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Archives pour la catégorie ‘Projets en développement’

Arrivée en Ouganda

10 août 2009

 

Entebbe, Ouganda, 7 août 2009
Entebbe, Ouganda, 7 août 2009
Kampala, Ouganda, 7 août 2009
Kampala, Ouganda, 7 août 2009

 

Hôpital Lacor, Gulu – Vendredi matin, à notre descente de l’avion à Entebbe sur les rives du Lac Victoria en Ouganda, une pluie aussi forte qu’inusitée nous accueillait. Et du côté de Kampala, à moins d’une heure de route, elle se fait attendre depuis quelques semaines.

Nous n’aurons pas la chance de beaucoup voir la ville parce que nous devons rependre la route le lendemain pour le Nord. Cela est sans compter que nous avons beaucoup d’heures de sommeil à reprendre. Partis mercredi en soirée de Montréal, nous sommes arrivés ici, vendredi matin, c’est-à-dire après un peu plus d’une trentaine d’heures d’attente et de vol.

Nous devons toutefois profiter de ce court passage dans la capitale pour demander une accréditation officielle pour la presse étrangère. Comme je serai appelé à tourner à l’extérieur de l’Hôpital Lacor, on me demande de ne pas prendre de chance avec les autorités. Quelques minutes suffiront pour avoir le document.

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« Quand le Sud monte au Nord »

4 août 2009
Exposition
Exposition de Gabor Szilasi, Musée des arts de Joliette,
dimanche 2 août 2009

Ça y est, c’est aujourd’hui que je dépose mon scénario de documentaire « Quand le Sud monte au Nord » aux institutions de financement avec les productions Spectra Virage Media.

Il nous reste à savoir si le film verra le jour… Bien entendu, pour ce genre de projet qui se passe sur trois continents (Amérique du Sud, du Nord et Europe), nous sommes tributaires du financement. Et par les temps qui courent, on coupe beaucoup – voir le site de « Sauvons le documentaire ». Mais cela est une autre histoire…

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En renversant les schémas de développement traditionnels, Quand le Sud monte au Nord fait surgir une interrogation : et si certaines pistes de solutions aux problèmes qui touchent l’Occident venaient justement des expériences nées dans les pays du Sud ?

Le documentaire donne à voir une méthode d’intervention sociale basée sur la création et l’engagement. Issu des favelas de Rio de Janeiro, cette expérience fait désormais des disciples en Europe et sert d’exemple et de modèle à nos sociétés du Nord aux prises avec une marginalisation grandissante d’importantes franges de la société.

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« L’éloquence du quotidien », le titre de l’exposition du photographe Gabor Szilasi en dit déjà beaucoup sur la beauté du travail présenté. C’est plus de cinquante années de photographies de sa Hongrie natale, mais surtout de Montréal et du Québec rural.

Magnifique!

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Dar es Salaam, Tanzanie

29 juillet 2009

Dar es Salaam, Tanzanie, février-mars 1990
Dar es Salaam, Tanzanie, février-mars 1990

C’est la seule photographie qui résistera à l’impact du temps (les autres resteront dans le classeur).

Il faut dire qu’à l’époque je n’en faisais pas beaucoup. Toutefois, c’est ce voyage qui aura été décisif dans mon choix d’y revenir et de mettre mes cours en sciences politiques en veilleuses… cours que j’ai terminés plus tard, entre différents projets.

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Février – Mars 1990 – De Dar es Salaam, nous avons repris le train – seconde classe cette fois-ci ! – pour Kigoma sur le Lac Tanganyika. Trois jours trois nuits dans un train plus souvent arrêté qu’en marche. Ensuite, pour nous rendre à Bujumbura au Burundi, nous avons traversé le lac dans la cale d’un bateau. Une nuit sans sommeille qui nous a semblé interminable.

Cette année-là, c’est dans la capitale burundaise que j’ai fêté mon anniversaire avec des gens tout juste rencontrés. 23 ans. Belle soirée de grillades et de bières dans les rues du quartier Mbwiza au rythme de la musique zaïroise – devenu depuis, le Congo.

Le voyage tire à sa fin et la fatigue se fait sentir. Nous poursuivons notre route vers Kigali au Rwanda et en profiterons pour aller visiter le Parc National des volcans et ses grands gorilles avant de nous rendre à Kampala, en Ouganda, sur le chemin du retour.

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Le Kenya et mes premiers pas en Afrique

27 juillet 2009

Dans la région de Maralal, Kenya, 1990
Dans la région de Maralal, Kenya, 1990
Lac Baringo, Kenya, 1990
Lac Baringo, Kenya, 1990
Maralal, Kenya, 1990
Maralal, Kenya, 1990


En préparation de prochain séjour de recherche en Ouganda, dont le départ est prévu dans une dizaine de  jours, je reviens sur quelques souvenirs de mon premier voyage en Afrique.

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Nous sommes en janvier et février 1990. C’est avec un budget de crève-la-faim que je poursuis ce voyage de six mois, commencé en Europe et en Égypte. Avec sept à huit dollars américains par jour pour deux personnes, nous devions nous loger, nous nourrir et nous déplacer…

Nous aurons ainsi réussi à nous rendre à Kisumu, sur le lac Victoria où il régnait une chaleur insupportable pour continuons notre route vers le centre à Nakuru et Maralal plus au Nord, pour revenir à Nairobi.

