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Articles taggués ‘Barack Obama’

Leçons oubliées ?

26 novembre 2009
Sur le route de Band-i Amir (Bamiyan), octobre 2004.
Sur le route de Band-i Amir (Bamiyan), octobre 2004.

Hier matin le New York Times rapportait ce que le Président américain a dit au lendemain de son conseil de guerre sur les suites à donner avec leur engagement en Afghanistan : “It is my intention to finish the job.” Il n’a toutefois pas défini comment il allait évaluer si le travail est terminé. Alors, avec l’annonce de l’envoie de troupes supplémentaire qu’il devrait faire la semaine prochaine, sera-t-il en mesure de nous dire quels sont ses objectifs ?

Il est à se demander si dans sa  sa décision il prendra en considération les craintes de son représentant à Kaboul rapportées par Le Monde diplomatique« Dans une lettre rendue publique par une « fuite », l’ambassadeur des États-unis à Kaboul Karl Eikenberry, ancien commandant des troupes américaines en Afghanistan (en 2006-2007), a fait part de ses doutes sur l’envoi de soldats supplémentaires dans ce pays, notamment en raison de la corruption du président Karzaï. » («Afghanistan, les doutes de l’ambassadeur »Le monde diplomatique,  vendredi 13 novembre 2009)

Parce qu’il sera souhaitable que le nouveau prix Nobel de la paix soit en mesure d’arriver avec une autre solution que celle uniquement militaire que lui propose ses conseillés. Toujours dans le Monde diplomatique de novembre, William R. Polk, ancien membre du Policy Planning Council, aussi professeur d’histoire à l’Université de Chicago et auteur, notamment de Violent Politics, a History opf Insurgency, Terrorism & Guerrillla war, From the Americain Revolution to Iraq, écrit dans son article intitulé « Les leçons oubliées du Vietnam » (L’article n’est toujours pas en ligne) :

« Reste, l’intervention de l’Armée américaine : s’il est certain qu’avec une force de frappe supérieur, les États-Unis gagneront toujours les batailles d’importances, les insurgés ne disparaîtront que pour mieux reparaître. […] »

Il poursuit : « Ainsi, cet engagement pourrait s’avérer aussi fatal pour l’actuel président que le Vietnam le fut pour Lyndon Johnson. Pourtant, M. Obama a décidé de « maintenir le cap » en présentant l’Afghanistan comme un berceau du terrorisme – ce qui est faux. C’est l’action militaire américaine qui favorise le terrorisme (particulièrement depuis l’extension des opérations au Pakistan, en Somalie et en Irak), la meilleure recette pour accroître le danger restant le bruits de bottes sur le terrain. Les terroristes n’ont pas besoin de l’Afghanistan, enclavé et mal desservi sur le plan des transports et des communications : les attentats du 11 septembre ont été lancés depuis l’Europe, et les terroristes peuvent opérer de n’importe où.  […] »

Parce que l’on veut toujours oublier ou ne veut comprendre que – je cite toujours le professeur W. R. Polk : « Les Talibans et Al-Qaida obéissent à des logiques très différentes, mais cette distinction demeure confuse dans bien des esprits. Les premiers forment une organisation politique nationale, un véritable gouvernement intérieur en exil qui s’appuie sur un leadership traditionnel et sur une ethnie dominante ; Al-Qaida fait le lien entre des hommes et des femmes installés en divers endroits du globe et agissent seuls, sans commandement central – M. Oussama Ben Laden n’étant pas leur général mais leur gourou. Leurs objectifs diffèrent.

« L’usage de la force peut se révéler dangereux pour une société américaine comme pour son système politique et juridique. C’est pourquoi la prudence s’impose quand on avance sur le fil ténu qui sépare la volonté de sécurité du totalitarisme. » (C’est moi qui souligne)

*

Mourir pour Steven Harper ? – Je vous reviens avec un autre article dans les prochains jours.

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Obama au Caire et quelques commentaires recueillis ici et là

7 juin 2009
Le Caire, Égypte, 1989
Le Caire, Égypte, 1989

La plupart des commentateurs s’entendent pour dire que le discours de Barack Obama, cette semaine au Caire était, pour le moins important, voire même certainement historique (lien vers le discours intégral en français).

Toutefois, comme le précise Gil Courtemanche dans son commentaire du Devoir de ce weekend, « Le président américain n’a annoncé rien de neuf. […] Ce qui est historique, ce sont le respect, l’ouverture et l’humilité dont il fait preuve. Ces trois qualités ont rarement fait partie de l’arsenal des Etats-Unis dans leur conduite des affaires mondiales. »

Je poursuis avec Alain Gresh du Monde diplomatique, et l’article qu’il publie aujourd’hui même sur son blogue :

« Incontestablement, le discours du président Barack Obama prononcé le 4 juin au Caire est important. Sa signification réelle, nous la mesurerons dans les prochains mois. Je voudrais ici simplement reprendre quelques réactions et analyses, qui vont de l’enthousiasme au scepticisme, de divers commentateurs et responsables arabes, israéliens et occidentaux. […] »

« Daniel Levy, sur son blog (projet conjoint de la New American Foundation et de The Century Foundation) fait dix remarques à chaud sur le discours, « 10 Comments on Obama in Cairo – Still Accumulating, Not Expending Capital ». Il fait dix commentaires dont je retiens les suivants (dans son introduction, Daniel Levy remarque que le président n’a pas prononcé le mot de terrorisme) :

• le discours marque l’acceptation du dialogue avec l’islam politique ; il trace une ligne de démarcation claire entre Al-Qaida et d’autres mouvements politiques, notamment le Hamas dont il affirme qu’il a un rôle à jouer dans l’avenir de la Palestine ;

• même si le discours est important, rien n’a été défini en termes d’analyse concrète ;

• le président a reconnu l’implication des Etats-Unis dans le coup d’Etat de 1953 en Iran (même s’il n’a pas présenté d’excuses) et il a affirmé le droit de l’Iran a l’énergie nucléaire pacifique ;

• il n’a eu aucun mot positif sur le président Moubarak et il a maintenu l’importance du droit des peuples à choisir librement leur gouvernement.

