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Articles taggués ‘graffiti’

Outrage et rébellion

10 décembre 2009
Dans le quartier Parc-Extention, Montréal, mars 2009
Dans le quartier Parc-Extention, Montréal, mars 2009

En juillet dernier, je voulais relayer la vidéo de BTrenaissance sur une manifestation qui a eu lieu à Montreuil le 13 juillet et qui s’était terminée par une charge « en règle » des forces de la police.

Aujourd’hui, je prends le prétexte d’un article publié sur le blogue « Film Bazar, Chroniques d’un art en mutation : le cinéma tout écran » pour revenir sur cet événement. Dans son article « Outrage et rébellion : 40 films enragés contre la violence policière », Isabelle Regnier nous fait part d’une initiative de « l’historienne et théoricienne du cinéma Nicole Brenez et la monteuse Nathalie Hubert » intitulée « Outrage et Rébellion » « pour dénoncer la « spirale de la répression » et l’«arbitraire opaque » de la police. »

À ce jour, le projet compte quarante courts films, tels des ciné-tracts, qui seront mis en ligne au jour le jour, sur le site de Mediapart. « Parmi leurs réalisateurs figurent de grands noms du cinéma (radical) comme Philippe Garrel, Jean-Marie Straub, Marcel Hanoun, Lionel Soukaz, Lech Kowalski […], ou de l’art contemporain comme Ange Leccia. »

C’est aujourd’hui qu’a été mise en ligne la première vidéo. Un projet qui est certainement à suivre.

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« T’as payé » de Léo Ferré

1 novembre 2009
Londres
Quartier de Hackney, Londres, Angleterre, 2 avril 2009
Quartier de Hackney, Londres, Angleterre, 2 avril 2009

« […]

T’as voté

Si t’as voté c’est qu’t'avais l’choix

Alors alors démerde-toi »

T’as payé de Léo Ferré

*

De mémoire, c’est la première fois que je vais voter aux élections municipales et cela fais plus de vingt ans que j’habite Montréal. D’ailleurs, j’ai été longtemps sans voter. Parce que, entre autre, au moment des élections et du vote, j’avais cette chanson de Léo Ferré qui me revenait en tête…

Cette fois-ci, serait-ce un peu différent ? Je cite Gil Courtemanche dans sa chronique du Devoir des samedi et dimanche 31 octobre et 1er novembre, intitulé « Tourner la page » dont le dernier paragraphe n’est pas en ligne mais qui se lit comme suit :

« […]

« À moins que les Montréalais ne fassent le grand saut et décident de s’offrir un véritable changement et pas seulement un changement de bande de copains. En choisissant de voter pour Richard Bergeron et son parti, on ferait entrer à l’hôtel de ville un parti de militants, d’écologistes, de membres du mouvement social qui proposent une vision contemporaine et imaginative de Montréal. Ce serait vraiment tourner la page et choisir une vie démocratique plus vigoureuse qui, on ne le dira jamais trop, est le véritable remède contre la corruption. » (C’est moi qui souligne.)

Ne serait-il pas intéressant d’aller voir de ce côté ?

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Toujours dans la série graffiti…

24 mars 2009

 

Plateau Mont-Royal, Montréal, 2008
Plateau Mont-Royal, Montréal, 2008

 

Limite des quartiers Petite-Italie et Parc-Extension, Montréal, juil. 2008
Frontière de la Petite-Italie et Parc-Extension, Montréal, juil. 2008

 

Aujourd’hui, en voiture, j’ai vu un autre graffiti de cette série de personnage à tête de scooter, sur le boulevard St-Laurent, à la hauteur de St-Viateur… J’irai le photographier dans les prochains jours.

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Un autre graffiti

24 mars 2009

 

Montréal, mai 2008
Montréal, mai 2008

 

Graffiti photographié à Montréal, entre les quartiers de la Petite-Italie et de Parc-Extention, sous le viaduc du chemin de fer… à quelques jours d’intervalle.

Mais qui est ou qui sont les auteurs de ces graffitis que l’on retrouve un partout dans le ville de Montréal ?

 

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A drink?!?… ou La journée mondiale de l’eau – 22 mars

23 mars 2009
Istanbul, Turquie, août 2008

Istanbul, Turquie, août 2008

Dans les pages éditoriales du devoir ce matin, on mentionne la fin du Forum mondial de l’eau qui se tenait à Istanbul en Turquie.

Il est tout de même difficile de croire que le Sommet a été réticent, selon Guy Taillefer l’éditorialiste, à reconnaître l’eau comme un droit fondamental.

Tout aussi surprenant de lire dans la page d’opinion le texte du doctorant en science politique, Frédéric Julien, que « Virtuellement [c’est moi qui souligne] partout où s’est établi l’humain se trouve suffisamment d’eau pour couvrir ses besoins primaires. » Si à première vue, on peut sembler d’accord avec cette affirmation qui semble logique – pourquoi s’installer, initialement, à un endroit sans eau ? – on ne peut toutefois omettre de prendre en compte dans ce débat, le détournement fait par certaines puissances. Ce n’est pas de façon virtuelle que les Palestiniens sont privés de leur juste part d’eau, que les Israéliens détournent à leurs propres fins.

Il en est de même pour les habitants du Delta du Sindh, au Pakistan. Ce n’est pas virtuellement que cette région est passée de «grenier à riz» du pays au moment de l’indépendance – fin des années 1940 – à un immense désert que la population tente de fuir par tous les moyens. (Voir « Voyage dans le delta de l’Indus, au Pakistan », un documentaire photo.)

