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Cse Pa Fòt Mwen

16 juin 2010
Grand-Rue, Port-au-Prince, 18 janvier 2010
Port-au-Prince, Haïti, janvier 2010

Montréal — Ce matin, je m’envole pour Port-au-Prince, cinq mois après le séisme. Cette fois-ci, c’est en tant que coréalisateur et caméraman d’une petite équipe que je retourne en Haïti pour le tournage de «Cse Pa Fòt Mwen» — titre de travail —, un documentaire de 52 minutes qui sera diffusé sur les ondes de Radio-Canada.

Que vais-je y retrouver ? L’état de crise sera certainement passé, du moins, la première torpeur observée au lendemain du séisme. Qu’en est-il de ce centre-ville, de cette Grand-Rue détruite ? De cette ville effondrée à plus de 80 % dans bien des quartiers ? De ces abris de fortune des premières heures, transformés en camps de réfugiés urbains, ouverts aux intempéries dont la saison ne fait que commencer ?

Cette fois-ci, c’est avec une équipe réduite que je séjournerai dans la capitale pour une quinzaine de jours. Au son, je serai accompagné par Sylvain Vary et à la coréalisation Réal Barnabé qui signe aussi l’idée originale. Réal a l’avantage de bien connaître ce pays pour y avoir voyagé et travaillé à plusieurs occasions depuis les années 70.

Je tenterai donc d’alimenter mon blogue avec quelques entrées au fil des rencontres et des tournages. Si le temps me le permet.

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«Cse Pa Fòt Mwen»

Idée originale : Réal Barnabé ;

Scénario original : Jocelyn Barnabé et Réal Barnabé

Réalisation : Dominic Morissette et Réal Barnabé ;

Direction photo : Dominic Morissette

Son : Sylvain Vary

Direction de production : Isabelle Thiffault

Production : Yves Bisaillon et Jacques W. Lina

Une production d’Orbi XXI.

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En janvier dernier, c’est avec le CECI que j’ai fait mes premiers pas à Port-au-Prince,  quelques jours au lendemain du terrible séisme.

Projets en production , , , , , , , ,

Sous la cagoule, un voyage au bout de la torture

8 décembre 2009
Affiche de film "Sous la cagoule..."
Affiche de film “Sous la cagoule…”

À ne pas manquer : « Sous la cagoule, un voyage au bout de la torture » (bande annonce) de Patricio Henriquez, Prix Jutra 2009 du meilleur film documentaire, sera diffusé sur les ondes de Télé-Québec, le mercredi 9 décembre à 20 h. dans le cadre de l’émission DOCS PLUS (en rediffusion: jeudi 10 décembre 22 h 30 et samedi 12 décembre 21 h 50).

J’invite tous nos politiciens (en particulier notre premier ministre Steven Harper, son ministre des affaires étrangères et Michael Ignatieff très ambigu sur la question), nos hauts gradés militaires, de même que ceux et celles qui croient encore justifié le recours à la torture dans certaines circonstances, à regarder ce documentaire.

« Sous couvert de guerre contre le terrorisme, des victimes sont aujourd’hui torturées en toute impunité par des États démocratiques sûrs de leur bon droit. Revenant sur l’historique de la torture et le passé peu glorieux d’une Amérique souvent complice des tortionnaires, le documentaire Sous la cagoule, un voyage au bout de la torture donne un vrai visage à la souffrance et sonne l’alarme face à une nouvelle barbarie qui s’institutionnalise. »

D’ailleurs, est-ce un film comme celui-là qui pousse le gouvernement Harper à couper ou modifier le mode de financement du documentaire au Canada? Une autre façon de museler les voix divergentes?

Restons vigilants: le couperet dont est victime Alternatives à Montréal que  je mentionnais hier, répond aussi à une logique de bâillon dont notre gouvernement conservateur abuse.

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C’est en tant que directeur de la photographie et caméraman que j’ai eu la chance de travailler sur cet important documentaire de Patricio Henriquez. Ces tournages nous ont menés à Kaboul et dans le Sud de l’Afghanistan, au Guatemala, au Canada et à Beyrouth, au Liban, où nous avons rencontré un ancien détenu d’Abou Ghraib en Irak.

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Ajoutons notre nom sur les groupes Facebook «Sauvons le documentaire» et «Sauvons Alternatives» qui dénoncent les politiques rétrogrades du gouvernement Harper.

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Les Rendez-vous du cinéma québécois

22 février 2009

Cette année, Les rendez-vous… présentent deux films auxquels j’ai participés en tant que caméraman et directeur de la photographie.

Dans la série « Les incontournables docs »:

Le magicien de Kaboul, un film de Philippe Baylaucq.


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« Sous la cagoule… » un film de Patricio Henriquez

22 février 2009
Sous la cagoule Affiche du film

C’est en tant que directeur de la photographie et caméraman que j’ai eu la chance de travailler sur ce film de Patricio Henriquez, un difficile voyage au coeur de la torture. Ces tournages m’ont mené, avec Patricio, dans le Sud de l’Afghanistan, au Guatemala, en passant par le Canada et Beyrouth où un ancien détenu d’Abou Ghraib en Irak, témoigne de son expérience.

Synopsis:

Depuis le 11 septembre 2001, la pratique millénaire de la torture a subi des changements importants. L’idée selon laquelle les sévices de tout ordre sont nécessaires  donc justifiables  dans la guerre contre le terrorisme a réussi à teinter le débat public. Les victimes n’ont ainsi aucun droit. Leur existence même est niée. Elles peuvent disparaître pendant des années, transportées dans de longs vols clandestins vers des destinations inconnues. Ce documentaire retrace les histoires de quelques survivants de cette torture globalisée. Des survivants de lieux sinistres comme Abou Ghraib, Bagram ou Guantanamo. Et pour ceux qui auraient pu croire que les photos d’Abou Ghraib n’illustraient qu’un fait isolé et exceptionnel, le film propose un voyage dans le temps et dans l’espace, depuis l’Argentine vers le Guatemala et jusqu’au Moyen-Âge de la Sainte Inquisition.

