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Articles taggués ‘Hôpital Lacor’

Quelques mots… pour briser le silence

17 septembre 2009
Hôpital Lacor, Gulu, Ouganda, août 2009
Hôpital Lacor, Gulu, Ouganda, août 2009

Cela fait déjà plus d’une dizaine de jours que je n’ai pas écrit sur mon blogue. Un nouveau voyage de travail à Hamilton, des problèmes d’ordinateur portable et surtout, les préoccupations liées aux différents documentaires sur lesquels je travaille, m’ont empêché d’intervenir.

La semaine dernière, j’étais donc dans le Sud de l’Ontario pour y réaliser quatre reportages photographiques pour le projet Pib-Gdp de l’Office national du film – ONF. Vous pourrez voir ce travail prochainement, dès que le site du webdocumentaire sera en ligne, ce qui devrait être dans les prochains jours. Je vous ferai signe.

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Dimanche dernier, je suis tombé sur un reportage écrit dans le quotidien The Globe and Mail qui rejoint les préoccupations que j’avais concernant le manque de pluie dans le Nord de L’Ouganda. Le reporter Geoffrey York nous écrit du Kenya voisin et  nous décrit une importante crise alimentaire qui veille et qui couvre la Corne de l’Afrique et une bonne partie de l’Afrique de l’Est. Et si nous regardons bien la carte publiée dans cette article « Drought, despair in the shadow of Mount Kenya », le Nord de l’Ouganda ne serait pas épargné : cette région est identifiée comme à « haut risque d’insécurité alimentaire », contrairement à d’autres, comme la Somalie et l’Éthiopie qui sont plutôt à « extrême risque d’insécurité alimentaire ».

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De retour…

30 août 2009
En route vers Kampala, Ouganda, 25 août 2009
En route vers Kampala, Ouganda, 25 août 2009

Montréal — Me voilà donc de retour à la maison, après ce premier voyage dans le Nord de l’Ouganda. Je reviens fatigué et un peu grippé. Mais surtout avec un horaire bien chargé pour les prochaines semaines.

De ce court voyage de recherche à l’Hôpital Lacor, je dois maintenant en faire une proposition de projet documentaire. Ce qui n’est pas une mince affaire : je dois mettre de l’ordre dans les notes, les idées, les images, pour tenter d’en faire sens.

En plus de ce projet d’écriture, je replonge dans la production du webdocumentaire Pib-Gdp avec l’équipe de l’Office national du film du Canada – ONF. Projet dont le lancement est prévu quelque part en septembre. D’ici là, encore quelques tournages et essais photo à réaliser.

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Juste avant mon départ de Gulu, j’ai fait une entrée sur le blogue du projet Pib-Gdp au sujet de la crise économique qui rejoint aussi les populations du Sud, dont celle de ce pays d’Afrique.

Autre statistique : Dans le Nord de l’Ouganda, 65 % de la population vit dans la pauvreté extrême, c’est-à-dire avec moins de 2 $ américain par jour, contre 35 % dans le reste du pays. Ce qui s’explique en partie par le fait que la région sort à peine d’une vingtaine d’années de guerre où la population civile s’est retrouvée prise en otage.

Région qui aujourd’hui peine à se sortir de la pauvreté et où la malnutrition risque de se transformer dans les prochaines semaines en famine. Pour Thomas, l’éducateur en santé qui fait le lien entre l’hôpital et la communauté avec ses conseils de base, il n’y a pas de doute, le manque de pluie dans les mois de mars et avril dernier, cause aujourd’hui d’importantes carences alimentaires : « On le voit avec le nombre d’enfants admis dans le département de pédiatrie. Les cas de malnutrition sont plus nombreux et les autres infections peuvent être plus sévères pour ces enfants, dont la malaria qui reste la plus importante cause de mortalité chez les petits. »

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La saison des pluies…

23 août 2009
Hôpital Lacor
Hôpital Lacor, Gulu, Ouganda, août 2009
Hôpital Lacor, Gulu, Ouganda, 13 août 2009

Hôpital Lacor, Gulu, Ouganda – La pluie a commencé avec mon arrivé à Gulu, il y a deux semaines.  Elle se fessait attendre depuis déjà un bon moment.

