« Pourquoi pas Haïti ? », documentaire, 52 min

Quartier de Bel Air, Port-au-Prince, Haïti, juin 2010

Ce film est une sorte de remake de Pourquoi Haïti ?, le grand reportage de Judith Jasmin tourné en 1959. Nous sommes retournés sur les lieux visités par Mme Jasmin, à la recherche des gens qu’elle avait interviewés à l’époque. Nous avons retrouvé quatre des personnages principaux de 1959 avec lesquels nous avons poursuivi la discussion, là où Judith Jasmin l’avait laissée. Comme elle, nous sommes allés aussi rencontrer des paysannes qui vendent leurs produits au marché, des chômeurs qui jouent aux dominos et un coiffeur qui peine à joindre les deux bouts.

Un dur constat : Haïti a reculé depuis 50 ans. Ce constat fait, nous avons essayé de cerner l’âme haïtienne dans le but de comprendre les raisons de ce recul et nous avons cherché à dégager des pistes de solutions pour l’avenir.

La version 43 min de Pourquoi pas Haïti ? sera diffusé sur les ondes de RDI le lundi 10 janvier qui vient.

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Au générique

Idée originale
Réal Barnabé

Scénario
Jocelyn Barnabé
Réal Barnabé

Réalisation
Dominic Morissette
Réal Barnabé

Directeur de la photographie
Dominic Morissette

Preneur de son
Sylvain Vary

Monteuse
Natalie Lamoureux

Narration
Dominic Morissette
Yves Bisaillon
Natalie Lamoureux
Réal Barnabé

Producteurs
Yves Bisaillon
Jacques W. Lina

Une production
Orbi XXI

Erbil, « Ciels » et « Pourquoi pas Haïti ? »

Natalie Lamoureux en salle de montage, 28 octobre 2010

Ce soir, je m’envole vers Erbil, dans le Kurdistan irakien pour y donner une session de formation sur la vidéo documentaire légère. Une dizaine de jours.

J’aime faire ces ateliers. Cela m’oblige, entre autres, à réfléchir sur mon travail, sur ma propre démarche. Cela me permet aussi de découvrir de nouvelles réalités. C’est comme ça que j’ai connu Kaboul et l’Afghanistan de même que Taez et le Yémen.

Demain commence donc un nouveau voyage.

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Pour m’accompagner sur la route d’Erbil, j’apporte le dernier livre du quatuor de Wajdi Mouawad, Ciels. Il y a quelques semaines, j’ai repris la lecture de Littoral, lecture interrompue au moment de son achat il y a quelques années. Les notes écrites sur la première page me rappellent que j’allais commencer le tournage de Chroniques afghanes et que j’étais à définir mes personnages.

Donc j’ai commencé par reprendre du début la lecture de Littoral. Ensuite, j’ai immédiatement enchaîné avec Incendies qui m’a totalement bouleversé. Je me rappelle : les bras m’ont tombé. Ma copine allaitait près de moi, la petite était calme, un dimanche matin. Le jour même, je me procurais le troisième livre Forêts. Et là, je me garde Ciels pour l’avion. Ciels que j’ai vu au théâtre au printemps dernier.

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prend une autre tournure. La narration avance à bon train, donne le ton au film et en a même influencé le changement de titre. Pourquoi pas Haïti ? remplace le titre de travail avec lequel je n’étais pas toujours à l’aise.

À mon retour d’Irak, je reprendrai le montage avec Natalie, il nous reste encore une bonne semaine.

Le temps file…

Le temps file : un cliché, je sais. Mais il est tout de même vrai que le temps file… Heureusement que j’ai ma petite Corinne. Le 23, dans quelques jours, elle aura deux mois. Depuis, presque tous les jours je prends une marche avec elle. Beau temps mauvais temps.

Comme aujourd’hui. 16h15 : déjà, la lumière chaude d’automne est rasante. Le vent est un peu grand, dans l’espace ouvert du parc Jarry. Chaque fois que je tourne dans une autre direction, je vérifie que la petite est bien couverte dans son landau.

Avec mon lecteur mp3, je marche lentement. Je tente d’évacuer le stress.

Généralement, je commence mes journées par une promenade avec ma petite. Un beau moment. J’aime les matins. Mon premier café, un livre, le journal. À cela, s’ajoute maintenant Corinne qui est bien en forme avec ses sourires qui se font de plus en plus précis et mieux dirigés. Encore quelques jours de patience pour le papa que je suis. Une petite heure, où la maman en profite pour récupérer de la nuit.

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Ces jours-ci je peine sur le montage du film que j’ai tourné en Haïti en juin dernier. Comme toujours il manque certaines choses ; mais là, c’est sur la narration que nous butons. Un exercice parfois difficile. D’ailleurs, je me souviens des efforts que cela avait nécessités pour Chroniques afghanes.

Nous arrêtons donc le travail en salle de montage proprement dit pour avancer le texte. Quelques jours de « pause » sont nécessaires et seront certainement bénéfiques. Quelques jours d’écriture.

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De plus, dans moins de deux semaines, je partirai à Erbil, en Irak, pour y donner une session de formation. Un petit dix jours que je risque de trouver bien long, loin de ma petite, de ses sourires, de nos marches. De ma copine aussi.

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J’ai hâte à demain, fin de journée, pour une autre promenade avec Corinne. Nous irons, comme tous les jours, dans le parc Jarry voir les canards.