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Articles taggués ‘crise économique’

La ville à l’optimisme inoxydable

29 octobre 2009
Hamilton, Ontario, septembre 2009. Photo: Dominic Morissette © ONF
Hamilton, Ontario, septembre 2009.
Photo: Dominic Morissette © ONF
Le Révérend Smith et son fils, Hamilton, Ontario, septembre 2009. Photo: Dominic Morissette © ONF
Le Révérend Smith et son fils, Hamilton, Ontario, septembre 2009.
Photo: Dominic Morissette © ONF

« Il n’y a pas si longtemps, la prospère Hamilton affichait fièrement son titre de capitale de l’acier. Aujourd’hui, devant un quartier qui vieillit mal, le Révérend Smith n’en démord pas. Il fait vivre la ville par son optimisme. »

« La ville à l’optimisme inoxydable » est le résultat d’une belle rencontre que j’ai fait à Hamilton au mois de septembre dernier pour le compte du projet PIB ou l’indice de la crise économique canadienne. D’ailleurs, je vous en parlais dans une entrée précédente (« Ma rencontre avec le révérend Smith à Hamilton »), mais encore mieux, sur le le blogue du projet Pib, « Hamilton et le Révérend Smith » :

« Dans cette région du Sud de l’Ontario, j’ai eu la chance de rencontrer le révérend John Smith. Il m’a montré sa ville. Une ville qu’il aime. D’un amour-haine ? Haine est trop fort – il est tout de même un révérend. Toutefois, à l’occasion, on peut sentir une douce colère envers les autorités, ou plutôt, envers ce que le révérend perçoit comme un manque criant de vision pour cette ville et sa population.

« On le voit peu, c’est sa ville qu’il veut nous montrer. Nous nous sommes revus au cours de la semaine. Nous nous sommes un peu adoptés.

« C’est certainement ce que je préfère de mon travail comme documentariste, tant en photographie qu’en vidéo : la rencontre avec les gens, le lien qui se créé. Avec le révérend Smith, la chimie a particulièrement bien fonctionné.

« Malgré la situation qui peut sembler désespérée dans certains quartiers du centre-ville de Hamilton, à quelques 70 kilomètre de Toronto, le révérend Smith reste optimiste. L’éducation et la jeunesse sont les deux éléments sur lesquels il mise pour sa ville et sa sortie de crise. La crise actuelle, mais aussi et surtout, celle qui a suivi la chute de la grande industrie de l’acier et du fer, un secteur qui a forgé des générations de travailleurs de la région. »

*

Donc, un premier essai photographique de quatre que j’ai réalisé là-bas. Dans les prochains jours ou semaines, seront mis en ligne une rencontre avec un jeune trentenaire qui croit en sa ville et qui veut la relancer avec les arts, des ouvrier de l’acier en lock out depuis le mois d’août dernier et qui croient que le conflit sera long et une visite d’un bateau de fret qui navigue en eaux troubles depuis l’automne dernier et les début de la crise économique.

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Plus que des fruits et légumes

20 octobre 2009
Montréal, septembre 2009
Montréal, septembre 2009

«Travailleur dans le secteur de l’imprimerie, André a vu ses horaires de travail passer de 40 heures par semaine à 40 heures par mois. Refusant de se laisser abattre, il s’est inscrit aux jardins collectifs de son quartier.»

*

« Plus que des fruits et légumes » est le premier court documentaire de la seconde série sur lequel je travaillerai tout au long de l’année avec le projet Pib: ou l’indice humain de la crise économique canadienne. Ce récit à plusieurs personnages dans le temps s’intitule « Désert alimentaire » et se situe dans le quartier Rosemont de Montréal auprès de la Corporation de développement communautaire (CDC) qui regroupe 49 organismes sans but lucratif qui unissent leurs efforts pour améliorer la qualité de vie de leur quartier.

Un récit à suivre.