En fait, dans la région de Gulu où je suis, contrairement aux régions plus à l’Est, les précipitations favorisent deux récoltes par année. Toutefois, celles attendues en début de l’année, généralement autour des mois de mars et avril, n’ont pas été suffisantes pour permettre une première récolte. Et comme la population vient à peine de se réinstaller sur ses terres, les réserves en denrées sont pratiquement inexistantes. Alors nous sommes tout près d’un période de disette qui pourrait être importante.

Si les pluies ont commencé avec mon arrivée,  j’espère pour la population de la région qu’elles ne se termineront pas avec mon départ dans quelques jours. La saison des pluies devrait durer jusqu’au mois d’octobre et il semble que les précipitations ont beaucoup diminuées.

Il y a deux semaines elles étaient aussi subites qu’intenses et pouvaient même durer un bon moment. Mais depuis une semaine, il n’a pratiquement pas plu. Et hier matin les quelques goutes n’ont même pas été suffisantes pour que je couvre mon appareil photo.

Cela augure mal.

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Sur la route de Juba

22 août 2009

 

Route
La A 104, entre Gulu et Juba, Ouganda, 21 août 2009

 

Hôpital Lacor, Gulu, Ouganda - La route A 104 qui passe devant l’Hôpital Lacor mène vers Gulu, à sept kilomètres ou, dans l’autre direction, à la frontière soudanais à moins de 100 kilomètres.  Et à un peu plus d’une centaine de kilomètres plus au nord de celle-ci, se trouve la capitale du Sud Soudan, Juba.

Un chauffeur de taxi de Gulu m’explique qu’en fin de journée plusieurs camions remplis de denrées de base et autres produits empruntent cette voie vers le Soudan. Parce que là-bas, poursuit-il, rien ne pousse et que tout doit être importé.

Si la production agricole dans le Nord de l’Ouganda n’a toujours pas recouvrée les quantité d’avant guerre, le Sud Soudan est encore plus défavorisé. Ce qui explique certainement, en partie, la croissance rapide de la ville de Gulu.

D’ailleurs, c’est cette même route que pourrait emprunter la polio pour se réintroduire et se propager en Ouganda à cause du va-et-vient qui augmente entre les deux pays. C’est pourquoi le gouvernement ougandais lançait la semaine dernière sa campagne nationale de vaccin contre la polio.

Aussi, il est de plus en plus fréquent que des citoyens soudanais prennent cette route pour venir à l’Hôpital Lacor recevoir des soins qu’ils ne peuvent trouver chez-eux. Ce qui augmente, bien entendu, la pression sur l’institution.

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Gulu

20 août 2009

 

Gulu
Gulu
Gulu, Ouganda, 11 août 2009
Gulu, Ouganda, 11 août 2009

 

Hôpital Lacor, Gulu, Ouganda – Je n’y suis pas encore retournée depuis ma toute première visite qui n’aura durée qu’une trentaine de minutes, le temps de quelques petits achats, le lendemain de mon arrivée dans la région.

Située à sept kilomètres de l’Hôpital Lacor où je travaille, Gulu est en passe de devenir, depuis la fin des hostilités dans la région, la seconde ville d’importance en Ouganda. En plus d’être le plus grand centre du Nord du pays, le retour à la paix, ici comme au Sud Soudan voisin, favorise une certaine économique, dont  la reprise du commerce entre les deux pays.

Comme le Sud Soudan ne parvient toujours pas a pourvoir à ces besoins en denrées de base, les commerçants de la région de Gulu y voir une bonne affaire. Ce qui, toutefois, crée une pression à la hausse sur le prix de ces produits dans la région. D’ailleurs, le taux d’inflation dans le Nord de l’Ouganda a beaucoup augmenté depuis la fin des hostilités, il y a deux ans.

À cela s’ajoute le manque de précipitations de la dernière saison des pluies qui a compromis la première récolte de l’année. Les stocks de grains sont au plus bas. Plusieurs familles nouvellement réinstallées sur le terre, n’ont déjà plus rien. Et le Programme alimentaire mondial des Nations unis (WFP)  vient tout juste de fermer sa mission d’urgence qui durait depuis des années. En quelques mois seulement, l’hôpital a vu son nombre de patients admis pour malnutrition triplé. Problème qui, comme toujours, touche principalement les enfants.

