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« Émeutes en Angleterre – Le désespoir »

10 août 2011
Dance City, Newcastle, 6 avril 2009

 

Suivant l’actualité des derniers jours, je ne peux m’empêcher de reprendre mon blogue avec cette photographie du Dance City à Newcastle en Angleterre, alors que je travaillais sur la recherche d’un projet de documentaire Quand le Sud monte au Nord.

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J’en profite aussi pour citer longuement l’excellent éditorial de Serge Truffaut dans Le Devoir. Pour ce commentateur, « Ces émeutes […] traduisent le ras-le-bol d’une classe qui n’a plus rien à perdre. Mieux ou pire, c’est selon, cette flambée de violence était prévisible. »

Il poursuit : «  […] si les jeunes Anglais ne revendiquent pas, c’est parce qu’ils sont plus désespérés que leurs homologues du continent. Ils se sentent «abandonnés» par l’État, «méprisés» par ce dernier qui méprisait déjà leurs parents. Oui, on a assisté à l’émergence de ce que les sociologues appellent une underclass, une sous-classe. De quoi s’agit-il? De familles dont les membres ne travaillent plus depuis deux générations, depuis vingt ans.

« […] le résultat est effarant. Il ne peut être qualifié autrement. […]

« Pendant que le gouvernement lessivait d’un côté, ils engraissaient de l’autre. Après 20 ans de politiques faites contre les classes moyennes et les foyers à revenu modeste, les riches ont encaissé, encaissé. De telle sorte qu’aujourd’hui la concentration des richesses est revenue au niveau enregistré dans les années… 30! On voudrait provoquer un sursaut de violence qu’on ne s’y prendrait pas autrement. S’il est vrai qu’il y a des pillards parmi ceux qui ont fait le coup de poing avec les policiers, il est tout aussi vrai qu’il y en a de l’autre côté. Mais ces derniers sont de qualité… supérieure! »

 

Et dire qu’il y a plein de commentateurs et de média qui feignent d’être surpris de cette réaction.

 

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Spectacle de fin d’atelier au Dance City

14 mai 2009
Dance city
Dance city
Spectacle de fin d'atelier au Dance City
Spectacle de fin d’atelier au Dance City, Newcastle, 9 avril 2009
Rokas et sa partenaire au Dance City, Newcastle, avril 2009
Rokas et sa partenaire au Dance City, Newcastle, 9 avril 2009

Pour poursuivre dans la série photos de scènes.

Je n’avais pas encore montré les photographies du spectacle qui résultait du workshop de danse et de percussion animé par Beto et Juniho d’Afro Reggae au Dance City de Newcastle.

Nous sommes donc jeudi après-midi, après seulement trois jours et demi d’ateliers. Les jeunes sont fébriles. Après une répétition générale le matin (voir plus tôt sur mon blogue), les voilà enfin prêts pour se lancer dans l’arène.

Et quel spectacle! Aux carences du manque d’expérience de certains, Beto a su improviser une chorégraphie où les mouvements et les rythmes afro-brésiliens ont été incorporés dans une performance bien contemporaine. Mais plus que tout, un sentiment d’appartenance et d’accomplissement se lisait sur tous les visages.

C’est Rokas du Bad Taste Cru qui ouvre le bal – voir les images de l’entrée précédente – et qui le clôt, avec la présentation d’une performance qu’il a chorégraphiée avec sa partenaire en vue d’une compétition le lendemain à Londres.

Les spectateurs sont impressionnés par un tel résultat. Bien entendu, la directrice du Dance City, Paul Heritage du People’s Project Palace et Beto et Juniho d’Afro Reggae sont très heureux.

Pour leur part, les membres du Bad Taste Cru dont Rokas, ont bien hâte de retrouver Afro Reggae. Parce qu’à l’automne prochain, ce sont huit Brésiliens qui sont attendus à Newcastle pour y donner des ateliers, mais aussi et surtout, pour participer à une session intensive de création avec cette troupe de breakdancer.

En partie, le sujet de mon film « Quand le Sud monte au Nord ».