De là, nous sommes partis vers Arusha en Tanzanie pour prendre le train de troisième classe en direction de Dar es Salaam la capitale. Je n’ai plus jamais repris de troisième classe dans ce pays !

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Ouganda, prise deux !

20 juillet 2009

C’est au printemps de 1990 que j’ai mis les pieds pour la première fois en Ouganda. Nous étions, ma copine de l’époque et moi, épuisés de nos presque six mois de voyage en Afrique, sans argent et surtout craintifs de devoir traverser ce pays. Sur la route qui mène du Rwanda à Kampala, j’y voyais mes premiers tanks détruits, laissés à l’abandon. À cette époque, la guerre civile faisait encore rage dans le Nord et le Sud en sortait tout juste.

Alors si ma mémoire est bonne, nous avions séjourné à Kampala, une nuit, le temps d’attendre le prochain autobus pour la frontière du Kenya, sur le chemin du retour à Montréal.

De ce trop court passage dans la capitale ougandaise, je n’ai pas de photographies. Toutefois, je reviendrai avec une sélection de quelques images de ce premier voyage en Afrique, soit au Kenya, en Tanzanie, au Burundi, au Rwanda, en Ouganda et qui avait commencé en Égypte.

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Au cours du mois d’août, c’est un nouveau projet qui me ramènera dans la région. Cette fois-ci, j’y serai pour un séjour de trois semaines à l’Hôpital Lacor, près de Gulu dans le Nord du pays, pour un travail de recherche en prévision de la réalisation d’un documentaire. Je tenterai de reconstituer l’engagement de Lucille Teasdale et son mari Piero Corti au Lacor, mais surtout de documenter l’héritage qu’ont laissé ce couple de médecins : de petit hôpital de brosse, il y a cinquante ans, l’hôpital est un exemple en Afrique, de standard, de persévérance et même de formations. En plus de l’hôpital proprement dit et de trois centres satellites de santé de proximité, le Lacor comprend une école de soins infirmiers et est devenu un lieu de formation et de stage pour les étudiants en terminal des facultés de médecine des universités ougandaises.

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C’est avec les productions Fraioli Films, en collaboration avec InformAction qui a produit « Chroniques afghanes » que je travaillerai sur ce projet de documentaire dont le titre de travail est « Urgence en brousse ».

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Sites de référence :

La Fondation Teasdale-Corti

Hôpital Lacor

InformAction

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Le « Drop in » en spectacle

13 juillet 2009
Affiche du spectacle
Affiche du spectacle

Le Drop in 18 – 30 de Saint-Michel organise pour une troisième année, un spectacle où les jeunes sont invités à monter sur scène pour y performer. Une chance que plusieurs ne veulent manquer.

Voici un extrait du texte qui accompagne l’invitation :

« Au printemps 2007, la police du quartier émit des craintes concernant la possibilité d’une recrudescence des activités reliées aux gangs de rue et à la prostitution dans le secteur du parc Ovila-Légaré [dans le quartier Saint-Michel à Montréal]. Ces inquiétudes ont poussé les organismes œuvrant dans le secteur à mettre en place un projet estival permettant aux citoyens de se réapproprier leur parc, de développer un sentiment d’appartenance à leur communauté et surtout, d’encourager la participation et l’implication des jeunes à risque d’adhérer aux gangs de rue dans des activités leur permettant de se faire valoir et de développer leur estime de soi.

« Le projet fut un si grand succès qu’une deuxième édition a été organisée en 2008. La participation croissante des adolescents aux activités ainsi que la réappropriation du parc Ovila-Légaré par les résidants les deux derniers étés ont démontré la pertinence et l’importance d’organiser de telles activités dans le secteur. »

Le 25 juillet aura donc lieux le spectacle de musique hip-hop créé par et pour des jeunes, de même que le lancement de la programmation estivale, un tournoi de basket-ball et une fête familiale dans le parc Ovila-Légaré.

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Blogue et assiduité

21 juin 2009

Rimouski, septembre 2008
Rimouski, septembre 2008

Il n’est vraiment pas facile d’entretenir un blogue avec une bonne fréquence. Mes longs silences des derniers temps sont dus en grande partie au fait que je tente de compléter le scénario de « Quand le Sud monte au Nord », un exercice difficile qui m’empêche, en quelque sorte, d’écrire et même de lire autre chose. Cela est sans compter quelques autres projets sur lesquels je travaille, dont le webdocumentaire avec l’Office national du film — Onf — où je suis réalisateur et photographe. Vous verrez les premières séquences de ce documentaire interactif autour de la mi-août. Entre temps nous sommes une bonne équipe, d’un océan à l’autre, à suivre nos personnages sur fond de crise économique.

