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Second tour aux élections présidentielles en Ukraine

28 janvier 2010
Zaporizhzhya, Ukraine, décembre 2004

Cinq ans après la révolution orange en Ukraine que l’Occident avait tant appuyé, qu’en reste-t-il ? Dimanche qui vient, les deux candidats restants, Viktor Ianoukovitch et Ioulia Timochenko se font la lutte, mais ne semblent pas être en très grande contradiction vis-à-vis de leur voisin russe. Pas surprenant pour Viktor Ianoukovitch le candidat d’alors, défait par Viktor Iouchtchenko ouvertement anti-russe. Toutefois, cela ne va pas de soi pour la candidate Ioulia Timouchenko qui a exercé le rôle de première ministre du président actuel, qui a perdu son pari pour un second mandat.

On se souviendra aussi de la jeunesse qui avait envahi les rues de Kiev avec leur tente et l’espoir d’un renouveau pour ce pays de l’ancien bloc de l’Est.

Mais qu’en est-il aujourd’hui ? Que représentent les deux candidats à la présidence du pays, pays à l’ombre de la Russie qui veille toujours? Pays que l’Occident aimerait bien voir basculer de son côté.

*

En décembre 2004, j’ai participé à une délégation d’observateurs internationaux qui ont supervisé le second tour des élections présidentielles qui se sont déroulées sous certaines tensions.

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Les premières élections présidentielles afghanes

21 août 2009

 

Village de Shahidan (Bamiyan), 9 octobre 2004
Village de Shahidan (Bamiyan), 9 octobre 2004
Village de Shahidan (Bamiyan), 9 octobre 2004
Village de Shahidan (Bamiyan), 9 octobre 2004

 

Hôpital Lacor, Gulu, Ouganda – En octobre 2004, ont eu lieux les premières élections d’après-guerre en Afghanistan. Après avoir réalisé avec une équipe afghane, l’ensemble des clips vidéo pour la télévision nationale et la radio des dix-huit candidats à la présidence, je me suis rendu à Bamiyan y observer les élections.

Même si l’on ne craignait pas trop de violence à l’époque, la très grande majorité des étrangers avaient tout de même quitté le pays. Avec quelques amis et collègues, nous avions opté pour cette région du pays qui était l’une des plus sécuritaire.

À l’époque, je ne travaillais pas encore sur « Chroniques afghanes ». C’est à la suite de ce second voyage que l’idée a commencé à germer. Toutefois, de ces premières présidentielles, j’ai réalisé un petit documentaire que l’on peut voir sur le site de « Parole citoyenne » de l’Office national du film du Canada (ONF), dont voici l’adresse :

http://citoyen.onf.ca/afghanistan-la-premiere-election-presidentielle

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Campagne de vaccination contre la polio

15 août 2009
Thomas, Hôpital Lacor, 15 août 2009
Thomas, Hôpital Lacor, Gulu, Ouganda, 15 août 2009
Hôpital Lacor, Gulu, Ouganda août 2009
Hôpital Lacor, Gulu, Ouganda août 2009

Hôpital Lacor, Gulu, Ouganda – C’est ce matin, samedi, que j’ai commencé à travailler avec Thomas, un éducateur en santé du Lacor. Il doit  vacciner les enfants de l’hôpital et de la région contre la polio. « Le gouvernement craint la réapparition de ce virus en particulier dans les régions voisines du Soudan et du Congo. Parce que depuis la fin de la guerre le va-et-vient aux frontières est plus grand. Ce qui pourrait permettre à la polio de se réintroduire chez-nous par la route. C’est pourquoi le gouvernement ne prend aucune chance  et qu’il a lancé cette campagne nationale, en particulier près des frontières. »

Parfois, certains ou certaines plus chanceux auront droit à un petit paquet de biscuits.

Ce sera donc près de 300 enfants de zéro à cinq ans que Thomas et ses collègues inoculeront en quelques heures en ce premier jour de la campagne qui devrait durer trois jours. De plus pour s’assurer que l’ensemble des enfants de la région ont bien reçu leur vaccin, lundi matin ils devront passer de porte à porte dans les villages avoisinants.  Et pour s’avoir quels enfants ont bien reçu leur dose contre la polio, les mères devront montrer le petit doigt taché à l’encre indélébile que les travailleurs de la santé ont marqué au crayon au moment de la prise du vaccin.

Cela rappel le doigt que doivent tremper dans l’encre les électeurs de certains pays pour s’assurer qu’ils ne votent qu’une seule fois. Est-ce que ce simple geste sera suffisant en Afghanistan, le 20 août prochain, pour rendre crédible le processus démocratique sur fond de guerre ?

