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« Sous la cagoule… » finaliste et « PIB » nominé aux prix Gémeaux

19 juin 2010
Affiche de film « Sous la cagoule… »

Port-au-Prince – J’apprend que le film de Patricio Henriquez, « Sous la cagoule, voyage au bout de la torture » dont j’ai fait une parti de la direction photo (Afghanistan, Guatemala, Beyrouth, Canada), vient de se mériter le prix Gémeaux de Meilleur documentaire société. Bravo Patricio pour ce film important!

Aussi, le projet de web documentaire de l’ONF, PIB l’indice humain de la crise économique canadienne auquel je participe comme réalisateur sur le terrain et photographe a été nominé dans la catégorie pour meilleur documentaire, affaires publiques Web. Un très beau travail d’équipe toujours en production!

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Premières impressions

19 juin 2010
Centre-ville de Port-au-Prince, 19 janvier 2010

Port-au-Prince – Comme je l’imaginais le jour de mon départ, la torpeur des premières heures a laissé place à la nouvelle réalité. Ici le mot résilience prend tout son sens.

Port-au-Prince ne ressemble plus à ce que j’ai vu en janvier, au lendemain du séisme. Les gravats qui jonchaient les rues ont été pour la plupart retirés sinon poussés sur les côtés. Partout des monticules de ciment concassé et de poussière. Les trottoirs pullulent d’activités qui débordent sur les rues, ce qui aggrave le problème de circulation déjà criant. Des passants partout ; des écoliers et écolières, sac au dos, qui vont ou viennent de l’école, à toute heure de la journée. La ville grouille de petites besognes. Tous les espaces libres sont pris d’assaut par des tentes collées les unes sur les autres. Certainement une majorité de citadins vivent encore sous la tente: dans les camps ou dans leur jardin, pour les plus chanceux.

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En tant que coréalisateur et caméraman, il m’est difficile de faire de la photographie. Je reviens donc sur les quelques images prise en janvier dernier, au lendemain du séisme. Je tenterai de me reprendre au cour des prochains jours.

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Cse Pa Fòt Mwen, un court résumé

18 juin 2010
Port-au-Prince, Haïti, 19 janvier 2010

Port-au-Prince Par Réal Barnabé : « Depuis la visite de la reporter de Radio-Canada Judith Jasmin à Port-au-Prince en 1959, les journalistes canadiens ont une longue histoire de fréquentation avec Haïti. Parmi eux, moi, Réal Barnabé, journaliste et fondateur du Réseau Liberté. Observateur privilégié du terrain, force m’a été d’admettre que rien ne changeait vraiment depuis 50 ans.

Puis, le 12 janvier dernier un tremblement de terre est venu bouleverser le paysage tant géographique que politique et humain. Prenant appui sur le documentaire de 1959, je remets en scène des lieux et des personnages dans un Port-au-Prince en reconstruction au sens propre et figuré. Loin du reportage d’information, cet aller-retour sur un demi-siècle de distance permet une analyse toute autant décalée que prospective d’un pays condamné à la reconstruction et qui sait… à la renaissance.

Un documentaire de blessures mais surtout de promesses. »

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Cse Pa Fòt Mwen

16 juin 2010
Grand-Rue, Port-au-Prince, 18 janvier 2010
Port-au-Prince, Haïti, janvier 2010

Montréal — Ce matin, je m’envole pour Port-au-Prince, cinq mois après le séisme. Cette fois-ci, c’est en tant que coréalisateur et caméraman d’une petite équipe que je retourne en Haïti pour le tournage de «Cse Pa Fòt Mwen» — titre de travail —, un documentaire de 52 minutes qui sera diffusé sur les ondes de Radio-Canada.

Que vais-je y retrouver ? L’état de crise sera certainement passé, du moins, la première torpeur observée au lendemain du séisme. Qu’en est-il de ce centre-ville, de cette Grand-Rue détruite ? De cette ville effondrée à plus de 80 % dans bien des quartiers ? De ces abris de fortune des premières heures, transformés en camps de réfugiés urbains, ouverts aux intempéries dont la saison ne fait que commencer ?

