Archive

Archives de l'auteur

Havre-Aubert, Îles de la Madeleine

2 juillet 2009
Havre
Havre
Havre-Aubert, Îles de la Madeleine, Québec
Havre-Aubert, Îles de la Madeleine, Québec, 30 juin 2009

Carnet de notes , ,

Sauvons le documentaire !

23 juin 2009

Le regroupement « sauvonsledocumentaire.ca » a officiellemement lancé son action jeudi dernier lors d’une conférence de presse. Il faut agir parce que le gouvernement canadien met en péril le documentaire. Visitez le site www.sauvonsledocumentaire.ca et signez la pétition dans la section « Agissez »!

*

J’ai signé cette pétition parce que je crois en l’importance du documentaire et que je suis pour une production  indépendante de sujet et de traitement qui n’a pas à se conformer aux cotes d’écoute ou aux préoccupations de nos gouvernements et entreprises « culturelles »… pour une société ouverte, libre et démocratique.

Carnet de notes

Blogue et assiduité

21 juin 2009

Rimouski, septembre 2008
Rimouski, septembre 2008

Il n’est vraiment pas facile d’entretenir un blogue avec une bonne fréquence. Mes longs silences des derniers temps sont dus en grande partie au fait que je tente de compléter le scénario de « Quand le Sud monte au Nord », un exercice difficile qui m’empêche, en quelque sorte, d’écrire et même de lire autre chose. Cela est sans compter quelques autres projets sur lesquels je travaille, dont le webdocumentaire avec l’Office national du film — Onf — où je suis réalisateur et photographe. Vous verrez les premières séquences de ce documentaire interactif autour de la mi-août. Entre temps nous sommes une bonne équipe, d’un océan à l’autre, à suivre nos personnages sur fond de crise économique.

Dans les prochains jours je devrais me remettre un peu plus régulièrement à cet exercice d’écriture « blogue ». Parce qu’en plus de déposer d’ici peu une première version de mon scénario à mes producteurs — Virage devenu depuis Specta Virage Media –, je prends la route du Québec en direction des Îles-de-la-Madeleine. Une dizaine de jours de congé où j’en profiterai pour faire un peu de photographie… et continuer à travailler dans un décor de dunes, où de longues marches ponctueront la journée.

Carnet de notes, Projets en développement , , ,

Obama au Caire et quelques commentaires recueillis ici et là

7 juin 2009
Le Caire, Égypte, 1989
Le Caire, Égypte, 1989

La plupart des commentateurs s’entendent pour dire que le discours de Barack Obama, cette semaine au Caire était, pour le moins important, voire même certainement historique (lien vers le discours intégral en français).

Toutefois, comme le précise Gil Courtemanche dans son commentaire du Devoir de ce weekend, « Le président américain n’a annoncé rien de neuf. […] Ce qui est historique, ce sont le respect, l’ouverture et l’humilité dont il fait preuve. Ces trois qualités ont rarement fait partie de l’arsenal des Etats-Unis dans leur conduite des affaires mondiales. »

Je poursuis avec Alain Gresh du Monde diplomatique, et l’article qu’il publie aujourd’hui même sur son blogue :

« Incontestablement, le discours du président Barack Obama prononcé le 4 juin au Caire est important. Sa signification réelle, nous la mesurerons dans les prochains mois. Je voudrais ici simplement reprendre quelques réactions et analyses, qui vont de l’enthousiasme au scepticisme, de divers commentateurs et responsables arabes, israéliens et occidentaux. […] »

« Daniel Levy, sur son blog (projet conjoint de la New American Foundation et de The Century Foundation) fait dix remarques à chaud sur le discours, « 10 Comments on Obama in Cairo – Still Accumulating, Not Expending Capital ». Il fait dix commentaires dont je retiens les suivants (dans son introduction, Daniel Levy remarque que le président n’a pas prononcé le mot de terrorisme) :

• le discours marque l’acceptation du dialogue avec l’islam politique ; il trace une ligne de démarcation claire entre Al-Qaida et d’autres mouvements politiques, notamment le Hamas dont il affirme qu’il a un rôle à jouer dans l’avenir de la Palestine ;

• même si le discours est important, rien n’a été défini en termes d’analyse concrète ;

• le président a reconnu l’implication des Etats-Unis dans le coup d’Etat de 1953 en Iran (même s’il n’a pas présenté d’excuses) et il a affirmé le droit de l’Iran a l’énergie nucléaire pacifique ;

• il n’a eu aucun mot positif sur le président Moubarak et il a maintenu l’importance du droit des peuples à choisir librement leur gouvernement.

