Archive

Articles taggués ‘Chroniques… – l’expo’

Chroniques afghanes – l’expo photos

21 février 2009

En plus d’un film, Chroniques afghanes est une exposition de photographies prisent au cours de mes différents voyages en Afghanistan entre 2003 et 2006.

Cette expositon a été présentée au Cheval blanc et au cinéma de l’Office national du film du Canada à Montréal en février et mars 2007 et au Goethe Institute de Jakarta, en Indonésie, au mars et avril 2008.

***

J’ai voyagé en Afghanistan pour la première fois en décembre 2003, avec Alternatives, afin d’offrir une formation en vidéo et en photographie dans le cadre des activités de l’organisation afghane Afghan Peace and Democracy Act (APDA).

Le 7 septembre 2004 s’amorce la campagne présidentielle afghane. À coup de centaine de millions de dollars, le processus va bon train. Une armée de travailleurs afghans et étrangers s’engagent à chacune des étapes, de l’inscription des électeurs à la sensibilisation du public. Afin d’assurer un minimum de crédibilité à une campagne trop hâtive, une agence afghane, AWAZ Production, propose un vaste projet de communication politique visant à faire connaître les dix-huit candidats qui participent à cette première course à la présidence.

En août 2004, on me recrute pour coordonner et réaliser le volet audiovisuel de la campagne (affiches électorales, messages radiophoniques et bandes-vidéo promotionnelles pour les dix-huit candidats). Parallèlement à ce travail, je poursuis la formation auprès d’un groupe d’étudiants issus principalement de l’Université de Kaboul.

C’est dans ce contexte que je me lie d’amitié avec des Afghans d’horizons et d’origines diverses qui me font découvrir des facettes insoupçonnées de l’Afghanistan. Mes Chroniques afghanes sont nées de ces rencontres.

***

À travers le pays, seulement 20 % de la population a accès à de l’eau potable, et à peine 6 % à l’électricité. Avec plus de 25 millions d’habitants et un taux de chômage officiel de 35 %, selon le ministère du Travail et des Affaires sociales, l’Afghanistan voit se créer une nouvelle classe d’exclus et de pauvres qui un jour formeront la dissidence et la révolte. « L’année dernière, sur les 40 000 étudiants qui ont passé leur examen d’entrée à l’université de Kaboul, seulement 12 000 ont réussi », affirme Hadji Daoud, rédacteur en chef du quotidien afghan Erada. « Les autres rejoindront les rangs des chômeurs. Pour 10 000 afghanis [224 dollars canadiens], on pourra les recruter pour mener des attentats-suicide ! »

Essais photographiques , , , , , , , , ,

Chroniques afghanes, l’expo – II

21 février 2009
Kaboul, hiver 2004.  

Kaboul, hiver 2004.
Kaboul, été 2004.
Kaboul, été 2004.
Kaboul, hiver 2004.
Kaboul, hiver 2004.
Kaboul, hiver 2004.
Kaboul, hiver 2004.

Essais photographiques , , , , , ,

Chroniques afghanes, l’expo – III

21 février 2009

Sur le route de Band-i Amir (Bamiyan), octobre 2004.

Sur le route de Band-i Amir (Bamiyan), octobre 2004
Sarubi (Kaboul), hiver 2004
Sarubi (Kaboul), hiver 2004
Pêcheur de Sarubi (Kaboul), hiver 2004
Pêcheur de Sarubi (Kaboul), hiver 2004
Pêcheur de Sarubi (Kaboul), hiver 2004
Pêcheur de Sarubi (Kaboul), hiver 2004

Essais photographiques , , , , , ,

Chroniques afghanes, l’expo – IV

21 février 2009
Étudiants de l'Université nationale de Kaboul, hiver 2004

diptyque2
diptyque3
Étudiants de l'Université nationale de Kaboul, hiver 2004
Étudiants de l’Université nationale de Kaboul, hiver 2004
Institut d'agronomie de Kaboul, hiver 2004
Institut d'agronomie de Kaboul, hiver 2004
Institut d’agronomie de Kaboul, hiver 2004

Que signifie d’avoir 20, 25 ou 30 ans en Afghanistan ? Comment vit-on dans un pays dévasté par 25 ans de conflits ? En fait, qui sont ces jeunes qui ont grandi tant bien que mal sur les débris du nouveau « Grand jeu » mené entre les puissances du monde ? Quels sont leurs craintes et leurs espoirs ? À quoi rêvent-ils et comment voient-ils l’avenir de leur pays ?