Cette fois-ci, c’est avec une équipe réduite que je séjournerai dans la capitale pour une quinzaine de jours. Au son, je serai accompagné par Sylvain Vary et à la coréalisation Réal Barnabé qui signe aussi l’idée originale. Réal a l’avantage de bien connaître ce pays pour y avoir voyagé et travaillé à plusieurs occasions depuis les années 70.

Je tenterai donc d’alimenter mon blogue avec quelques entrées au fil des rencontres et des tournages. Si le temps me le permet.

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«Cse Pa Fòt Mwen»

Idée originale : Réal Barnabé ;

Scénario original : Jocelyn Barnabé et Réal Barnabé

Réalisation : Dominic Morissette et Réal Barnabé ;

Direction photo : Dominic Morissette

Son : Sylvain Vary

Direction de production : Isabelle Thiffault

Production : Yves Bisaillon et Jacques W. Lina

Une production d’Orbi XXI.

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En janvier dernier, c’est avec le CECI que j’ai fait mes premiers pas à Port-au-Prince,  quelques jours au lendemain du terrible séisme.

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PIB remporte un Numix!

8 mai 2010

Le documentaire Web PIB – L’indice humain de la crise économique canadienne – remporte le Prix NUMIX de la meilleure production originale d’information et magazine.

C’est avec un peu de retard que je souligne l’attribution d’un prix prix NUMIX dans la catégorie Production originale – Information et magazine, au documentaire Web interactif PIB de l’Office national du film du Canada. Un travail d’équipe, d’une mer à l’autre, auquel j’ai le plaisir de faire parti.

D’ici les prochains jours, deux nouvels épisodes des récits sur lesquels je travaille (Alison et Robert et La Boite à bleuets), de même qu’un essai photographique que j’ai fais à Dolbeau au Lac Saint-Jean.

À suivre.

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De retour à Alma

28 avril 2010

Alma – Je brise le silence de l’endroit où j’ai écrit mes derniers entrés. (Les deux dernières semaines m’ont tenu loin de l’internet et de mon blogue…)

Je suis de retour à Alma pour le projet de documentaire web PIB. Je viens tout juste d’arriver, après plus de cinq heures de voiture. Je devrais être ici jusqu’à samedi matin.

Ce nouveau séjour dans la région me permettra de tourner le troisième épisode du récit « La boite à bleuets » et aussi d’y réaliser un essai photographie à Dolbeau-Mistassini qui vit une grande crise de l’emploi avec la fermeture de l’usine de pâte et papier AbitibiBowater.

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Au moment où j’arrive et reprends contact avec le net, j’apprends que le projet PIB est finaliste au NUMIX – premiers prix d’excellence en production multimédia au Québec.

Une bonne nouvelle à suivre.

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Et toujours sur ce webdocumentaire, je vous réfère au blogue du site où Hélène Choquette, la réalisatrice coordonnatrice du projet, explique ce qu’est l’approche documentaire de ce documentaire web, après six mois de mise en ligne.

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Rue du Sacré-Coeur, Alma

31 mars 2010
Rue Sacré-Coeur, Alma, 20 août 2008

Alma – La rue du Sacré-Coeur tel que je l’ai vue en août 2008, lorsque je travaillais sur un projet photographique d’abécédaire pour enfant — le livre n’est toujours non publié.

C’est ici même que la Boite à bleuets a élu domicile au cours de l’année 2009. La Boite qui est le théâtre d’un nouveau récit que je réalise avec le projet de documentaire web, Pib ou l’indice humain de la crise économique canadien de l’Onf.

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«Maintenant, on fait quoi?»

9 mars 2010

«Durant des années, la Boîte à bleuets a accumulé les succès en cherchant à dynamiser la vie culturelle d’Alma. Mais là, la crise frappe et l’avenir de la Boîte est menacé.»