Le journaliste britannique Robert Fisk, qui avait publié le 2 juin un article très négatif sur le discours à venir du président dans le quotidien The independentMost Arabs know this speech will make little difference) », semble infléchir sa position le 5 juin dans son texte « Words that could heal wounds of centuries » :

« En l’écoutant, on se dit : Obama ne mentionne pas l’Irak, et ensuite il le fait (“une guerre choisie… nos troupes combattantes partiront”). On se dit il ne mentionne pas l’Afghanistan, et ensuite il le mentionne. » Bien sûr, le président américain omet plusieurs points, l’arme nucléaire israélienne ou la guerre israélienne contre Gaza. Et Robert Fisk de conclure :

« Un type intelligent, cet Obama. Ce n’était ni Gettysburg, ni Churchill, mais pas mal quand même. On peut seulement se rappeler les observations de Churchill, “les mots sont faciles et nombreux, les grandes actions sont difficiles et rares.” » […] »

Alain Gresh poursuit un peu plus loin :

« Helena Cobban, dont on connaît le blog « Just World News », était à Damas le jour du discours et elle a inteviewé Khaled Mechaal, le chef du bureau politique du Hamas (« US-MIDEAST : Hamas Leader to Obama : Deeds, Not Words »).

Mechaal : « Le discours était intelligemment écrit pour s’adresser au monde musulman et dans la manière dont il a montré du respect pour l’héritage musulman. Mais je pense que ce n’est pas suffisant. Ce dont on a besoin, ce sont des actes, des actes sur le terrain, un changement de politique.

(…) Pourquoi Obama est prêt à dialogue avec l’Iran sans conditions préalables, et pas avec nous. Obama utilise des mots nouveaux en partie différents de ce que nous avons entendu chez Bush, mais en aucun cas nous n’acceptons de préconditions. »

Le dirigeant du Hamas a affirmé qu’il était prêt à prendre un café avec George Mitchell, l’envoyé du président Obama qui doit se rendre dans la région ces jours-ci. Il a rappelé que Mitchell qui avait contribué à la paix en Irlande du Nord devait agir comme il l’avait fait là-bas, parler avec tout le monde, sans conditions préalables.

Enfin, un petit rappel historique, le discours que le président William Clinton avait prononcé à Gaza, le 14 décembre 1998, « Remarks by the president to the members of the palestinian national council and other palestinian organizations ». Le président américain y disait déjà aux Palestiniens : « Je connais les souffrances terribles qui ont résulté de la violence, de la séparation des familles, de la restriction dans la circulation des personnes et des biens. Je comprends votre préoccupation devant la colonisation, la confiscation des terres et la démolition des maisons. » Dix ans plus tard, les mêmes problèmes demeurent… »


***

Il reste donc au président américain à faire ses preuves en agissant. Car ce discours ne doit pas faire oublier la réalité sur le terrain. Pensons seulement à l’annonce faite par le premier ministre israélien de poursuivre la colonisation des territoires palestiniens en Cisjordanie au lendemain de sa première visite à Washington. Qu’a fait le président américain, lui qui se dit contre la poursuite de la colonisation ?

Alors que fera-t-il dans les prochains mois pour donner suite à ses belles paroles prononcées cette semaine ?

Carnet de notes , , , , ,

« Afghanistan and Canada »

7 juin 2009
Sarubi, sur la route de Jalalabad, Afghanistan, février 2004
Sarubi, sur la route de Jalalabad, Afghanistan, février 2004
Dans la province de Bamiyan, Afghanistan, octobre 2004
Dans la province de Bamiyan, Afghanistan, octobre 2004

Les éditions Black Rose Book viennent de publier “Afghanistan and Canada. Is there an Alternatives to the War” un recueil d’articles sous la direction de Lucia Kowaluk et Steven Staples. Un livre auquel j’ai participé avec une série de photographies tirée de mes différents voyages dans le pays entre les années 2003 et 2007.

(Je profite de ce blogue pour corriger deux des légendes qui accompagnent les photographies.)

Voici la table des matières :


Afghanistan and Canada
Is There An Alternative To The War?

Lucia Kowaluk and Steven Staples, editors

Canada has steadily increased its military involvement, but just what is the mission, and where might we end up next?