Le journaliste britannique Robert Fisk, qui avait publié le 2 juin un article très négatif sur le discours à venir du président dans le quotidien The independentMost Arabs know this speech will make little difference) », semble infléchir sa position le 5 juin dans son texte « Words that could heal wounds of centuries » :

« En l’écoutant, on se dit : Obama ne mentionne pas l’Irak, et ensuite il le fait (“une guerre choisie… nos troupes combattantes partiront”). On se dit il ne mentionne pas l’Afghanistan, et ensuite il le mentionne. » Bien sûr, le président américain omet plusieurs points, l’arme nucléaire israélienne ou la guerre israélienne contre Gaza. Et Robert Fisk de conclure :

« Un type intelligent, cet Obama. Ce n’était ni Gettysburg, ni Churchill, mais pas mal quand même. On peut seulement se rappeler les observations de Churchill, “les mots sont faciles et nombreux, les grandes actions sont difficiles et rares.” » […] »

Alain Gresh poursuit un peu plus loin :

« Helena Cobban, dont on connaît le blog « Just World News », était à Damas le jour du discours et elle a inteviewé Khaled Mechaal, le chef du bureau politique du Hamas (« US-MIDEAST : Hamas Leader to Obama : Deeds, Not Words »).

Mechaal : « Le discours était intelligemment écrit pour s’adresser au monde musulman et dans la manière dont il a montré du respect pour l’héritage musulman. Mais je pense que ce n’est pas suffisant. Ce dont on a besoin, ce sont des actes, des actes sur le terrain, un changement de politique.

(…) Pourquoi Obama est prêt à dialogue avec l’Iran sans conditions préalables, et pas avec nous. Obama utilise des mots nouveaux en partie différents de ce que nous avons entendu chez Bush, mais en aucun cas nous n’acceptons de préconditions. »

Le dirigeant du Hamas a affirmé qu’il était prêt à prendre un café avec George Mitchell, l’envoyé du président Obama qui doit se rendre dans la région ces jours-ci. Il a rappelé que Mitchell qui avait contribué à la paix en Irlande du Nord devait agir comme il l’avait fait là-bas, parler avec tout le monde, sans conditions préalables.

Enfin, un petit rappel historique, le discours que le président William Clinton avait prononcé à Gaza, le 14 décembre 1998, « Remarks by the president to the members of the palestinian national council and other palestinian organizations ». Le président américain y disait déjà aux Palestiniens : « Je connais les souffrances terribles qui ont résulté de la violence, de la séparation des familles, de la restriction dans la circulation des personnes et des biens. Je comprends votre préoccupation devant la colonisation, la confiscation des terres et la démolition des maisons. » Dix ans plus tard, les mêmes problèmes demeurent… »


***

Il reste donc au président américain à faire ses preuves en agissant. Car ce discours ne doit pas faire oublier la réalité sur le terrain. Pensons seulement à l’annonce faite par le premier ministre israélien de poursuivre la colonisation des territoires palestiniens en Cisjordanie au lendemain de sa première visite à Washington. Qu’a fait le président américain, lui qui se dit contre la poursuite de la colonisation ?

Alors que fera-t-il dans les prochains mois pour donner suite à ses belles paroles prononcées cette semaine ?

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Quand le Sud monte à Londres

30 mars 2009

Montréal - Ce soir, je m’envole vers Londres. C’est avec plaisir que je vais retrouver deux instructeurs, Beto et Juninho, d’Afro Reggae. Ces deux intervenants sociaux sont membres d’Afro Reggae, un groupe de musique hip hop à la sauce brésilienne directement sorti de Vigario Geral, l’une des 600 favelas de Rio de Janeiro au Brésil.

Afro Reggae, ce « success story », a vu le jour il y a une quinze d’années au lendemain d’un massacre de la police où plus d’une vingtaine d’innocents de ce quartier marginalisé ont été tués. En plus de son band de musique mondialement connue, Afro Reggae fait aussi dans l’intervention sociale au cœur de plusieurs favelas de la ville et ailleurs dans le pays. « Can culture be our weapon ? » est en quelle sorte leur leitmotiv.

Forts de leur expérience, ils se font maintenant inviter en Angleterre afin de partager leur savoir-faire. C’est cet échange que je veux documenter avec « Quand le Sud monte au Nord ». Ce voyage d’une dizaine de jours me mènera dans les quartiers de East-End, de même qu’à Newcastle. Un séjour de repérage visuel et de rencontres.

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Cette semaine risque aussi d’être bien mouvementée : les autorités de Londres sont sur le qui-vive en attente des manifestations prévues en parallèle à la réunion du G20, où plusieurs chefs d’États, dont Harper et Obama, seront présents.

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De plus, un ami m’annonce que quatre clubs de football sur huit restant pour les quarts de final de la Coupe des champions, sont anglais… Demain mardi et mercredi soir, les pubs risquent d’être bien animés.

À suivre !

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Jour J

20 janvier 2009

New-York, États-Unis, juin 2008
New-York, États-Unis, juin 2008

En ce jour d’assermentation de Barack Obama, il y a bien peu de place pour autre chose…

À suivre attentivement.

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Jour J -1

19 janvier 2009

 

Chicago, États-Unis, décembre 2008.
Chicago, États-Unis, décembre 2008.

 

Bonne chance à vous, Monsieur le Président!… Nous en avons bien besoin!

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