Réalisation sur le terrain, caméra et son: Dominic Morissette

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Les Gimenez, un essai photographique

8 octobre 2009
St-Édouard, Québec, mai 2009. © Onf, Dominic Morissette
St-Édouard, Québec, mai 2009.
© Onf, Dominic Morissette
Les Gimenez, mai 2009. © Onf, Dominic Morissette
Jean et François Gimenez, mai 2009.
© Onf, Dominic Morissette

«Natifs d’Espagne, Jean Gimenez et son fils, François, ont immigré au Canada en 1958. En 1965, ils se portent acquéreurs d’une ferme maraîchère à St-Édouard et vendent leurs produits au marché Jean-Talon de Montréal depuis. Ils innovent, mais à leur manière, disent-ils. Aussi, ont-ils refusé net une offre de prêt pour agrandir leur ferme. Pour eux, mieux vaut vivre modestement et heureux plutôt que de s’endetter.»

« Les leçons de la lenteur », est mon premier essai photographique avec le projet de webdocumentaire PIB.

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Alison et Robert: Des fraises au goût amer

8 octobre 2009
Sherrington, Québec, septembre 2009
Sherrington, Québec, septembre 2009

Sur le site du projet de documentaire web PIB, on a mis en ligne le second épisode d’Alison et Robert: «Des fraises au goût amer», ce couple d’agriculteurs que je suis depuis le printemps dernier.

« La récolte de fraises bio tant attendue s’est révélée maigre, très maigre. C’est la première fois qu’Alison remet ses projets agricoles en question… »

*


Réalisation sur le terrain, caméra et son: Dominic Morissette

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Pittsburgh et le sommet du G20

27 septembre 2009
Vu de ma chambre, quartier de Botafogo, Rio de Janeiro, Brésil. Juin 2007
Vu de ma chambre, quartier de Botafogo, Rio de Janeiro,
Brésil. Juin 2007

Est-ce moi qui étais trop occupé cette semaine pour bien suivre l’actualité quotidienne, ou est-ce parce que le sommet du G20 est passé discrètement ? Certainement un peu des deux.

Ou ai-je été distrait par notre premier ministre Harper qui a volé la vedette avec ses non-participations à deux importantes réunions internationales, alors qu’il était, dans un premier temps, dans la même ville à rencontrer un maire, fût-il de New York, pour ensuite se rendre dans un Tim Horton dans le Sud de l’Ontario. Deux bonnes raisons, à ses yeux, pour manquer une rencontre de chefs d’État sur les questions de l’environnement et le lendemain, l’ouverture de la session des Nations Unies où tous les plus grands dirigeants de se monde étaient présents. Cela en dit gros sur l’importance qu’accorde Steven Harper aux affaires étrangères.

Sur la scène internationale, le Canada est devenu l’ombre de lui-même… Quand sera-t-il la risée de tous ?

*

Je reviens sur la rencontre de Pittsburgh – où notre premier ministre était présent, cette fois-ci !

Tout de même étrange : il ne semble plus y avoir d’urgences alors que le taux de chômage des pays participants n’a jamais été aussi élevé. Il frôle les 10 % et l’ensemble des analystes s’entend pour dire qu’il n’est pas près de redescendre. Cela est sans compter que depuis le sommet de G20 à Londres, au printemps dernier, les banques se sont remises à faire des profits démesurés et à offrir des primes indécentes à ces dirigeants.

Dans sa chronique du samedi 26 septembre dans Le Devoir intitulée « Voilà Pittsburgh! »,  Gil Courtemanche résume la position des trois groupes de pays présents à ce sommet.

« Le premier […] est composé essentiellement des États-Unis, du Royaume-Uni et du Canada. Ces pays ne trouvent au capitalisme aucun défaut inhérent, […].

« Puis il y a l’Europe, essentiellement menée par la France et l’Allemagne, mais aussi poussée par une vague de contestation populaire qui n’existe pas ici. […] Leur approche est plus directive, plus étatique, mais devant l’opposition des Saxons dont nous sommes, ils acceptent bien souvent des compromis si ténus que même les spéculateurs les trouvent normaux.