Table of Contents

Introduction by Lucia Kowaluk and Steven Staples, editors

Photographs essay by Dominic Morissette

THE CONTEXT

Canada in Afghanistan ‘a well-intentioned atrocity’ by Michael Neuman

War-fighting role in Afghanistan betrays Canadian Values by Murray Dobbin

Harper is Happy to turn Canada from Peacemaker to War-maker by Murray Dobbin

Putting an End to the ‘Great War for Civilization’ by D’Abord Solidaires

HISTORY and BACKGROUND

What is Canada Promoting in Afghanistan ? a brief history of its role by John W.Warnock

Afghanistan: Mirage of the Good War by Tariq Ali

Canada’s Role in the Occupation of Afghanistan by Echec a la Guerre

CURRENT SITUATION and CANADA’S ROLE

How much is this War Costing Canadians ? by Steven Staples

The Challenges to Aid: Humanitarian and Development work in the ‘War on Terror’ by Stephen Cornish

Afghan Torture Furor Shows How Canada Kowtows to the U.S. by Linda McQuaig

No Life Like It: The PR Battles of the Canadian Military by Ira Basen

Is the War in Afghanistan Legal? by Ligue des droits et libertes

Finally We Know Why Canada is War-fighting in Khandahar by Richard Preston

WOMEN’S QUESTION

The Role of Women in Building Afghan Society by Cheshmak Farhoumand-Sims

An Interview with Afghan MP Malalai Joya by Asad Ismi

A Visit to a Pashtun Village by Rosemary Whalley

GEO-POLITICS and ENERGY

Afghanistan as a Natural Gas Pipeline Route by John Foster

A Pipeline Through a Troubled Land: Afghanistan,Canada, and the New Great Energy Game by John Foster

WHAT CAN BE DONE?

What Has Happened to Canada’s Honourable Role as a Peace-Keeping Nation ? by A.Walter Dorn

Canada and the Crisis in Afghanistan by Pierre Beaudet

Afghanistan: a disastrous situation by Claude Castonguay

An Alternative to the Manley Preston by Richard Preston

Back to the ‘Peace’ in Peace-building: an old/new role for Canada by Peggy Mason

Biographies of Authors

Carnet de notes, Essais photographiques , ,

« Afghanistan and Canada » a photo essay

7 juin 2009

Kaboul, printemps 2005
Kaboul, printemps 2005

Je profite de la publication par les éditons Black Rose Book de « Afghanistan and Canada ». Is there an Alternatives to the War” pour mettre sur mon blogue quelques photographies de l’Afghanistan que je n’avais jamais mises en ligne. La plupart des autres photographies de l’essai publié sont comprises dans ma série « Chroniques afghanes » qui a déjà fait l’objet d’une exposition à Montréal et à Jakarta de même que quelques entrées sur mon blogue.

Je commence par Kaboul.


Vieux Kaboul, printemps 2009
Vieux Kaboul, printemps 2005
Kaboul, hiver 2003-2004
Kaboul, hiver 2003-2004
Kaboul, hiver 2005
Kaboul, hiver 2005
Classe de garçons au centre pur jeunes de la rues Ashiana, Kaboul, hiver 2004
Classe de garçons au centre pour jeunes de la rue Ashiana, Kaboul, hiver 2004
Classe de fillettes, au même centre pour enfants de la rue, Kaboul hiver 2004
Classe de fillettes, au même centre pour enfants de la rue, Kaboul hiver 2004

Carnet de notes, Essais photographiques , , ,

“Afghanistan and Canada” – Formation vidéo et photographie

7 juin 2009

Yunnus alors étudiant et militant, Kaboul, été 2004
Yunnus alors étudiant et militant, Kaboul, été 2004

Lors de mes premiers voyages en Afghanistan, j’ai eu la chance de faire, pour l’organisation Alternatives, de la formation en vidéo et en photographie auprès de jeunes. Pour la plupart d’anciens réfugiés au Pakistan ou en Iran, certains d’entre eux et d’entre elles découvraient Kaboul pour la première, comme moi. D’autres y revenaient après un trop long séjour à l’étranger pour fuir les différentes guerres.

Yunnus, un étudiant en science politique, alors militant d’une organisation étudiante à l’Université nationale de Kaboul, travaille aujourd’hui – au moment de mon dernier voyage du moins – pour une télévision privée afghane. Avec lui, j’ai eu la chance de parcourir la ville et de m’attarder à la problématique étudiante. Venus de partout au pays, ils doivent réussir leurs examens d’entrée. Seul un faible pourcentage passe cette étape. Parce que s’ils ne réussissent pas, certains retourneront dans leur village. Mais d’autres ne pourront parce que leur famille est trop pauvre, alors ils viendront grossir le rang des sans-emplois, déjà endémique dans la capitale.

