si ce n’est de mieux réussir à concilier ma condition de papa et de travailleur autonome qui nécessite d’être toujours à la recherche de contrat et à développer de nouveaux projets. Sur ce dernier point, je travaille à l’écriture d’une proposition de développement pour un documentaire que je dois déposer bientôt. Sinon, je regarde pour du boulot comme directeur de la photo ou cameraman et tente de relancer mon blogue.
H comme Haïti… ou plutôt quand je me rappelle le 12 janvier 2010
Je me souviens. Au moment du séisme de janvier 2010 à Port-au-Prince, j’étais dans ma chambre noire à Montréal. Je m’amusais à imprimer des photos quand la nouvelle est tombée. Michel Desautels de la radio de Radio-Canada l’annonçait brièvement, quelques minutes avant les informations de 17 h. On ne savait encore presque rien.
Ensuite, le déluge est arrivé : les médias se sont emparés de la catastrophe et en ont abusé.
Le lendemain, j’ai fermé la radio – un trop plein d’info et de répétition – pour me réfugier dans la lecture de Pays sans chapeau de Dany Laferrière que j’étais allé me procurer.
Ce jour-là s’est terminée par une question de ma copine : « Irais-tu si l’on te le demandait ? » « Je pense que oui, ai-je répondu après une courte hésitation, parce que je crois que c’est important de témoigner. »
24 heures plus tard, le Centre d’étude et de coopération internationale – CECI – me demandait de me joindre à une première équipe qui se rendait là-bas pour rendre compte de la situation et du travail déjà en cours par l’organisation.
L’équipe sur le terrain était composée de : Philippe Fehmiu à l’animation, Myriam Fehmiu au communications du Ceci, Benoit Aquin comme photographe, Jean-François Dumas à la prise de son et moi comme réalisateur et directeur de la photo en vidéo.
Pour la suite, je vous renvoie à mes entrées du moment.
Carnet de notes, Notes et réflexions d'après séisme, Retour sur mon travail
Archives personnelles, de N à Z
P comme Philippines
S comme Salvador…

Processus de paix: destruction des armes par les démobilisés de la guérilla sous supervision des Nations unies, , Guazapa. Salvador, 1992

Premières élections présidentielles, législatives et municipales après la guerre civile, San Salvador, Salvador, 1994.
et Sri Lanka
Je poursuivrai l’exercice avec des images non retenues pour la publication Introduction to International Development. Je complèterai les lettres manquantes telles que : B pour Brésil ; C pour Canada ; I pour Irak ; O pour Ouganda ; Y pour Yémen…
Archives personnelles, de F à M
G comme Guatemala
I comme Inde
M comme Malaisie…
et Mozambique
Archives personnelles, de A à E
A comme Afghanistan
E comme Espagne
Voici donc une première sélection d’archives personnelles, publiée dans Introduction to International Devlopment.
À suivre, de F à M.
Introduction to International Development – première édition
En 2009, pour la première édition de cet essai, je signais aussi, avec ma collègue Catherine Pappas, la page couverture avec une image tirée de notre projet Littoral (1997 – 2001), un documentaire photographique qui nous avait mené sur les côtes de l’Asie du Sud – Inde, Pakistan et Sri Lanka, du Canada et du Chili.
À l’intérieur on y retrouve aussi une bonne sélection des mes archives personnelles avec lesquelles je vous reviens dans les prochains jours.

































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