Quand j’étais à Alma, au Lac Saint-Jean le mois dernier, c’est avec les gens de la Boite à bleuets que j’ai passé quelques jours pour ce nouveau récit du projet PIB de l’Onf. J’y ai rencontré une belle gang que j’aurai la chance de revoir au cours des prochaines semaines.

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Réalisation sur le terrain, caméra et son: Dominic Morissette

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«Les derniers chasseurs du petit havre»

5 mars 2010
Huntley et Cecil David, Petit-de-Grat,
Nouvelle-Écosse, août 2001
© D Morissette et C Pappas

En 2003, je signais mon premier film, « Les derniers chasseurs du petit havre » coréalisé avec Catherine Pappas dont voici un court synopsis :

Les derniers chasseurs du petit havre trace le portrait de la communauté côtière de Petit-de-Grat, en Nouvelle-Écosse, quelques années après le moratoire sur la morue et la fermeture de l’usine de transformation de poisson.

À travers la résistance d’un personnage central — Huntley David, dernier pêcheur en droit de pêcher le poisson de fond — et la mémoire d’une communauté, celle de Petit-de-Grat, ce documentaire évoque l’histoire de la morue qui est, rien de moins, l’histoire de l’Atlantique. Une aventure qui remonte à plus d’un millénaire. Un dernier épisode, tragique, celui d’une génération qui a vu s’éteindre à la fois un poisson et un mode de vie.

Le document suit le fil des saisons et devient support à la mémoire des habitants de l’île, d’un peuple menacé par les schémas de développement moderne.

Les derniers chasseurs… a été coproduit par Quai no 7, soit Catherine Pappas et moi, et Lucie Pageau des Productions Multi-Monde.

À sa sortie, le film a été en nomination pour le prix Jutra du meilleur documentaire.

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Pour ceux et celles qui n’auraient pas eu la chance de votre notre film, il sera présenté au Festival Pêcheurs du monde, à Lorient en France. La projection aura lieu le samedi 13 mars à 14 h.

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«Les pauvres, c’était les autres»

1 mars 2010

«Yves avait un emploi très bien rémunéré. Puis, du jour au lendemain, plus rien. « Avant, j’étais bénévole à la banque alimentaire. Maintenant, je suis un bénéficiaire ».»

Avec «Les pauvres, c’était les autres» est le nouvel épisode de «Vivre et survivre en ville» du webdocumentaire PIB ou l’indice humain de la crise économique canadienne de l’ONF.

C’est aux Compagnons de Montréal, dans le quartier Rosemont de Montréal que j’ai tournée cet épisode.

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À mon retour de tournage avec Yves, j’écrivais sur mon blogue et celui du projet PIB :

Ma dernière rencontre était avec Yves. Un homme d’à peine cinquante ans, en forme, qui a toujours travaillé et qui veut travailler. C’est la première fois qu’il se retrouve sans emploi. Ses prestations d’assurance-chômage sont terminées. Depuis trois ou quatre semaines, il a recours à une banque alimentaire du quartier. « Avant, c’était moi qui donnais. J’avais un bon salaire, je donnais et faisais même du bénévolat. » Aujourd’hui, c’est à son tour de demander de l’aide. « Je n’ai jamais pensé que cela m’arriverait. » Il poursuit : « On me dit : ou bien j’ai besoin d’un secondaire cinq, parce que je n’ai qu’un secondaire trois avec trente années d’expérience à l’ouvrage ; ou bien l’on me dit que je suis trop vieux. » Je lui ai demandé de reprendre cette dernière phrase parce que la caméra ne roulait plus.

Il est trop vieux ?!? Il a à peine cinq ou sept ans de plus que moi. Que fait-on quand on nous déclare trop vieux à cinquante ans ?

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Réalisation sur le terrain, caméra et son: Dominic Morissette

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