Erbil, « Ciels » et « Pourquoi pas Haïti ? »

Natalie Lamoureux en salle de montage, 28 octobre 2010

Ce soir, je m’envole vers Erbil, dans le Kurdistan irakien pour y donner une session de formation sur la vidéo documentaire légère. Une dizaine de jours.

J’aime faire ces ateliers. Cela m’oblige, entre autres, à réfléchir sur mon travail, sur ma propre démarche. Cela me permet aussi de découvrir de nouvelles réalités. C’est comme ça que j’ai connu Kaboul et l’Afghanistan de même que Taez et le Yémen.

Demain commence donc un nouveau voyage.

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Pour m’accompagner sur la route d’Erbil, j’apporte le dernier livre du quatuor de Wajdi Mouawad, Ciels. Il y a quelques semaines, j’ai repris la lecture de Littoral, lecture interrompue au moment de son achat il y a quelques années. Les notes écrites sur la première page me rappellent que j’allais commencer le tournage de Chroniques afghanes et que j’étais à définir mes personnages.

Donc j’ai commencé par reprendre du début la lecture de Littoral. Ensuite, j’ai immédiatement enchaîné avec Incendies qui m’a totalement bouleversé. Je me rappelle : les bras m’ont tombé. Ma copine allaitait près de moi, la petite était calme, un dimanche matin. Le jour même, je me procurais le troisième livre Forêts. Et là, je me garde Ciels pour l’avion. Ciels que j’ai vu au théâtre au printemps dernier.

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prend une autre tournure. La narration avance à bon train, donne le ton au film et en a même influencé le changement de titre. Pourquoi pas Haïti ? remplace le titre de travail avec lequel je n’étais pas toujours à l’aise.

À mon retour d’Irak, je reprendrai le montage avec Natalie, il nous reste encore une bonne semaine.