Yunnus, Kaboul, été 2004
Yunnus, Kaboul, été 2004
Étudiants en attente des examens d'entrés, Kaboul, hiver 2004
Étudiants en attente des examens d’entrée, Kaboul, hiver 2004

Carnet de notes, Essais photographiques , , , ,

“Afghanistan and Canada” – La campagne présidentielle

7 juin 2009

Massouda Jalal, la seule candidate à la présidence afghane, Kaboul, été 2004
Massouda Jalal est la seule candidate à la présidence afghane,
Kaboul, été 2004
Mon équipe de jeunes lors de la campgane présidentielle, Awaz productiuon, Kaboul été 2004
Mon équipe de jeunes et un des dix-huit candidats lors de la campagne présidentielle, Awaz production, Kaboul, été 2004
Rallye de supporters pour le candidat à la présidence, le Général Dostum, Shiberghan, Afghanistan, été 2004
Rallye de supporters pour le candidat à la présidence le Général Dostum, Shiberghan, Afghanistan, été 2004

Au cours de l’été 2004, en plus de la formation vidéo, j’ai réalisé avec une petite équipe de jeunes, la campagne visuelle – vidéo et photographie – des dix-huit candidats à la présidence. Un travail hautement stimulant que j’ai fait avec des amis Afghans et Français de chez Awaz production.

Aujourd’hui, la plupart de ces jeunes travaillent toujours pour cette boite de production afghane à la réalisation d’émissions et de reportages pour la télévision nationale.

Carnet de notes, Essais photographiques , , , ,

« Favela Rising » au Drop in de Saint-Michel

28 mai 2009

 

Drop in dans le quartier de St-Michel, Montréal, 15 mai 2009
Drop in dans le quartier de St-Michel, Montréal, 15 mai 2009

 

Hier soir, je présentais aux jeunes du Drop in, le documentaire « Favela Rising » de Jeff Zimbalist et Matt Mochary. Le film relate l’historique du mouvement qu’est devenu Afro Reggae mais surtout trace le portrait d’Anderson l’un des chanteurs et leader du groupe.

L’aventure commence dans la favela de Vigario Geral à Rio de Janeiro en 1993, au lendemain d’un massacre de 21 personnes innocentes exécutées par la police militaire pour venger quatre des leurs. Les pionniers d’Afro Reggae ne pouvaient imaginer mettre sur pied une organisation qui allait rapidement franchir les frontières du quartier. Anderson, alors adolescent et déjà proche de la petite criminalité, c’est joint au groupe, après que son frère eut été l’une des victimes de la fusillade. Ainsi commence sa « guerre pour la paix » avec comme armes les mots, les rythmes, la dance et la culture.

Comme je l’ai souvent mentionné, depuis Afro Reggae s’exporte partout au Brésil et ailleurs dans le monde avec son band et sa philosophie de changements social par l’art.

Les jeunes du Drop in ont beaucoup aimé. Ils étaient une dizaine à regarder attentivement et à poser des questions ou faire des commentaires : « Mais est-ce de vraies armes ? », « Ah ! Mais c’est incroyable ! ». Et ils ont été émus par la fin.

Un documentaire qui nous fait vivre une histoire et de vraies émotions.

 

Projets en développement , , , , , ,

Le Drop in 18 – 30 de Saint-Michel à Montréal

28 mai 2009

 

James
James au Drop in de St-Michel, Montréal 15 mai 2009
Gregory au Drop in de St-Michel, Montréal 15 mai 2009
Gregory au Drop in de St-Michel, Montréal 15 mai 2009

 

Le Drop in de Saint-Michel a été fondé en 2004 et est né de la demande des jeunes adultes du quartier qui désiraient avoir un lieu pour se retrouver entre eux et pour pratiquer le breakdance, le chant et toutes autres activités liées à la culture hip-hop en général. « Les jeunes en avaient marre de ne pas savoir où aller, ma raconte Mai Tran, la jeune coordonnatrice. Il n’existait pas de lieux pour eux. Souvent, ils se retrouvaient à la station de métro où la police les harcelait et leur donnait des contraventions. Ce qui ne favorisait pas de bonnes relations. La nécessité de ce lieu est donc venue en partie de ce constat. »

Ce projet met donc à leur disposition des moyens pour aider à développer leur créativité. Bien entendu, le manque criant de ressource ralentit les ardeurs. Toutefois, la motivation des intervenants et le besoin des jeunes de se retrouver dans un lieu qui leur appartient sont plus déterminants que tout.

 

Projets en développement , , , ,