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La troupe Bad Taste Cru

22 avril 2009
Bad Test Crew, Dance City, Newcastle, 6 avril 2009
Bad Taste Cru, Dance City, Newcastle, 6 avril 2009

Ils sont une dizaine que la passion de la danse lie. Au départ le groupe Bad Taste Cru est d’origine Irlandaise du Nord. Mais à y regarder de plus près, même cette homogénéité apparente cache une réalité bien irlandaise.

Cette troupe de danse a vu le jour au lendemain de l’attentat le plus meurtrier d’Irlande du Nord. Nos sommes le 15 août 1998 à Omagh, après les Accords du Vendredi Saint qui ont instauré un fragile processus de paix qui dure depuis. C’est par cet événement où 29 personnes sont tuées que l’IRA véritable se fait connaître du grand public. Cette organisation dissidente de l’Armée républicaine irlandaise (IRA) signataire des accords, réclame toujours une République Irlandaise.

Contre toute attente, au lendemain de cet attentat, la population locale s’unit contre l’IRA véritable et en faveur de la paix et ce, bien au-delà du clivage religieux qui trace la frontière entre les ennemis de ce conflit fratricide. « Personne ne pouvait imaginer que la population catholique et protestante s’unirait à ce point pour la paix, me confit Darren l’un des membre fondateur du groupe. Une première depuis ces longues années de conflit. »

Bad Taste Cru est né de ces cendres. Quelques jeunes férus de Hip Hop et de culture autre que traditionnelle dans laquelle les deux camps s’étaient retranchés, se sont réunis. Ils étaient catholiques ou protestants, mais cela n’avait aucune prise sur eux. Ils voulaient évoluer dans une autre histoire, ils voulaient faire du Street et du Break Dance. Leur mixité religieuse qui n’est toujours pas au goût du jour ainsi que le désir de s’exprimer dans une culture qui n’est « pas » leur, les ont obligé à s’exiler. Cette culture ouverte sur le monde les a amenés à se retrouver ailleurs.

C’est dans les rues de Newcastle que Bad Taste Cru a élu domicile. Aujourd’hui, après des années sans ressources ni facilité, les voilà en résidences au Dance City. En plus d’un domicile fixe, ils sont maintenant appelés à se produire partout en Grande-Bretagne et ailleurs, sur les scènes de compétitions de cette danse de performance. Parfois, certains d’entre eux retournent en Irlande du Nord pour quelques spectacles mais surtout le temps d’y faire des ateliers de Street Dance auprès des jeunes de leur communauté.

Parce que cela aussi fait partie de leur philosophie : redonner à la communauté ce qu’ils ont appris.

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Dernier jour d’atelier

9 avril 2009

 

Dance City
Dance City Workshop avec Afro Reggae, Newcastle, 9 avril 2009
Dance City workshop avec Afro Reggae, Newcastle, 9 avril 2009

 

Newcastle – L’atelier d’aujourd’hui prend une autre dimension.

En plus d’être le dernier jour qui se terminera par une présentation de la chorégraphie, Juniho anime un atelier de percussion.

L’ensemble des trois étages de Dance City vibre aux rythmes brésiliens. En fait, ils sont une trentaine à se partager tambours, tamtams et bidons de métal et de plastique. Ces derniers sont du matériel recyclé qu’Afro Reggae, mais surtout la troupe Afro Lata (traduction libre « Afro métal » pour bidon de métal) maîtrisent à merveille. Juniho est dans son élément.

Après la pause, une dernière répétition de la chorégraphie avec Beto. Les jeunes sont fébriles.

  

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Dance City Workshop

8 avril 2009

 

Dance city
Dance City
Dance City
Dance city
Dance City
Dance City, Newcastle, les 6 et 7 avril 2009

 

Newcastle - Premiers jours d’ateliers de danse et de percussion avec les jeunes de Newcastle et Afro Reggae.

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Dance City in Newcastle

6 avril 2009

 

Dance City, Newcastle, 6 avril 2009
Dance City, Newcastle, 6 avril 2009

Newcastle, Angleterre - Sur le sol du hall du Dance City.

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