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Articles taggués ‘Afghanistan’

Archives personnelles, de A à E

6 janvier 2012

A comme Afghanistan

Élections présidentielles, Bamiyan, 9 octobre 2004

Élections présidentielles, Village de Shahidan (Bamiyan), 9 octobre 2004

Ateliers de formation à la vidéo, Yunnus, Kaboul, été 2004

Entraînement de l'armée afghane, Kaboul, printemps 2004

E comme Espagne

Soldats espagnols affairés au nettoyage de la marée moire, Panches, Espagne, janvier 2003

Volontaires espagnoles et étrangers sur la côte d'O'Pindo, Galice, Espagne, janvier 2003

Voici donc une première sélection d’archives personnelles, publiée dans Introduction to International Devlopment.

À suivre, de F à M.

 

Carnet de notes, Retour sur mon travail , , , , , , , , ,

«Le magicien de Kaboul» sur les ondes de Radio-Canada

5 janvier 2011
Affiche du film «Le magicien de Kaboul»

Le documentaire Le magicien de Kaboul d’un ami et collègue Philippe Baylaucq sera diffusé demain jeudi sur les ondes de Radio-Canada à 20 heures. Un film auquel  j’ai participé comme directeur de la photographie à Kaboul.

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Le magicien de Kaboul, un  film de Philippe Baylaucq

«En 2001, Haruhiro Shiratori perd son fils unique dans l’effondrement des tours du World Trade Center. Au lieu de s’enfermer dans la douleur, il choisit d’aller à la rencontre du peuple afghan et de lui venir en aide, afin que de tels attentats ne se reproduisent plus. Philippe Baylaucq a filmé – pendant plus de quatre ans et sur trois continents – la quête de ce Don Quichotte japonais qui rêve de construire un centre culturel pour les enfants de Kaboul.

Partout où on l’invite, Shiratori évoque le drame des enfants afghans. Il prêche, convainc, récolte des fonds sans relâche avec une détermination qui force l’admiration. À travers cette quête humaniste parsemée d’embûches, on découvre le voyage initiatique de ce père qui, en brisant le cycle de la violence, tente de se réconcilier avec son fils décédé.»

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Bernard Perusse – The Gazette

« Un beau film »
Odile Tremblay – Le Devoir

« Le magicien de Kaboul est un très beau film, qui ne sombre jamais dans le sensationnalisme ou le mélodramatique. »
Sophie Bernard – Le Lien Audiovisuel

« …bouleversant… »
Martin Gignac – Ici

« Un message d’espoir qui ne laissera personne indifférent »
Cinema Montréal

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Erbil : troisième jour

1 novembre 2010
Erbil, 1er novembre 2010

Erbil, Irak – L’atelier prend son rythme : au deuxième jour de six, nous avons commencé à travailler avec la caméra. Deux caméras, deux équipes. L’une est restée avec moi pour regarder certains détails techniques. Les membres de l’autre équipe filment la formation en cours. Ils ne doivent pas oublier les « establishing shots » et les différentes valeurs de plans, penser à la règle des tiers, faire le foyer et l’exposition et suivre l’« action » avec le microphone monté sur la perche. Aussi, ils doivent terminer avec une courte entrevue avec le regard dans la bonne direction. Une demi-heure chaque équipe, ensuite nous avons visionné.

Demain, nous poursuivons avec une introduction au montage avec Final Cut Pro… Un défi !

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Depuis que je mentionne ce projet de formation en Irak, j’ai toujours oublié d’écrire que c’est avec Alternatives que je fais ce travail. Un peu comme en Afghanistan en 2003 – 04.

Carnet de notes, Chronique d'Erbil, Irak , , , ,

Chronique de voyages en Afghanistan

19 septembre 2010
Village de Shahidan (Bamiyan), 9 octobre 2004

Je profite des élections législatives d’hier en Afghanistan pour vous présenter à nouveau mes premières réalisations « afghanes » et quelques résultats d’ateliers, regroupés dans le dossier multimédia « Chroniques afghanes » sur le site de Parole citoyenne.