« Et il y a ce troisième groupe dont on parle peu, pays qu’on dit émergents : la Chine, l’Inde, le Brésil. Curieusement, ils ont beaucoup mieux résisté que nous à la crise. […] De manières différentes, ces pays organisent leur économie. On ne laisse pas l’aventurisme et la soif du gain décider du sort de la société. Car c’est bien ce qui est survenu en Occident, l’aventurisme et la soif du gain. Non seulement ces pays ont-ils résisté à la crise, mais ils en sortent renforcés. […] »

Avec ce sommet, nous sommes bien loin des déclarations fracassantes de Sarkozy du début de l’année qui clamait la fin du capitalisme sauvage : « Le monde ne sera plus jamais pareil. » (Sic !)

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Ça y est, le site est lancé !

26 septembre 2009
Centre ville d'Hamilton Ontario, 9 septembre 2009. © ONF - Dominic Morissette
Centre ville d’Hamilton, Ontario, 9 septembre 2009.
© ONF – Dominic Morissette

« PIB » ou « L’indice humain de la crise économique canadienne » est en ligne.

Depuis hier, le webdocumentaire de l’Office national du film du Canada – ONF – est en ligne avec ces premiers récits. Un projet ambitieux qui veut documenter, au jour le jour, l’effet de la crise économique au Canada.

Le projet consiste à suivre pendant une année, plusieurs personnages sur fond de crise économique. Le site mettra en ligne cinq courtes vidéo ou essais photographiques par semaine. Récits qui se suivront, mais surtout qui se recouperont et se répondront.

C’est en tant que réalisateur de deux histoires en développement – dont « Alison et Robert » avec un premier épisode déjà en «S’endetter malgré la dette» – et de quelques reportages photographiques en court de montage et de réalisation, que je participe à ce projet.

Déjà, on en parle dans les médias francophones : ce matin Stéphane Baillargeon dans sa chronique Médias dans  Le Devoir, intitulé « ONF: portrait de groupe », et dans l’éditorial de Marie-Claude Loiselle du dernier numéro de septembre du magazine de cinéma 24 images (l’article devrait être en ligne dans les prochaines semaines).

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De retour…

30 août 2009
En route vers Kampala, Ouganda, 25 août 2009
En route vers Kampala, Ouganda, 25 août 2009

Montréal — Me voilà donc de retour à la maison, après ce premier voyage dans le Nord de l’Ouganda. Je reviens fatigué et un peu grippé. Mais surtout avec un horaire bien chargé pour les prochaines semaines.

De ce court voyage de recherche à l’Hôpital Lacor, je dois maintenant en faire une proposition de projet documentaire. Ce qui n’est pas une mince affaire : je dois mettre de l’ordre dans les notes, les idées, les images, pour tenter d’en faire sens.

En plus de ce projet d’écriture, je replonge dans la production du webdocumentaire Pib-Gdp avec l’équipe de l’Office national du film du Canada – ONF. Projet dont le lancement est prévu quelque part en septembre. D’ici là, encore quelques tournages et essais photo à réaliser.

*

Juste avant mon départ de Gulu, j’ai fait une entrée sur le blogue du projet Pib-Gdp au sujet de la crise économique qui rejoint aussi les populations du Sud, dont celle de ce pays d’Afrique.

Autre statistique : Dans le Nord de l’Ouganda, 65 % de la population vit dans la pauvreté extrême, c’est-à-dire avec moins de 2 $ américain par jour, contre 35 % dans le reste du pays. Ce qui s’explique en partie par le fait que la région sort à peine d’une vingtaine d’années de guerre où la population civile s’est retrouvée prise en otage.

Région qui aujourd’hui peine à se sortir de la pauvreté et où la malnutrition risque de se transformer dans les prochaines semaines en famine. Pour Thomas, l’éducateur en santé qui fait le lien entre l’hôpital et la communauté avec ses conseils de base, il n’y a pas de doute, le manque de pluie dans les mois de mars et avril dernier, cause aujourd’hui d’importantes carences alimentaires : « On le voit avec le nombre d’enfants admis dans le département de pédiatrie. Les cas de malnutrition sont plus nombreux et les autres infections peuvent être plus sévères pour ces enfants, dont la malaria qui reste la plus importante cause de mortalité chez les petits. »

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Le webdocumentaire Pib-Gdp…

23 juillet 2009
Val d'Or, Québec, septembre 2008
Val d’Or, Québec, septembre 2008

… va bon train.

