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Articles taggués ‘Droits et démocratie’

Harper est actif sur tous les fronts – II

2 mars 2010

Le Devoir poursuit son excellent travail d’investigation sur le gouvernement Harper et ses agissements, souvent antidémocratiques et à contre-courant des valeurs qui définissaient jusqu’à récemment le Canada.

Ce matin, la manchette est sans équivoque : « Censure à Ottawa : trois ministres soupçonnés » avec comme sous-titre « [le ministre] Paradis n’est pas le seul visé par une enquête de la commissaire à l’information ». Nous pouvons lire : « S’agit-il d’allégations d’interférences de la part de l’entourage des ministres ? « C’est ça » a répondu Suzanne Legault [la commissaire] ».

Pour continué avec l’organisme Droits et démocratie

Hier dans le même journal, le directeur Bernard Descôteaux écrit en éditorial « Ce qu’il ne pouvait faire directement, le gouvernement Harper l’a fait indirectement […] » Il termine son article intitulé « Droits et démocratie : la Tutelle » : « Le message est clair pour toutes les organismes canadiens œuvrant en matière de développement. Ils devront agir en conformité avec les valeurs du gouvernement conservateur. » [C'est moi qui souligne]

De son côté, Agnès Gruda de La Presse s’est intéressée à la candidature de Gérard Latulippe à la barre de Droits et démocratie : « Un homme et ses zigzags ».

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Quand Harper suit les traces de Bush fils

28 février 2010

Dans Le Devoir de ce week-end, c’est au tour de trois signataires d’une lettre ouverte de porter notre attention sur les agissements du gouvernement Harper en ce qui concerne l’égalité des femmes et son idéologie ultraconservatrice. Dans leur texte « Des attaques contre l’égalité des femmes » elles vont dans le même sens que la chroniqueuse du Devoir Manon Cornellier qui disait plus tôt cette semaine que la nouvelle orientation du gouvernement Harper « fait craindre un glissement à la George W. Bush qui a mis fin au financement d’organisations qui défendaient l’accès à des services sécuritaires d’interruption volontaire de grossesse. »

Les auteures dénoncent les nouvelles orientations imposées à l’Agence canadienne de développement internationale – Acdi – par la ministre Bev Oda.

« En refusant de financer des programmes qui respectent les droits des femmes à cet égard, notamment le droit à des services de contraception et de santé génésique, vous permettez aux divergences idéologiques d’entraver l’accès à de bons soins de santé et à l’égalité entre les sexes.

« Certes, la vaccination, l’accès à l’eau potable, une meilleure nutrition et une meilleure formation des professionnels de la santé sont importants pour la santé et la sécurité des femmes et des filles. Mais pour s’attaquer aux véritables causes de la mauvaise santé maternelle et infantile, il faut que toute une gamme de choix existe pour promouvoir la planification de la famille et l’égalité entre les sexes. Offrir moins que cela, c’est n’offrir qu’une solution de fortune.

[…] »

Elles concluent par :

« Si nous nous basons sur ce que nous avons vu de votre gouvernement jusque-là, nous avons toutes les raisons d’être inquiètes. Votre gouvernement a lancé une attaque systématique contre l’égalité des femmes, ici même au Canada. Vous avez supprimé les mots «égalité entre les sexes» du vocabulaire du ministère des Affaires étrangères et de Condition féminine Canada. Vous avez fait des compressions dans le financement de Condition féminine Canada et démantelé le Programme de contestation judiciaire. En outre, vous avez fait en sorte que l’équité salariale, qui était un droit non négociable, devienne une monnaie d’échange.

« En conclusion, nous vous pressons à nouveau de revenir sur votre position concernant votre initiative sur la santé maternelle et infantile. Nous vous demandons de vous battre pour ce qui est juste et raisonnable, et ce, dans l’intérêt supérieur de toutes les femmes. Ce n’est que lorsque les femmes auront accès à toutes les options de planification familiale et de santé génésique que nous pourrons réellement les arracher à la pauvreté. »

Comme quoi, rien n’est laissé au hasard avec ce gouvernement.