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“Afghanistan and Canada” – La campagne présidentielle

7 juin 2009

Massouda Jalal, la seule candidate à la présidence afghane, Kaboul, été 2004
Massouda Jalal est la seule candidate à la présidence afghane,
Kaboul, été 2004
Mon équipe de jeunes lors de la campgane présidentielle, Awaz productiuon, Kaboul été 2004
Mon équipe de jeunes et un des dix-huit candidats lors de la campagne présidentielle, Awaz production, Kaboul, été 2004
Rallye de supporters pour le candidat à la présidence, le Général Dostum, Shiberghan, Afghanistan, été 2004
Rallye de supporters pour le candidat à la présidence le Général Dostum, Shiberghan, Afghanistan, été 2004

Au cours de l’été 2004, en plus de la formation vidéo, j’ai réalisé avec une petite équipe de jeunes, la campagne visuelle – vidéo et photographie – des dix-huit candidats à la présidence. Un travail hautement stimulant que j’ai fait avec des amis Afghans et Français de chez Awaz production.

Aujourd’hui, la plupart de ces jeunes travaillent toujours pour cette boite de production afghane à la réalisation d’émissions et de reportages pour la télévision nationale.

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Côte-à-côte : El Salvador et Philippines

20 mars 2009
Salvador - Philippines, 1992-1994

Salvador - Philippines, 1992-1993

Les photographies du processus de paix au Salvador de 1992 de l’entrée précédente et un premier voyage aux Philippine en 1993 en pleine négociation de paix entre le gouvernement et les rebelles du New People’s Army – NPA – qui n’aboutiront jamais, m’avaient permis de faire un parallèle entre les deux pays lors d’une exposition au Cheval blanc de Montréal, en 1994.

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Le Salvador et son long processus de paix

17 mars 2009

 

Salvador, 1992

Région de Guazapa, Salvador, 1992

Atelier d'alphabétisation, Guazapa, Salvador, 1992

Atelier d'alphabétisation, Guazapa, Salvador, 1992

Atelier d'alphabétisation, Guazapa, Salvador, 1992

Atelier d'alphabétisation, Guazapa, Salvador, 1992

Atelier d'alphabétisation, Guazapa, Salvador. 1992

Atelier d'alphabétisation, Guazapa, Salvador. 1992

Guazapa, Salvador, 1992

Identification des zones minées, Guazapa, Salvador, 1992

Identification des zones minées, Guazapa, Salvador

Identification des zones minées, Guazapa, Salvador

Guazapa. Salvador, 1992

Destruction des armes supervisée par les Nations Unies, Guazapa. Salvador, 1992

 

C’est après une trop longue guerre civile et de trop nombreuses victimes que le Front Farabundo Marti pour la libération nationale (FMLN) et le gouvernement salvadorien signent un accord de paix en 1992.

Les deux partis s’engagent alors à respecter un cessez-le-feu et certaines étapes bien définies par les accords. En plus de la création d’une Commission de la vérité, le processus de paix devait se conclure neuf mois plus tard par, entre autres, la démobilisation de la guérilla, la réduction des effectifs de l’armée, la dissolution de la très répressive Policia Nacional et la formation d’une nouvelle police, la Policia Nacional Civil qui devait être composée d’anciens policiers et guérilleros qui ne figurent pas sur la liste de criminelles de guerre.

***

Dans les zones qu’elle contrôle, la guérilla ne perd pas de temps. Plusieurs projets sont en cours dont la reconstruction de villages pour recevoir les populations civiles de retour sur ses terres, de même que des ateliers d’alphabétisation pour pallier à un manque criant. Le mouvement est actif sur plusieurs fronts.

Cela est sans compter les différentes tâches qui leur incombent, tel que la démobilisation des troupes, l’identification des zones minées et ultimement, la destruction de leurs armes, le tout sous supervision des Nations Unies.

***

C’est en octobre 1992, que le processus de paix sera complété, avec un succès inattendu. 

Conformément au calendrier électoral à dates fixes, ce ne sera qu’en 1994 que le FMLN participera à ses premières élections nationales.

 

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Victoire historique au Salvador

16 mars 2009

 

Rallye politique lors de la première campagne électorale d'après-guerre, Salvador, 1994

Rallye politique lors de la première campagne électorale d'après-guerre, Salvador, 1994

 

C’est après quatre tentatives électorales, que l’ancienne guérilla de gauche, devenue parti politique, remporte une importante victoire. Le Front Farabundo Marti pour la libération nationale (FMLN) s’empare de la présidence du Salvador, au détriment du parti conservateur, ARENA au pouvoir depuis 1989.