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Lundi matin

23 mars 2009

 

Montréal, 21 mars 2009
Marie-Pierre, Montréal, 21 mars 2009
Marie-Pierre, Villeray, Montréal, 21 mars 2009

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Retour sur la manifestation contre la brutalité policière

17 mars 2009

Dans le quartier Villeray, Montréal, mars 2009
Dans le quartier Villeray, Montréal, mars 2009

D’autres histoires d’abus policiers se retrouvent dans nos quotidiens…

Toujours dans La Presse, la collègue de la journaliste-reporter Michèle Ouimet, la chroniqueuse Rima Elkouri écrit :

« Est-il normal qu’un passant qui traverse la rue pour aller s’acheter un lunch au centre-ville soit arrêté pour attroupement illégal, menotté, fouillé et traité comme un voyou? Aussi absurde que cela puisse paraître, c’est exactement ce qui est arrivé à M. Tremblay, dimanche après-midi.

[…]

« Arrivé devant la Place des Arts, M. Tremblay a bien vu qu’il y avait là beaucoup de gens et qu’il s’y passait quelque chose d’étrange. Mais il ne se doutait pas un instant que sa petite balade improvisée au centre-ville allait être à ce point périlleuse. Il ne se doutait pas qu’il allait être pris en souricière, arrêté, menotté pendant des heures, traité comme un moins que rien et renvoyé chez lui peu avant minuit un constat d’infraction en poche. Il ne se doutait pas qu’il allait y perdre sa dignité.

[…]

« D’ailleurs, M. Tremblay ne s’appelle pas M. Tremblay. Il est si traumatisé par la façon dont il a été traité par les policiers qu’il a même peur de dévoiler publiquement son nom, lui qui n’a pourtant rien à se reprocher.

[…] »

La chroniqueuse conclue avec :

« La police avait-elle raison d’agir ainsi? Avait-elle raison de menotter pendant des heures des innocents et de les traiter comme des criminels? Le porte-parole de la police, Ian Lafrenière, me répond qu’il n’est jamais agréable de se faire menotter. «Le but, c’est de contraindre les gens. (…) Non, on n’a pas de menottes avec du minou. »

« Des «menottes avec du minou», non, d’accord. Mais des policiers avec plus de discernement, est-ce trop demander? » (Rima Elkouri, « Des menottes en minou », La Presse, 17 mars 2009)

Et notre maire, Monsieur Gérald Tremblay de son vrai nom, revient sur les événements de dimanche :

« Dans les circonstances, les policiers ont fait un travail satisfaisant, a-t-il déclaré hier matin en marge d’une conférence de presse […] Et, c’est tolérance zéro pour les actes de vandalisme. » (André Duchesne, « Le maire veut un parcours établi », La Presse, 17 mars 2009)

À quand, Monsieur le maire, la tolérance zéro pour les abus et les incompétences de la police ?

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Manifestation contre la brutalité policière à Montréal

16 mars 2009

Dans le quartier Parc-Extention, Montréal, mars 2009
Dans le quartier Parc-Extention, Montréal, mars 2009

Au lendemain de la manifestation annuelle pour dénoncer la brutalité policière, soit quelques mois après la mort du jeune Villanueva tué par la police en août dernier à Montréal, il n’est pas surprenant de lire les manchettes dans les journaux. À quoi s’attendre d’autres que des images et titres faisant état de débordements des jeunes manifestants ?

Mais pourquoi ne nous interrogeons-nous pas plus sur le travail et les méthodes des policiers ? Poser ces questions, ne signifie pas nécessairement que nous endossons les écarts de certains manifestants.

Bien entendu, lors de manifestations comme celles-là, on peut s’attendre à certains débordements. Mais comment peut-on expliquer et comprendre les méthodes de la police ?

Dès le départ, les policiers ont annoncé que cette manifestation était en fait, un attroupement illégal. Alors s’ils voulaient provoquer la grogne, voire même des excès de colère des manifestants, ils ne se seraient pas pris mieux.

La journaliste de La Presse, Michèle Ouimet, elle-même prise en étau par l’escouade antiémeute, écrit :

« Quand je suis descendue du taxi hier, vers 17h, au coin des rues Bleury et Sainte-Catherine, j’ai vu des manifestants courir vers l’ouest. Ils fuyaient la police, qui fonçait sur eux.

Un policier s’est rué sur moi et m’a brutalement jetée par terre en hurlant. Il avait un casque, un bouclier, une matraque et une veste pare-balles. Moi, j’avais mon calepin de notes. […] » (Michèle Ouimet, La presse, 16 mars 2009)

Tout de même incroyable !

Mais pourquoi de tels agissements ? Avons-nous affaire, à Montréal, à un corps policier professionnel et responsable qui devrait rendre des comptes à la population ?

Dans l’édition de samedi et dimanche du Devoir à Montréal, le journaliste Brian Myles interviewe un chercheur et professeur de science politique de l’Université du Québec à Montréal, Francis Dupuis-Déri, qui explique que :

« Il y a des situations où les policiers vont tirer avantage à ce qu’une manifestation dégénère. Ça peut détourner l’attention des arguments critiques du mouvement de contestation, puisqu’on va juste parler des gestes de turbulence dans les médias. Ça peut également faciliter les arrestations, et c’est certain que tant que la manifestation n’a pas dégénéré, les policiers ne peuvent pas faire ces arrestations. » (Brian Myres, Le devoir, samedi 14 mars 2009)

N’est-ce pas, en quelque sort ce qui s’est passé hier ? Nous ne le saurons certainement jamais, parce que ces questions sont trop souvent occultées.

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