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Archives pour la catégorie ‘Images du quotidien’

Promenade, pluie, bain… et même AbitibiBowater

8 septembre 2010
Marie-Pierre et Corinne, 8 septembre 2010

Notre promenade matinale a bien failli être compromise par la pluie. Corinne et moi avons donc dû attendre un peu. Et avons bien failli l’écourter aussi à cause de la menace qui pesait. Alors, pour ne pas courir de risque, nous ne nous sommes pas éloignés de la maison. De petites rues en petites rues, je redécouvrais mon quartier ; la petite dormait, collée à moi.

Au retour, nous en avons profité pour la baigner un peu.

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Dans les pages économiques du Devoir de ce matin, on peut lire qu’AbitibiBowater « prévoit des centaines de millions de profits dès 2011 »et que les prochaines années seront encore mieux. Et que cela est bien entendu dû à la restructuration que ces dirigeants ont entreprise et pour laquelle ils auront d’importants bonus. Et au moment, les travailleurs de l’usine de Dolbeau auront terminé leur prestation d’assurance emploi.

Le 14 septembre qui vient, les actionnaires auront à se prononcer par vote sur le nouveau plan de restructuration de la compagnie. Je les invite donc à regarder l’essai photographie « La vie devant soi » que j’ai réalisé dans le cadre du projet PIB et surtout de lire le commentaire laissé par la fille du couple Dumais-Maltais.

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Hier, j’aurai pu intituler mon entrée « Promenade matinale… ou le rêve errant du révérend Smith » en clin d’œil à Abd Al Malik et l’une de ses chansons dont j’oublie le titre.

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Promenade matinale… ou le révérend Smith

7 septembre 2010
Parc Extension, Montréal, 7 septembre 2010

Tôt ce matin, c’est du côté du quartier Parc-Extension que je me suis promené avec Corinne bien installée dans son porte-bébé. Pendant ce temps, la maman tentait de récupérer de sa nuit.

Dans le parc Jarry, les adolescents allaient dans le sens contraire pour se rendre à l’école publique située de ce côté-ci de la voie ferrée. De l’autre, dans Parc-Extension, les rues étaient animées de tous ces bambins qui se dirigeaient vers leur école de quartier.

Je suis revenu après mes quarante-cinq minutes d’« autonomie » avec la petite.

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Il y a un an, hier, j’avais rendez-vous avec le révérend Smith pour qu’il me brosse un portrait de la ville d’Hamilton en Ontario. Nous avons commencé par le défilé de la fête du Travail : une manifestation annuelle en honneur aux travailleurs et en appui aux grévistes, dont les « lockoutés » de la U.S. Steel Canada que j’allais rencontrer le lendemain.

Ensuite le révérend m’a fait découvrir son Hamilton et ces quartiers du centre-ville dévastés par le manque d’emploi, la pauvreté et la désertion d’une certaine classe moyenne qui tourne le dos au centre pour se retrouver dans les grandes surfaces qui ceinturent la ville.

Hamilton est devenue, comme tant d’autres, une région au lourd passé industrielle qui se cherche une nouvelle vocation.

Mais est-ce que Dave Kurick que m’a présenté M. Smith, représente, avec ses idées, son idéalisme et ses ambitions, une piste de solution ?

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Lundi matin

6 septembre 2010
Marie-Pierre, parc Jarry, 6 août 2010

Nous commençons notre journée par une promenade au parc Jarry avec Corinne.

Je porte la petite. À mi-chemin, Marie-Pierre veut aussi la prendre.

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Dimanche, tôt

5 septembre 2010
Corinne, 5 septembre 2010

7h02: Corinne vient de terminer la tétée. Marie-Pierre est fatiguée et retourne se coucher. Corinne ne veut pas fermer les yeux. Je prends donc la relève.

La lumière du soleil commence à entrer dans l’appartement.

Je vois mon appareil photo qui traine sur la table et décide de tenter une « expérience » : saisir une photographie de ma petite, à bout de bras, avec un appareil à objectif fixe et sans autofocus ni exposition automatique. Bien entendu, les premières poses sont surexposées, les suivantes presque correctes : l’exposition étant la seule composante sur laquelle je peux intervenir. Le cadrage est approximatif, le foyer à sa distance minimum.

Pas très concluant… J’arrête, la petite va se réveiller.

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Au même moment, Joël Le Bigot, l’animateur du matin sur les ondes de Radio-Canada, annonce qu’ils parleront du photoreportage et les possibilités de retoucher les images, voire même de les modifier. Un débat qui n’est jamais terminé et toujours à refaire, en particulier en cette ère du tout numérique.

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Dans une prochaine entrée, je reviendrai sur cette question et tenterai d’exposer, en quelques mots, ma propre pratique de la photographie et des incontournables outils de corrections, i.e. Photoshop et autres.

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La canicule… ou « Mais que lit Stephen Harper ? »

3 septembre 2010
Corinne, 3 septembre 2010

La canicule qui sévit, est en train de nous rendre complètement amorphes. Les trois derniers jours, nous les avons passés chez mes parents, dans leur maison climatisée. Mais là nous sommes de retour en ville et avons « squatté » le sous-sol. Corinne et Marie-Pierre sont exténuées et dorment côte à côte, juste derrière mon bureau où j’écris ces lignes.