Avant la guerre, ce phénomène de sous alimentation était pratiquement inexistante dans la région.

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Safari au Murchison Falls National Park

17 août 2009

 

safari
safari
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Le Murchison Falls National Park, Ouganda, 16 août 2009

 

Hôpital Lacor, Gulu, Ouganda – Hier dimanche, nous avons profité d’une journée de  congé pour aller faire un safari au plus grand parc national de l’Ouganda. À quelques trois heures de routes de l’Hôpital Lacor, nous y avons passé la journée. Bien entendu, nous avons vu des éléphants, des girafes, les hippopotames, toutes sortes de gazelles et même deux lions.

Comme je voyage qu’avec un leica et une 28 mm, je n’ai aucune photographies des animaux : ce n’est pas un matériel approprié pour ce genre de prise de vue. C’est donc mon collègue de voyage qui s’en est chargé.

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De retour au Lacor. Ce matin, avec Thomas l’éducateur en santé, nous sommes passés de « porte-à-porte » vérifier que les enfants avaient reçu leur vaccin contre la polio. Si leurs doigts n’avaient pas la marque de crayon, ils étaient inoculés sur place.

La campagne doit prendre fin demain, après quatre jours. Thomas m’explique à nouveau la craint que les autorités ont sur la réapparition de ce virus. « Déjà un cas ou deux ont été signalé dans un village plus au nord, près de la frontière avec le Soudan. Les gens ont peur. Pour un enfant d’en bas de cinq ans, cela peut être assez grave. C’est pourquoi nous devons tenter de tous les vacciner. »

Comme je dois privilégier la vidéo, je n’ai malheureusement pas de photographies de cette tournée.

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Campagne de vaccination contre la polio

15 août 2009
Thomas, Hôpital Lacor, 15 août 2009
Thomas, Hôpital Lacor, Gulu, Ouganda, 15 août 2009
Hôpital Lacor, Gulu, Ouganda août 2009
Hôpital Lacor, Gulu, Ouganda août 2009

Hôpital Lacor, Gulu, Ouganda – C’est ce matin, samedi, que j’ai commencé à travailler avec Thomas, un éducateur en santé du Lacor. Il doit  vacciner les enfants de l’hôpital et de la région contre la polio. « Le gouvernement craint la réapparition de ce virus en particulier dans les régions voisines du Soudan et du Congo. Parce que depuis la fin de la guerre le va-et-vient aux frontières est plus grand. Ce qui pourrait permettre à la polio de se réintroduire chez-nous par la route. C’est pourquoi le gouvernement ne prend aucune chance  et qu’il a lancé cette campagne nationale, en particulier près des frontières. »

Parfois, certains ou certaines plus chanceux auront droit à un petit paquet de biscuits.

Ce sera donc près de 300 enfants de zéro à cinq ans que Thomas et ses collègues inoculeront en quelques heures en ce premier jour de la campagne qui devrait durer trois jours. De plus pour s’assurer que l’ensemble des enfants de la région ont bien reçu leur vaccin, lundi matin ils devront passer de porte à porte dans les villages avoisinants.  Et pour s’avoir quels enfants ont bien reçu leur dose contre la polio, les mères devront montrer le petit doigt taché à l’encre indélébile que les travailleurs de la santé ont marqué au crayon au moment de la prise du vaccin.

Cela rappel le doigt que doivent tremper dans l’encre les électeurs de certains pays pour s’assurer qu’ils ne votent qu’une seule fois. Est-ce que ce simple geste sera suffisant en Afghanistan, le 20 août prochain, pour rendre crédible le processus démocratique sur fond de guerre ?

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Le St Mary’s Lacor Hospital 1959-2009

14 août 2009
Lacor
L'Hôpital Lacor, 12 août 2009
L’Hôpital Lacor, 12 août 2009

Hôpital Lacor, Gulu, Ouganda – Cette année, le St Mary’s Lacor Hospital, communément appelé le Lacor Hospital en anglais, fête son cinquantième anniversaire. C’est dans cet établissement que les docteurs Lucille Teasdale et Piero Corti ont œuvré toute leur vie.

Du petit dispensaire avec 30 lits qu’ils ont trouvé à leur arrivée en 1961, le Lacor est aujourd’hui le plus grand établissement de santé dans le Nord du l’Ouganda et le second du pays, en plus d’être un centre de recherche et un hôpital universitaire.