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Je suis arrivé à Kaboul, la première fois, en décembre 2003 pour y donner de la formation en vidéo et en photographie pour l’ONG montréalaise Alternatives, auprès d’une organisation non gouvernementale afghane – Afghan Peace and Democraty Act — APDA. Ce voyage qui devait être de quatre semaines s’est prolongé à près de trois mois. D’ailleurs, il ne m’aura fallu qu’une courte pause à Montréal pour revenir à Kaboul pour un second séjour où j’ai travaillé avec une équipe afghane à la production de bandes vidéo, pour la télévision nationale, des 18 candidats aux premières élections présidentielles d’octobre 2004. Nous étions dans un autre contexte que celui qui se déroule actuellement.

De ces deux premiers séjours, l’idée de réaliser un documentaire qui allait devenir Chroniques afghanes, émergeait.

En février 2005, je suis donc retourné à Kaboul pour poursuivre mon engagement auprès des jeunes Afghans et commencer ma recherche en prévision d’un scénario de documentaire.

C’est un an plus tard, en janvier 2006, que le tournage d’une dizaine de semaines débutait. À ce moment, la sécurité n’était déjà plus ce qu’elle avait été lors de mes premiers voyages ; mais cela n’a rien à voir avec ce qu’elle deviendra au moment de mes voyages suivants.

Au mois d’août 2006, j’ai eu l’occasion de retourner dans ce pays comme directeur de la photographie pour le film de Patricio Henriquez, Sous la cagoule, voyage au bout de la torture. Ce court passage m’a aussi permis de terminer mon propre film Chroniques afghanes.

C’est à l’automne 2007 que je suis retourné une dernière fois en Afghanistan. C’est à titre de coréalisateur et directeur de la photographie que CBC et Radio-Canada m’ont envoyé pour une émission spéciale de deux heures – Afghanistan entre l’espoir et la peur.

Déjà, les choses allaient de mal en pis.

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Afghanistan: la première élections présidentielle : une courte vidéo tournée à Bamiyan.

Chroniques afghanes, l’expo photos : une sélections de quelques photographies.

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« Sous la cagoule… » finaliste et « PIB » nominé aux prix Gémeaux

19 juin 2010
Affiche de film « Sous la cagoule… »

Port-au-Prince – J’apprend que le film de Patricio Henriquez, « Sous la cagoule, voyage au bout de la torture » dont j’ai fait une parti de la direction photo (Afghanistan, Guatemala, Beyrouth, Canada), vient de se mériter le prix Gémeaux de Meilleur documentaire société. Bravo Patricio pour ce film important!

Aussi, le projet de web documentaire de l’ONF, PIB l’indice humain de la crise économique canadienne auquel je participe comme réalisateur sur le terrain et photographe a été nominé dans la catégorie pour meilleur documentaire, affaires publiques Web. Un très beau travail d’équipe toujours en production!

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Afghan Chronicles au Bilgi University à Istanbul

23 mars 2010

Afganistan Günlükleri / Afghan Chronicles

22 mars 2010

Afganistan Günlükleri / Afghan Chronicles

Montréal – Taliban rejiminin 2001’deki düşüşünden beri Afganistan kendini yeniden inşa etmektedir. 2004 Başkanlık seçimleri ve 2005 yılında kurulan yeni Parlamento ülkenin kendini adadığı demokratik sürecin kanıtlarıdır. Başkent Kabil’de yoğun bir hareketlilik yaşanırken basın da bir miktar özgürlük kazanmıştır. “Afganistan Günlükleri”, iki dergi (Killid ve Mursal) ve bir radyo istasyonuna sahip olan Killid Medya adlı basın grubunu konu edinmektedir. Belgesel, medya olgusunun nasıl işlediğini gözler önüne seriyor ve bunu yaparken daha iyi bir gelecek rüyası kuran bir ülkenin yeniden yapılışını betimliyor. Bu yeniden doğan toplumun başa çıkmak zorunda olduğu hayati meseleleri gösteriyor.