Dans les prochains jours je devrais me remettre un peu plus régulièrement à cet exercice d’écriture « blogue ». Parce qu’en plus de déposer d’ici peu une première version de mon scénario à mes producteurs — Virage devenu depuis Specta Virage Media –, je prends la route du Québec en direction des Îles-de-la-Madeleine. Une dizaine de jours de congé où j’en profiterai pour faire un peu de photographie… et continuer à travailler dans un décor de dunes, où de longues marches ponctueront la journée.

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« Favela Rising » au Drop in de Saint-Michel

28 mai 2009

 

Drop in dans le quartier de St-Michel, Montréal, 15 mai 2009
Drop in dans le quartier de St-Michel, Montréal, 15 mai 2009

 

Hier soir, je présentais aux jeunes du Drop in, le documentaire « Favela Rising » de Jeff Zimbalist et Matt Mochary. Le film relate l’historique du mouvement qu’est devenu Afro Reggae mais surtout trace le portrait d’Anderson l’un des chanteurs et leader du groupe.

L’aventure commence dans la favela de Vigario Geral à Rio de Janeiro en 1993, au lendemain d’un massacre de 21 personnes innocentes exécutées par la police militaire pour venger quatre des leurs. Les pionniers d’Afro Reggae ne pouvaient imaginer mettre sur pied une organisation qui allait rapidement franchir les frontières du quartier. Anderson, alors adolescent et déjà proche de la petite criminalité, c’est joint au groupe, après que son frère eut été l’une des victimes de la fusillade. Ainsi commence sa « guerre pour la paix » avec comme armes les mots, les rythmes, la dance et la culture.

Comme je l’ai souvent mentionné, depuis Afro Reggae s’exporte partout au Brésil et ailleurs dans le monde avec son band et sa philosophie de changements social par l’art.

Les jeunes du Drop in ont beaucoup aimé. Ils étaient une dizaine à regarder attentivement et à poser des questions ou faire des commentaires : « Mais est-ce de vraies armes ? », « Ah ! Mais c’est incroyable ! ». Et ils ont été émus par la fin.

Un documentaire qui nous fait vivre une histoire et de vraies émotions.

 

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Le Drop in 18 – 30 de Saint-Michel à Montréal

28 mai 2009

 

James
James au Drop in de St-Michel, Montréal 15 mai 2009
Gregory au Drop in de St-Michel, Montréal 15 mai 2009
Gregory au Drop in de St-Michel, Montréal 15 mai 2009

 

Le Drop in de Saint-Michel a été fondé en 2004 et est né de la demande des jeunes adultes du quartier qui désiraient avoir un lieu pour se retrouver entre eux et pour pratiquer le breakdance, le chant et toutes autres activités liées à la culture hip-hop en général. « Les jeunes en avaient marre de ne pas savoir où aller, ma raconte Mai Tran, la jeune coordonnatrice. Il n’existait pas de lieux pour eux. Souvent, ils se retrouvaient à la station de métro où la police les harcelait et leur donnait des contraventions. Ce qui ne favorisait pas de bonnes relations. La nécessité de ce lieu est donc venue en partie de ce constat. »

Ce projet met donc à leur disposition des moyens pour aider à développer leur créativité. Bien entendu, le manque criant de ressource ralentit les ardeurs. Toutefois, la motivation des intervenants et le besoin des jeunes de se retrouver dans un lieu qui leur appartient sont plus déterminants que tout.

 

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Quand Afro Reggae et le Bad Taste Cru discutent ensemble

27 mai 2009

Je reviens un peu en arrière, soit au moment de mon voyage de recherche à Newcastle en Angleterre, pour le projet « Quand le Sud monte au Nord ».

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La veille de la fin des ateliers et du départ de Juniho le percussionniste et de Beto le chorégraphe d’Afro Reggae, Paul Heritage du People’s Project Palace organise une discussion d’échange et d’organisation entre eux et quelques « Breakdancers » du Bad Taste Cru en prévision de la prochaine visite des Brésiliens en octobre 2009.

Ils interviennent à tour de rôle et Paul traduit dans les deux langues. Juniho : « Quand je vois des gens comme vous [les membres du Bad Taste Cru] je me dis que la solution n’est pas Afro Reggae et nos ateliers. Non, la solution c’est vous. En fait, nous apprenons nous aussi, peut-être autant que vous. C’est ça qui est super dans ces échanges. Nous partageons une même vision et une même approche de l’art. Que nous soyons blanc, noirs, jaunes même rouges, nous sommes tous humains. »

À cela l’un des jeunes répond : « Il est vrai que nous partageons la même passion. C’est ce que nous avons découvert cette semaine avec vous. Malgré les différences apparentes, nous sommes tous semblables. »

Ils conviennent ensemble que la prochaine session d’ateliers qui aura lieu en octobre prochain devra porter d’avantage sur la création collective que sur une série d’ateliers animée par les membre d’Afro Reggae.

Donc Afro Reggae, ses percussionnistes et son chorégraphe travailleront en collaboration avec le Bad Taste Cru et ses « streetdancers », quatre heures par jour, à la création d’une performance.

Et si « Quand le Sud monte au Nord » prenait prétexte de cette création Sud-Nord et de ces rencontres et échanges entre les deux groupes pour donner à voir le pouvoir de la création ?

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