Contrairement aux chiffres de 1967 où aucun médecin sur cinq, n’était ougandais, aujourd’hui l’hôpital compte 551 employés locaux (chiffres de 2005), dont 30 médecins, 129 infirmiers et infirmières ainsi que 20 techniciens en laboratoire. De plus, la très grande majorité de ses travailleurs de la santé ont été formés au cœur de l’institution. Toujours pour les mêmes années de référence, le nombre de lit est passé de 154 à 522.

Pour continuer un peu avec les chiffres. Pour l’année 2005, l’hôpital a traité près de 35 000 patients à l’interne et ausculté quelques 245 000 dans sa clinique externe. Aux 3000 naissances s’ajoutent 4000 interventions majeures qui ont été exécutées dans les six salles d’opération.

Après cinquante années d’existence, presque trente années de guerres civiles et de troubles politiques majeurs, l’Hôpital Lacor est toujours là et son rayonnement dans la région, dans le pays et même ailleurs dans le monde, continue d’augmenter.

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Je commence tranquillement à faire de la photographie à l’hôpital. Toutefois, j’hésite encore à entrer dans le cœur de l’établissement avec tous ces patients, enfants et adultes, et leur famille qui les accompagne. D’ailleurs, les espaces aménagés avec de la verdure sont toujours très animés et colorés. Ces lieux, connexes aux différents départements, servent aux familles à préparer les repas pour leurs malades et deviennent, à la tombée de la nuit, de grands dortoirs à ciel ouvert.

Dans les prochains jours j’aurai la chance de me promener avec Thomas, un éducateur en santé. Il est en charge de sensibiliser la population, majoritairement les femmes, aux rudiments de la santé qui passent principalement par l’hygiène. Un travail qui a un impact direct sur la vie communautaire, note le personnel de l’hôpital dès que Thomas est absent trop longtemps.

À suivre très prochainement.

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En route vers Gulu et l’Hôpital Lacor

11 août 2009

 

Ouganda
Migyera, Ouganda, 8 août 2009
Migyera, Ouganda, 8 août 2009

 

Hôpital Lacor, Gulu – Samedi matin, nous reprenons la route, cette fois-ci en véhicule, pour le Nord du pays. Cinq heures nous séparent de Kampala et Lacor, petit village à quelques six kilomètres de Gulu, une importante localité dans cette région du nord, tout juste sorti d’une trentaine d’années de guerre civile.

Premières – timides – photographies prisent sur la route à Migyera, à mi-chemin. Nous traverserons aussi le Nil, dont l’une de ces sources est le Lac Victoria.

 

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Depuis mon arrivée à l’Hôpital Lacor, je n’ai pas encore commencé à faire de la photographie. Je dois m’adapter au lieu. J’ai le temps, c’est ici que je passerai les prochains jours à travailler sur la recherche et le repérage pour le projet de film documentaire dont le titre de travail est « Urgence en brousse ».

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Arrivée en Ouganda

10 août 2009

 

Entebbe, Ouganda, 7 août 2009
Entebbe, Ouganda, 7 août 2009
Kampala, Ouganda, 7 août 2009
Kampala, Ouganda, 7 août 2009

 

Hôpital Lacor, Gulu – Vendredi matin, à notre descente de l’avion à Entebbe sur les rives du Lac Victoria en Ouganda, une pluie aussi forte qu’inusitée nous accueillait. Et du côté de Kampala, à moins d’une heure de route, elle se fait attendre depuis quelques semaines.

Nous n’aurons pas la chance de beaucoup voir la ville parce que nous devons rependre la route le lendemain pour le Nord. Cela est sans compter que nous avons beaucoup d’heures de sommeil à reprendre. Partis mercredi en soirée de Montréal, nous sommes arrivés ici, vendredi matin, c’est-à-dire après un peu plus d’une trentaine d’heures d’attente et de vol.

Nous devons toutefois profiter de ce court passage dans la capitale pour demander une accréditation officielle pour la presse étrangère. Comme je serai appelé à tourner à l’extérieur de l’Hôpital Lacor, on me demande de ne pas prendre de chance avec les autorités. Quelques minutes suffiront pour avoir le document.

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