Un moment historique, que le vainqueur, Mauricio Funes un ancien journaliste de la télévision, a souligné en ces mots (de PABLO ORDAZ, dans El Pais, 16 mars 2009) :

« Esta noche debe tener el mismo sentimiento de esperanza y reconciliación que hizo posible los acuerdos de paz. Hoy hemos firmado un nuevo acuerdo de paz, de reconciliación del país consigo mismo. Por esta razón, invito desde este momento a las diferentes fuerzas sociales y políticas a que construyamos juntos el futuro. No me cabe ninguna duda que este día ha triunfado la ciudadanía que creyó en la esperanza y venció el miedo. »

(Traduction libre) :

« Ce soir nous devrions avoir le même sentiment d’espoir et de réconciliation qu’avait rendu possible les accords de paix [de 1992]. Aujourd’hui nous signons un nouvel accord de paix, de réconciliation du pays avec lui-même. Pour cette raison, j’invite dès maintenant les différentes forces sociales et politiques à construire ensemble le futur. Il n’y a pas de doute pour moi, qu’en ce jour a triomphé le citoyen qui croit en l’espoir et qui a vaincu la peur. »

Un nouveau chapitre de l’histoire mouvementée du Salvador commence.

 

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Salvador: retour sur les premières élections d’après-guerre

15 mars 2009

 

 

Salvador, 1994

Salvador, 1994

San Salvador, Salvador, mars 1994

San Salvador, Salvador, mars 1994

San Salvador, Salvador, mars 1994

San Salvador, Salvador, mars 1994

Schafik Handal, candidat à la présidentiel du FMLN, Salvador, 1994

Schafik Handal, candidat du FMLN à la mairie de San Salvador, Salvador, 1994

Bureau d'un candidat local du FMLN, Salvador, 1994

Bureau d'un candidat local du FMLN, Salvador, 1994

Jour d'élections, San Salvador, Salvador, mars 1994

Jour d'élections, San Salvador, Salvador, mars 1994

Jour d'élections, San Salvador, Salvador, mars 1994

Jour d'élections, San Salvador, Salvador, mars 1994

Jour d'élections, San Salvador, Salvador, mars 1994

Jour d'élections, San Salvador, Salvador, mars 1994

Jour d'élections, San Salvador, mars 1994

Jour d'élections, San Salvador, mars 1994

 

« ¡Ahora si! »(Maintenant c’est possible!) était le cri de ralliement des militants et sympathisants du FMLN, aux premières élections d’après-guerre civile. Élections qui tournaient la page, définitivement, sur ces années meutrières.

Nous sommes en mars 1994, moins de deux ans après l’accomplissement du processus de paix qui aura duré neuf mois en 1992. 

Ce vote est important. En plus d’un premier test électoral pour la guérilla devenue parti politique, l’ensemble des postes électifs du pays est à combler : de la présidence aux députés, en passant par les différentes mairies du pays.

Shafik Handal, un leader charismatique du Front Farabundo Marti pour la libération nationale (FMLN), est le candidat de la gauche à la mairie de la capitale San Salvador, historiquement la porte d’entrée à la présidence.

Tout au long de cette journée historique, l’affluence est grande. Je ne me souviens pas que l’on ait noté d’importantes irrégularités durant le vote comme tout au long de la campagne électorale.

Schafik Handal ne gagnera pas son pari.

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Qu’adviendra-t-il, au lendemain des élections présidentielles d’aujourd’hui, à ce petit pays d’Amérique centrale ?

 

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Elections présidentielles au Salvador

14 mars 2009

Élections, San Salvador, Salvador, 1994

Élections, San Salvador, Salvador, 1994

Demain, le dimanche 15 mars, aura lieu d’importantes élections présidentielles au Salvador où la gauche du Front Farabundo Marti pour la libération nationale (FMLN) risque de prendre le pouvoir.

C’est entre autres au son de : « Si Nicaragua vencio, El Salvador vencerá » (« Si le Nicaragua a vaincu, le Salvador vaincra ! » cité par Maurice Lemoine dans Le Monde diplomatique, septembre 2008) que le parti a fait sa campagne.

C’est après avoir remporté une majorité de sièges aux élections législatives du 18 janvier dernier, que le FMLN, cette alliance politique de l’ancienne guérilla, tentera de prendre la présidence du pays. Toutefois, ce premier résultat positif en cache un autre moins heureux : ils ont perdu la mairie de San Salvador, la capitale qu’ils détenaient depuis 1997.

Alors, réussiront-ils à déloger le parti de droite et très conservateur, ARENA, au pouvoir depuis 1989 ? Parti qui fût, d’ailleurs, fondé pendant les années de guerre par Roberto D’Abuisson, aussi fondateur des trop célèbres escadrons de la mort qui ont terrorisés la population civile de ce pays pendant de nombreuses années.

Demain, verra-t-on un autre important chapitre de l’histoire récente de ce pays d’Amérique centrale s’achever ?


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