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Je connaissais le projet de l’auteur Yann Martel, d’envoyer un livre au Premier ministre Steven Harper, tous les quinze jours. De ces suggestions de lectures accompagnées d’une correspondance à sens unique, Martel a publié Mais que lit Steven Harper et anime aussi un site internet.

Si de ce projet il en résultait qu’une liste d’ouvrages à lire, une « bibliothèque idéale », cela serait déjà intéressant. Mais le résultat va bien au delà. Tout au long de la correspondance qui accompagne chaque envoi, l’auteur explique le pourquoi de son choix, mais mieux encore, il nous entretient sur le pourquoi de la littérature en particulier, des arts en général en prenant exemple du livre qu’il envoie. Une sorte de Lettres à un jeune poète de Rainer Maria Rilke en défense à la littérature et aux arts. Un domaine que Steven Harper, son gouvernement conservateur et bien d’autres trouvent inutile et contre-productif !

D’ailleurs avec la nouvelle saison d’automne qui commence à la radio de Radio-Canada, je vais m’ennuyer des chroniques estivales et hebdomadaires de Dany Laferrière à l’émission du matin où la littérature était souvent à l’honneur. Ses chroniques, tout comme ses livres, m’ont toujours donné envie de lire encore davantage.

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Paisible Corinne

1 septembre 2010
9h40
21h50, samedi 28 août

Samedi 28 août, à la maison, le matin et douze heures plus tard : la petite est paisible. C’est magnifique de la regarder dormir. Éveillée aussi d’ailleurs, avec ses petits yeux curieux qui cherchent le bruit, parfois la lumière.

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Je n’ai toujours pas commencé à beaucoup photographier Corinne. Je profite de l’ensemble des moments qui passent pour les vivre. Mais aussi, j’ai besoin de toute mon énergie pour suffire à la tâche…

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Dans les bras…

30 août 2010
Corinne, 25 août 2010

… de sa mère, moins d’une journée et demi après sa naissance.

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Ça y est, elle est arrivée !

30 août 2010
Corinne, 20h04, 23 août 2010, Hôpital Saint-Luc, Montréal

… et elle s’appelle Corinne.

Je vous en ai parlé, vous l’ai annoncé et en ai fait allusion à quelques reprises lors de mes entrées précédentes. Mais là, c’est vrai, elle est bien présente, et ce, depuis lundi soir dernier autour de 19 h 40.

Une semaine ce soir !

Elle est petite, mais oh combien présente !

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Une toute première photographie : Corinne sur le sein de sa mère, à peine quelques vingt minutes après l’accouchement…

À suivre.

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Dimanche matin… ou réflexion sur une certaine démarche en documentaire

22 août 2010
La Plaza Saint-Hubert, Montréal, 22 août 2010

Comme chaque matin, je me promène un peu sur le net, « feuillette » mes quotidiens favoris, ainsi que quelques blogues que je suis distraitement et suis tombé sur cette critique d’un documentaire.

D’après l’article « Le documentaire qu’il faut voir » d’Isabelle Regnier dans Le Monde, Qu’ils reposent en révolte (des figures de guerre), de Sylvain George, « apporte tout à la fois une nouveauté dans le genre, et impose son sujet avec la force d’une déflagration. […]

Le film, construit comme une succession de blocs d’action, fait l’effet d’une improvisation de jazz filmique, sur ce que serait la vie de ces gens à Calais. « Pas tout à fait vivant, pas tout à fait mort, pas tout à fait humain, pas tout à fait animal… Entre les deux », commente un de ces migrants, en riant. C’est l’intelligence de l’auteur, que d’avoir restitué aux hommes filmés l’humanité dont les politiques d’immigration œuvrent à les déposséder. […] »

Mais c’est surtout sur le point suivant que je voulais attirer votre attention : le temps nécessaire et indispensable à la création de liens de confiance avec les gens dont on veut faire le « portrait », en tirer un documentaire. Je poursuis avec l’article de Regnier :

« Le point de vue de Sylvain George résulte de sa démarche : il passe peut-être plus de temps la caméra éteinte qu’allumée. « Je suis persuadé qu’un grand film se mesure aussi à l’aune des images qu’on n’a pas tournées », soutient-il. C’est de cette proximité acquise avec ses personnages, de la confiance qu’il a obtenue, que vient la richesse de son film, sa vérité, sa densité. […] » [C’est moi qui souligne.]

Aurons-nous la chance de voir ce film à Montréal et de rencontrer son réalisateur ?

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Samedi après-midi

21 août 2010
Rue Jarry, Montréal, 21 août 2010

Aujourd’hui n’était pas une « journée à photographies » : une petite pluie à peine dérangeante et même pas photogénique est tombée sur Montréal.

Lectures, travail et pause ont donc ponctué ma journée.

Demain on annonce encore de la pluie.

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