En plus d’une rencontre à Montréal en juin dernier pour une série d’ateliers avec l’ensemble de l’équipe, les différents tournages et prises de vue photographique avancent. Un certain nombre de clips doivent être terminés pour la mise en ligne du site toujours prévu pour la fin août, début septembre. Il faut donc prendre de l’avance.

De ce grand projet documentaire pour le web, un blogue invite les gens à participer. Je viens juste de mettre un premier texte : « Premières réflexions sur ce projet de webdocumentaire »

À suivre

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Blogue et assiduité

21 juin 2009

Rimouski, septembre 2008
Rimouski, septembre 2008

Il n’est vraiment pas facile d’entretenir un blogue avec une bonne fréquence. Mes longs silences des derniers temps sont dus en grande partie au fait que je tente de compléter le scénario de « Quand le Sud monte au Nord », un exercice difficile qui m’empêche, en quelque sorte, d’écrire et même de lire autre chose. Cela est sans compter quelques autres projets sur lesquels je travaille, dont le webdocumentaire avec l’Office national du film — Onf — où je suis réalisateur et photographe. Vous verrez les premières séquences de ce documentaire interactif autour de la mi-août. Entre temps nous sommes une bonne équipe, d’un océan à l’autre, à suivre nos personnages sur fond de crise économique.

Dans les prochains jours je devrais me remettre un peu plus régulièrement à cet exercice d’écriture « blogue ». Parce qu’en plus de déposer d’ici peu une première version de mon scénario à mes producteurs — Virage devenu depuis Specta Virage Media –, je prends la route du Québec en direction des Îles-de-la-Madeleine. Une dizaine de jours de congé où j’en profiterai pour faire un peu de photographie… et continuer à travailler dans un décor de dunes, où de longues marches ponctueront la journée.

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Quelle sortie de crise ?

8 mai 2009
Newcastle, avril 2009
Newcastle, avril 2009
Chicago, décembre 2008
Chicago, décembre 2008

Dans la chronique de Gérard Bérubé dans le quotidien Le Devoir d’hier, on peut lire que : « Du point de vue statistiques économiques, nous sommes passés d’une période du «moins pire que prévu» à celle d’une décroissance moindre faisant espérer que le pire serait derrière nous, que le creux de la récession a été atteint au premier trimestre. […]

« Finalement, il serait permis de rêver d’une fin de récession et d’un retour à la croissance économique dans moins de quatre mois.

« Finalement, donc, l’année 2009 pourrait ne pas être si noire. Ce serait du moins le cas de ce côté-ci de l’Atlantique. Car sur l’autre rive, dans une Europe dont le modèle communautaire a surtout montré ses rigidités et ses inefficacités durant cette crise, on en est encore à craindre les chocs sociaux devant la montée attendue du chômage» (C’est moi qui souligne.)

Alors si je comprend bien, en plus de dire que de ce côté-ci nos gouvernements ont été efficaces, il nous annonce une reprise de l’économie et une augmentation des pertes d’emploi. Doit-on se réjouir de cette reprise financière au détriment du chômage qui augmente ? À lire cette chronique, il semble que oui. Par ailleurs, l’auteur confirme, en d’autres mots, ce que Gilles Courtemanche dénoncait il y a quelques semaines : soit le manque de réaction, voire même le manque d’indignation, ici en Amérique,  face à la gestion des dirigeants d’entreprise, à l’inaction de nos gouvernements et aux pertes d’emploi (voir «Crise économique et mépris… Et l’indignation dans tout ça ?»).

De plus, cette « sortie » de crise permettra-t-elle de revoir certains disfonctionnements cruels de nos économies ? Remettra-t-elle en cause ce  laisser-faire coupable de tant de maux sociaux ?

Sur la même page du journal on peut lire que selon l’organisation américaine de journalisme d’investigation, le Center for Public Integrity, « les banques américaines et européennes n’ont pas été des victimes de la crise financière qui a éclaté aux États-Unis en 2008, mais sont coupables de l’avoir délibérément provoquée. […] » À lire !

Après de tels constats, que doit-on espérer de la « reprise » économique ?

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