« Sous la cagoule, un voyage au bout de la torture » est produit et réalisé par Patricio Henriquez (Macumba) et coproduit par Colette Loumède pour l’Office national du film du Canada. Le film a été rendu possible grâce à la participation de Téléfilm Canada, de la SODEC, du Fonds Rogers pour le documentaire et avec la collaboration de Télé-Québec qui le diffusera prochainement.

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« Le magicien de Kaboul », un film de Philippe Baylaucq

22 février 2009
Le magicien de Kaboul Affiche du film


Bernard Perusse – The Gazette

« Un beau film »
Odile Tremblay – Le Devoir

« Le magicien de Kaboul est un très beau film, qui ne sombre jamais dans le sensationnalisme ou le mélodramatique. »
Sophie Bernard – Le Lien Audiovisuel

« …bouleversant… »
Martin Gignac – Ici

« Un message d’espoir qui ne laissera personne indifférent »
Cinema Montréal

« Le magicien de Kaboul », un  film de Philippe Baylaucq

En 2001, Haruhiro Shiratori perd son fils unique dans l’effondrement des tours du World Trade Center. Au lieu de s’enfermer dans la douleur, il choisit d’aller à la rencontre du peuple afghan et de lui venir en aide, afin que de tels attentats ne se reproduisent plus. Philippe Baylaucq a filmé – pendant plus de quatre ans et sur trois continents – la quête de ce Don Quichotte japonais qui rêve de construire un centre culturel pour les enfants de Kaboul.

Partout où on l’invite, Shiratori évoque le drame des enfants afghans. Il prêche, convainc, récolte des fonds sans relâche avec une détermination qui force l’admiration. À travers cette quête humaniste parsemée d’embûches, on découvre le voyage initiatique de ce père qui, en brisant le cycle de la violence, tente de se réconcilier avec son fils décédé.

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À quelques reprises, lors de mes différents voyages en Afghanistan,  j’ai pu tourner des images d’Haruhiro Shiratori. J’ai aussi eu la chance de croiser Philippe Baylaucq à Kaboul entre autre, lors du tournage de Chroniques afghanes.


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Chroniques afghanes – le film

30 janvier 2009

affchroniques
Le film

Depuis la chute du régime taliban en 2001, l’Afghanistan vit à l’heure du renouveau. Les élections présidentielles de 2004 et les législatives de 2005 témoignent du processus démocratique dans lequel est engagé le pays. Kaboul, la capitale, connaît aujourd’hui une véritable effervescence et une certaine liberté d’expression prévaut à la une des journaux.

Chroniques afghanes s’intéresse au groupe de presse Killid Media qui comprend deux magazines (Killid et Mursal, son pendant féminin) et une station de radio. Le documentaire expose le mode de fonctionnement de ce véritable phénomène médiatique. Ce faisant, il brosse le portrait d’un pays en chantier qui rêve à son avenir, tout en présentant les enjeux auxquels doit faire face la société émergente.

Au milieu de ce gigantesque élan de reconstruction, Chroniques afghanes dépeint les déchirements d’une société en mutation. À travers le phénomène Killid qui se veut un acteur de changement, surgit une parole qui s’affranchit du poids du passé et défriche de nouveaux espaces de liberté. Par son contenu populaire et accessible, cette nouvelle presse où les femmes occupent une place centrale lutte contre l’analphabétisme et l’ignorance. Face aux préjugés et aux tabous, le film prend la mesure de l’évolution des mentalités dans un pays qui chemine vers la modernité tout en restant profondément attaché aux valeurs de sa culture.

En suivant la distribution de l’hebdomadaire Killid à travers la ville, Chroniques afghanes nous ouvre sur la réalité d’un pays en devenir. La caméra discrète et attentive de Dominic Morissette alterne les séquences prises sur le vif dans les rues de Kaboul et les entrevues plus intimes, où les Afghans nous livrent en privé leurs espoirs et leurs craintes. Sur le terrain, les acquis demeurent fragiles. Insécurité grandissante, inégalités criantes, menace d’un retour des talibans : qu’adviendra-t-il du rêve d’affirmation de ce pays en quête de nouveaux repères ?

2007 – 52 min 33 s


Avec Kamal Nassir, Farooq Wurukzai, Marzia Monsif, Hafiza Rahim, Amena Mayar, Nargis Hashimi, Mahbooba Karimi, Jawed, Abdul Khafar, Mastura Maqsudie, Hazmudin, Fils De Nezamudin et Ghlum Haidar Hairavi

Réalisation, prise de son et caméra Dominic Morissette

Collaboration à la réalisation et caméra Catherine Pappas

Recherche et scénarisation Dominic Morissette et Catherine Pappas

Montage Myriam Poirier

Montage sonore Martin Allard et Simon Gervais

Production Nathalie Barton (InformAction) et Yves Bisaillon (ONF)

Produit par InformAction en coproduction avec l’Office national du film du Canada

Avec la collaboration de Radio-Canada et RDI

Avec la participation financière de Québec – Crédit d’impôt cinéma et télévision – Gestion SODEC

SODEC – Société de développement des entreprises culturelles – Québec

Rogers Documentary Fund

Fonds canadien de télévision

FCT : programme de droit de diffusion,

Canada – Crédit d’impôt pour film ou vidéo canadien

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