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Description de «Chroniques afghanes», tirée du programme du Ankara International Film Festival où mon film a été projeté mardi dernier.

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«Chroniques afghanes» en Turquie

13 mars 2010
Istanbul, 9 août 2008

À nouveau, j’ai la chance d’être invité à présenter « Chroniques afghanes » à l’étranger. Cette semaine, je serai au « Ankara International Film Festival », de même qu’à la « Bilgi University in Istanbul » pour y projeter mon documentaire. De plus, je participerai à une discussion sur le rôle du documentariste en zone de conflit au Goethe Institute de la capitale turque.

Cet intéressant programme me laissera du temps libre pour me promener et faire un peu de photographie.

À suivre de là-bas.

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Voyages et littérature

16 février 2010
Pétionville, Port-au-Prince, Haïti, 17 janvier 2010

Hier en fin de journée, c’est avec l’aide de Tweeter que je tente de comprendre et amadouer, que j’ai découvert la journaliste Chantal Guy, directrice du cahier Lectures de La Presse. Je ne l’avais jamais lu, ni sur son blogue, ni dans les pages de son journal. Je ne la connais donc pas, mais une amie – Patricia Bergeron – et la chroniqueuse Rima Elkouri du même journal m’y renvoient, par mes abonnements Tweeter…

Chantal Guy était à Port-au-Prince au moment du séisme et depuis, n’avait pas écrit sur son site. Elle l’a repris hier avec « Se soigner à la prose haïtienne » :

« Nous mourrons tous, – et elle appelle le bon Dieu. Mais c’est inutile, parce qu’il y a si tellement beaucoup de pauvres créatures qui hèlent le bon Dieu de tout leur courage que ça fait un grand bruit ennuyant et le bon Dieu l’entend et il crie: quel est, foutre, tout ce bruit? Et il se bouche les oreilles. C’est la vérité et l’homme est abandonné. »

« Ces mots de Delira Délivrance dans les Gouverneurs de la rosée de Jacques Roumain m’ont hanté pendant tout mon séjour en Haïti, d’où je reviens… Lentement. »

Et elle suggère que la meilleure façon de découvrir un pays est avec sa littérature. Idée avec laquelle je suis bien d’accord. J’ai mieux compris l’Afghanistan à la lecture de quelques romans, entre autres les magnifiques livres d’Atiq Rahimi. Pour l’Inde, la même chose avec Rohinton Mistry et son « Équilibre du monde » et plus récemment avec « Tigre blanc » d’Axelle Gupta . Sans oublier Salman Rushdie.

Et un heureux hasard, si je peux dire : je lisais « Pays sans chapeau » de Dany Laferrière au moment où l’on m’a offert de partir avec le CECI pour première une mission humanitaire de reconnaissance.

Je me permets de terminer mon entrée avec les mots de Chantal Guy que je cite dans son ensemble :

« La meilleure façon de se préparer à découvrir un pays, c’est bien de lire ses classiques. J’ai lu beaucoup de romans haïtiens avant de débarquer à Port-au-Prince, espérant capturer l’essence d’un pays plutôt que de demeurer dans les limites de mes paramètres nord-américains. Et dès mes premiers pas en sol haïtien, les mots de Dany Laferrière, Marie Vieux-Chauvet, Gary Victor, René Depestre ou Jacques Roumain m’accompagnaient. Je n’étais pas seule et sans repères. De toute façon, en matière de guide, je n’avais trouvé, dans une librairie spécialisée en voyage, qu’un seul et unique guide touristique sur Haïti, minuscule, Le petit futé, dont les dernières informations dataient de 2005!

