Chroniques afghanes, l’expo – IV

Étudiants de l'Université nationale de Kaboul, hiver 2004

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Étudiants de l'Université nationale de Kaboul, hiver 2004
Étudiants de l’Université nationale de Kaboul, hiver 2004
Institut d'agronomie de Kaboul, hiver 2004
Institut d'agronomie de Kaboul, hiver 2004
Institut d’agronomie de Kaboul, hiver 2004

Que signifie d’avoir 20, 25 ou 30 ans en Afghanistan ? Comment vit-on dans un pays dévasté par 25 ans de conflits ? En fait, qui sont ces jeunes qui ont grandi tant bien que mal sur les débris du nouveau « Grand jeu » mené entre les puissances du monde ? Quels sont leurs craintes et leurs espoirs ? À quoi rêvent-ils et comment voient-ils l’avenir de leur pays ?

Étudiants, chômeurs, fonctionnaires, théologien, gardiens, techniciens, professeurs, journalistes, cinéastes, médecins, poètes, avocats, travailleurs sociaux, militants pour les droits humains… Résolus et courageux, ils réclament leurs droits, l’accès à la santé et à l’emploi, l’enseignement obligatoire et gratuit et l’égalité de tous face à la loi. À leur façon, ils cherchent à surmonter les difficultés d’une société en perte de repères. Comme partout, ces jeunes veulent refaire le monde et bâtir l’Afghanistan à l’image d’un monde surmédiatisé. Mais par où commencer ?

Trop jeune pour se rappeler l’époque d’avant les Soviétiques, Yunnus chérit l’idée d’un passé paisible et d’un pays jadis au centre de l’Asie. Il en retient surtout les histoires qu’on lui a racontées. S’il ne s’attarde pas trop sur les contradictions de ce pays idéalisé, c’est pour mieux avancer dans le chemin de la réconciliation.


Chroniques afghanes, l’expo – VI

Kaboul, printemps 2005

Kaboul, printemps 2005
Kaboul, printemps 2005

Extraits de Chroniques afghanes, le film :

« Les gens ont l’air comateux. Regardez mon gendre, il a huit bouches à nourrir. […] S’il y avait du travail, il n’y aurait pas de talibans. Les talibans sont comme nous. Ils ne sont pas différents. Les talibans, c’est vous et moi. Ce sont des Afghans, pas des Anglais. »

[…]

« Comment naît un rêve? Il naît dans la paix. Comment naît un rêve ? Il naît d’un ventre plein. Comment naît un rêve? Il naît d’une pleine unité. Comment naît un rêve? Il naît de la justice. Tout cela est un rêve en soi.

À quoi d’autre peut-on rêver? »

Abdul Khafar, photographe portraitiste,
Kaboul, août 2006


Remerciements

Nathalie Barton et l’équipe d’InformAction, Yves Bisaillon et l’équipe de l’Office national du film du Canada ; Patricia Bergeron, Parole citoyenne (ONF), le Cheval blanc et Alternatives.

À Kaboul, Sarwar Mamound, Shafiq Sayed et l’équipe du Afghan Peace and Democracy Act ; Yunnus et les membres du Student General Society ; Christian Marie, Hamida Hamin, Karim Amin et l’équipe d’Awaz Production ; la direction et les journalistes de Killid Media ainsi que Kamal Nassir et l’équipe de Nye Express ; Abdul Khafar, photographe.

Catherine Pappas, Natalie Lamoureux, Lynn St-Germain, Jenny Thibault, Solen Labrie-Trépanier, Hugo Brochu, Martin Allard, Martin Beaulieu et Yves Médam.