*

Sur la saga non terminée de Droits et démocratie, Le Devoir y va d’un long article qui retrace un peu l’historique de la crise: « La crise à Droits et Démocratie – Quand le politique s’arroge tous les droits »

Et sous la plume d’Agnès Gruda, La Presse y va avec la question suivante : « Des ONG sous surveillance: Le gouvernement conservateur a-t-il décidé de politiser l’aide internationale ? »

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Harper est actif sur tous les fronts

24 février 2010

Alma, Québec — Sans que rien n’y paresse à première vue, Steven Harper annonçait en janvier dernier qu’il allait faire de l’amélioration de la santé des femmes et des enfants un objectif du G8 qu’il présidera en juin. Une annonce étrange qui laissait tout le monde pantois.

Que lui arrive-t-il ? Pourquoi une telle attention de la part de notre premier ministre, lui qui ne semble pas très porté sur la compassion et la misère des autres.

La chroniqueuse du Devoir, Manon Cornellier a poussé le questionnement et publie aujourd’hui « Les revers d’une bonne intention ». (C’est moi qui souligne en gras)

« Cette quasi-illumination est largement le fait d’une coalition internationale d’environ 300 organisations — le Partenariat pour la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant […].

« Le Partenariat et tous les groupes intéressés ont applaudi à l’initiative de Stephen Harper. Quelques personnes, cependant, ont noté une grosse omission dans cette déclaration. On ne faisait nulle part mention de la santé de la reproduction, ce qui a fait craindre un glissement à la George W. Bush qui a mis fin au financement d’organisations qui défendaient l’accès à des services sécuritaires d’interruption volontaire de grossesse.

***

« Le chef libéral Michael Ignatieff a été un des premiers à s’en inquiéter publiquement. L’ancien ambassadeur et émissaire onusien Stephen Lewis a vite suivi. Les opposants à l’avortement, eux, se sont réjouis, déduisant des paroles des uns et du silence des autres qu’Ottawa ne permettrait pas que l’argent public soutienne des organismes faisant la promotion de la contraception et de l’accès à des services d’avortement sécuritaires.

[…]

« Aider les enfants et les femmes enceintes est louable et essentiel, mais cela ne suffit pas. Il faut aussi aider les femmes avant, après et entre les grossesses. Les aider aussi à espacer ou retarder ces dernières, si c’est ce qu’elles souhaitent. Exclure la planification des naissances des secteurs d’intervention du G8 équivaut à priver les femmes qu’on dit vouloir aider de moyens cruciaux pour contrôler une part importante de leur destinée et de leur santé.

« Cette décision du gouvernement Harper relève soit de l’idéologie, soit d’un simple désir d’amadouer une base un peu rétive, comme ces députés conservateurs qui militent pour couper les vivres à la Fédération internationale de planification des naissances (Planned Parenthood). Qu’importe la raison, ce choix reste inacceptable, car celles qui en paient le prix sont toujours celles qui ont le moins… d’options. »

Comme quoi il faut absolument rester vigilant en tout temps avec ce gouvernement ultraconservateur.

*

Du côté de Droits et démocratie, les choses ne s’arrangent pas. Fidèle à lui-même, le gouvernement de Harper continue à imposer son idéologie au sein même de cette organisation. D’ailleurs, lui qui est bien mal placé pour faire des leçons de démocratie.

Avec la nomination de Gérard Latulippe comme président, le conseil d’administration – très controversé pour le moins – aura les mains libres pour poursuivre son travail de réorientation basé sur des idées ultraconservatrices qui ne sont pas très compatibles avec certaines valeurs canadiennes que l’on croyait acquises. Comme quoi il faut rester vigilant en tout temps, et en particulier avec le gouvernement.

Sur le nouveau président, voir le blogue de Chantal Hébert qui nous éclaire sur son passé avec l’Alliance, sa vision des « accommodements raisonnables » proche de Mario Dumont.

Pour le reste, suivre les articles et commentaires dans le Devoir, dont :

«Les employés de Droits et démocratie sont consternés par les propos de Cannon»

«Droits et Démocratie – La nomination de Latulippe ne fait pas l’unanimité»

«Droits et Démocratie: le Parlement doit intervenir rapidement»

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