Enfin, peu importe ce qui arrive, et même s’il arrive le pire – surtout s’il arrive le pire – il reste au moins cela, l’âme d’un peuple saisi dans sa littérature. Ce n’est sûrement pas pour rien que Dany m’a dit au lendemain du séisme: « Quand tout tombe, il reste la culture ». Et j’ai suivi René Depestre « au fond du puit magique où Jacmel un soir est tombée avec tous ses habitants… »

De retour d’Haïti, et du malheur qui l’accable présentement, je n’ai pas trouvé d’autre médicament que sa littérature. Parce que me complaire dans mon impuissance n’aurait été que de l’apitoiement, un sentiment stérile qui ne sert à personne, pas même à soi. Avant mon départ, je lisais pour entrer en Haïti; à mon retour, je lisais pour y retourner, tout en sachant que bon nombre des paysages vus la veille du 12 janvier 2010 n’existeront plus maintenant que dans la littérature, mais que l’âme contenue dans ces romans sera intacte. Ce qui rassure et effraie à la fois, quand on sait combien la littérature haïtienne a dénoncé, avant tout le monde, les vices et les tares de sa société. On croit à tort que la vérité sur Haïti n’arrive que de l’extérieur, par les journaux. Elle est depuis longtemps dans sa littérature.

Si vous avez raté notre petit dossier sur la littérature haïtienne il y a trois semaines, voici le lien (ainsi qu’une liste de dix incontournables proposés par Rodney Saint-Éloi, écrivain et directeur de la maison d’édition Mémoire d’encrier).

Quant à moi, je vais bien, et je reprends ce blogue à partir d’aujourd’hui! »

Dans les prochains jours et semaines, je poursuivrai la lecture des articles de Chantal Guy pour voir où ils me mèneront.

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James Natchtwey et la photographie de guerre

10 février 2010
Institut d’agronomie de Kaboul, Afghanistan, hiver 2004

Hier soir, je revoyais le documentaire « James Nachtweay, War Photographer » du réalisateur Christian Frei. Photographe de guerre par excellence, Nachtwey ne laisse pas indifférent quiconque intéressé par ce type de photographies et ces questionnements.

Cela relance chez moi le débat sur le comment mais surtout sur le pourquoi devons-nous faire ces images. Pourquoi être présente lors de catastrophes humaines et documenter ces souffrances ?

Sur la couverture du DVD, un extrait de Nachtwey lance la question :

« Every minute I was there, I wanted to flee. I did not want to see this. Would I cut and run, or would I deal with the responsibility of being there with a camera? »

Le film se termine avec un entrevue de James Nachtwey qui nous raconte en anglais (je transcris les sous-titres français) :

« Pourquoi photographier la guerre ? Est-il possible, par le moyen de la photographie, d’éliminer un comportement humain qui a existé tout au long de l’histoire ? Cette idée peut paraître ridicule dans ses propositions. Mais c’est justement ce qui me motive. Pour moi, la force de la photographie réside sans ses facultés humaines. Si la guerre tend à détruire l’humanité, on peut concevoir la photographie comme la négation de la guerre. Donc, comme un ingrédient puissant dans l’antidote à la guerre.

« Quand quelqu’un assume le risque d’aller au cœur d’une guerre pour communiquer au reste du monde ce qui s’y passe, alors il tente de négocier la paix. Cela explique peut-être que les meneurs de guerre n’aiment pas les photographes.

« […]

« Si tous pouvaient vivre cette peur au moins une fois, ils comprendraient que rien ne justifie d’infliger de telles choses à un homme, et encore moins à des milliers.

« Mais tout le monde ne peut pas y être. C’est aux photographes d’y aller, pour montrer ces hommes, les arrêter, et pour prêter attention à ce qui se passe là-bas. Créer des images assez puissantes pour contrer l’effet diluant des médias, sortir les gens de l’indifférence. Pour protester et ainsi en amener d’autres à protester. »

Il reprend un peu plus loin pour terminer le film sur ces paroles – que je souligne :

« Le pire est qu’en tant que photographe, je profite du malheur des autres. Cette idée me hante. Chaque jour. Car je sais que si mon ambition et ma carrière devaient l’emporter un jour sur ma compassion, j’aurai vendu mon âme. Je ne peux justifier mon métier qu’en respectant ceux qui souffrent. C’est ce respect qui fait que je suis accepté par l’autre, et peux ainsi m’accepter moi-même. »

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