Le souk d’Erbil

Erbil, Irak, 6 novembre 2010
Marché couvert d’Erbil, Irak, 6 novembre 2010

Montréal – Je suis tout de même sorti… (voir l’entrée précédente.)

Mon dernier jour à Erbil, je suis retourné au souk — marché public en arabe, bazar en perse — le temps de quelques achats et photographies, d’un repas de brochettes au cœur du marché couvert et d’un thé…

La citadelle d’Erbil est construite sur une colline. Mais au dire de Mohammed, mon traducteur qui m’accompagne, cette colline est plutôt un amas de ruines d’anciennes civilisations et de forteresses. Un peu comme Troie ? lui demandais-je. Et pour preuve ? « Regarde ici et là, de vieilles briques ressortent du sol. »

Une trop courte recherche sur internet n’a pu me confirmer ces dires. Je trouve toutefois qu’Alexandre le Grand aurait gagné, ici même, une importante bataille contre les Perses. Comme quoi il est vrai que la fondation de cette ville remonte à des temps bien anciens.

Un quasi huis clos à Erbil

Hôtel Sunhills, Erbil, Irak, novembre 2010

Montréal – Je reprends ma Chronique d’Erbil, Irak, pour y mettre fin d’ici peu.

Pour ce voyage dans le nord de l’Irak, j’avais aussi apporté avec moi mon appareil photo moyen format – format carré, avec pellicule. Les deux derniers jours, je me suis amusé à faire quelques images : douze poses – un film seulement.

J’ai commencé par l’hôtel où j’ai passé la presque totalité de mon séjour : petit déjeuner, formation toute la journée, courte pause le midi pour un rapide repas à l’extérieur avec les participants, et quand il me restait de l’énergie je profitais de la tombée du jour pour sortir me trouver quelque chose à manger. Je ne me suis donc pas beaucoup promené. Le temps me manquait. D’ailleurs, la ville ne suscitait pas beaucoup d’intérêt et il n’en demeure pas moins que j’étais en Irak. Même si Erbil est considéré comme sécuritaire depuis des années, cela n’empêche pas qu’il faille être prudent. Je ne prends pas de risque inutile, à quoi cela servirait ?

Les six jours de formation se sont donc passés ici, à L’Hôtel Sunhills d’Erbil, entre ma chambre et la salle de conférence pas tellement photogénique.

Kirkouk, Mossoul, Facebook… et Corinne

Montréal – C’est plus tard dans la journée, après le départ des jeunes, en regardant les panneaux routiers dans la ville d’Erbil, dont celle que je publie dans l’entrée précédente, que le doute s’est installé. Comment Mossoul peut-il être sur le chemin de Bagdad quand les panneaux routiers indiquent deux directions différentes ? Je viens de vérifier sur une carte du pays et je trouve plutôt Kirkouk sur la route de la capitale. J’ai donc confondu deux noms devenus « familiers » depuis le début de la guerre.

Donc l’attentat de samedi qui a retardé le retour à Bagdad des participants de mon atelier, a eu lieu dans la ville de Kirkouk et non à Mossoul comme je l’écrivais.

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Grâce à nos amitiés sur Facebook, je vois que les jeunes sont arrivés à Bagdad. De nouvelles entrées le confirment et l’un d’eux vient de m’envoyer un message de quelques lignes traduites par les services de google…

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C’est donc avec émotion que j’ai retrouvé ma petite. Elle a grandit et son visage de nouveau-né se transforme. Dix jours seulement d’absence !

À mon arrivée dans la maison, Corinne et sa mère étaient parties faire des courses. Je les ai rencontrées sur la rue Jarry… La petite bien emmitouflée et endormie dans son pousse-pousse et Marie-Pierre qui pousse-poussait.

Le lendemain matin tôt, ce sont les sourires de ma petite qui m’ont réveillé. Une belle heure ensemble à s’amuser.