Étudiants, chômeurs, fonctionnaires, théologien, gardiens, techniciens, professeurs, journalistes, cinéastes, médecins, poètes, avocats, travailleurs sociaux, militants pour les droits humains… Résolus et courageux, ils réclament leurs droits, l’accès à la santé et à l’emploi, l’enseignement obligatoire et gratuit et l’égalité de tous face à la loi. À leur façon, ils cherchent à surmonter les difficultés d’une société en perte de repères. Comme partout, ces jeunes veulent refaire le monde et bâtir l’Afghanistan à l’image d’un monde surmédiatisé. Mais par où commencer ?

Trop jeune pour se rappeler l’époque d’avant les Soviétiques, Yunnus chérit l’idée d’un passé paisible et d’un pays jadis au centre de l’Asie. Il en retient surtout les histoires qu’on lui a racontées. S’il ne s’attarde pas trop sur les contradictions de ce pays idéalisé, c’est pour mieux avancer dans le chemin de la réconciliation.


Essais photographiques, Portraits , , , , , , ,

Chroniques afghanes, l’expo – V

21 février 2009

Élections présidentielles (Bamiyan), 9 octobre 2004

Élections présidentielles (Bamiyan), 9 octobre 2004
Bamiyan, 9 octobre 2004
Bamiyan, 9 octobre 2004
Village de Shahidan (Bamiyan), 9 octobre 2004
Village de Shahidan (Bamiyan), 9 octobre 2004
Village de Shahidan (Bamiyan), 9 octobre 2004
Village de Shahidan (Bamiyan), 9 octobre 2004
Village de Shahidan (Bamiyan), 9 octobre 2004

Essais photographiques , , , , , ,

Chroniques afghanes, l’expo – VI

21 février 2009
Kaboul, printemps 2005

Kaboul, printemps 2005
Kaboul, printemps 2005

Extraits de Chroniques afghanes, le film :

« Les gens ont l’air comateux. Regardez mon gendre, il a huit bouches à nourrir. […] S’il y avait du travail, il n’y aurait pas de talibans. Les talibans sont comme nous. Ils ne sont pas différents. Les talibans, c’est vous et moi. Ce sont des Afghans, pas des Anglais. »

[...]

« Comment naît un rêve? Il naît dans la paix. Comment naît un rêve ? Il naît d’un ventre plein. Comment naît un rêve? Il naît d’une pleine unité. Comment naît un rêve? Il naît de la justice. Tout cela est un rêve en soi.

À quoi d’autre peut-on rêver? »

Abdul Khafar, photographe portraitiste,
Kaboul, août 2006


Remerciements

Nathalie Barton et l’équipe d’InformAction, Yves Bisaillon et l’équipe de l’Office national du film du Canada ; Patricia Bergeron, Parole citoyenne (ONF), le Cheval blanc et Alternatives.

À Kaboul, Sarwar Mamound, Shafiq Sayed et l’équipe du Afghan Peace and Democracy Act ; Yunnus et les membres du Student General Society ; Christian Marie, Hamida Hamin, Karim Amin et l’équipe d’Awaz Production ; la direction et les journalistes de Killid Media ainsi que Kamal Nassir et l’équipe de Nye Express ; Abdul Khafar, photographe.

Catherine Pappas, Natalie Lamoureux, Lynn St-Germain, Jenny Thibault, Solen Labrie-Trépanier, Hugo Brochu, Martin Allard, Martin Beaulieu et Yves Médam.

Essais photographiques , , , , , , ,