Chroniques afghanes – l’expo photos

En plus d’un film, Chroniques afghanes est une exposition de photographies prisent au cours de mes différents voyages en Afghanistan entre 2003 et 2006.

Cette expositon a été présentée au Cheval blanc et au cinéma de l’Office national du film du Canada à Montréal en février et mars 2007 et au Goethe Institute de Jakarta, en Indonésie, au mars et avril 2008.

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J’ai voyagé en Afghanistan pour la première fois en décembre 2003, avec Alternatives, afin d’offrir une formation en vidéo et en photographie dans le cadre des activités de l’organisation afghane Afghan Peace and Democracy Act (APDA).

Le 7 septembre 2004 s’amorce la campagne présidentielle afghane. À coup de centaine de millions de dollars, le processus va bon train. Une armée de travailleurs afghans et étrangers s’engagent à chacune des étapes, de l’inscription des électeurs à la sensibilisation du public. Afin d’assurer un minimum de crédibilité à une campagne trop hâtive, une agence afghane, AWAZ Production, propose un vaste projet de communication politique visant à faire connaître les dix-huit candidats qui participent à cette première course à la présidence.

En août 2004, on me recrute pour coordonner et réaliser le volet audiovisuel de la campagne (affiches électorales, messages radiophoniques et bandes-vidéo promotionnelles pour les dix-huit candidats). Parallèlement à ce travail, je poursuis la formation auprès d’un groupe d’étudiants issus principalement de l’Université de Kaboul.

C’est dans ce contexte que je me lie d’amitié avec des Afghans d’horizons et d’origines diverses qui me font découvrir des facettes insoupçonnées de l’Afghanistan. Mes Chroniques afghanes sont nées de ces rencontres.

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À travers le pays, seulement 20 % de la population a accès à de l’eau potable, et à peine 6 % à l’électricité. Avec plus de 25 millions d’habitants et un taux de chômage officiel de 35 %, selon le ministère du Travail et des Affaires sociales, l’Afghanistan voit se créer une nouvelle classe d’exclus et de pauvres qui un jour formeront la dissidence et la révolte. « L’année dernière, sur les 40 000 étudiants qui ont passé leur examen d’entrée à l’université de Kaboul, seulement 12 000 ont réussi », affirme Hadji Daoud, rédacteur en chef du quotidien afghan Erada. « Les autres rejoindront les rangs des chômeurs. Pour 10 000 afghanis [224 dollars canadiens], on pourra les recruter pour mener des attentats-suicide ! »

Chroniques afghanes, l’expo – III

Sur le route de Band-i Amir (Bamiyan), octobre 2004.

Sur le route de Band-i Amir (Bamiyan), octobre 2004
Sarubi (Kaboul), hiver 2004
Sarubi (Kaboul), hiver 2004
Pêcheur de Sarubi (Kaboul), hiver 2004
Pêcheur de Sarubi (Kaboul), hiver 2004
Pêcheur de Sarubi (Kaboul), hiver 2004
Pêcheur de Sarubi (Kaboul), hiver 2004