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« Le magicien de Kaboul », un film de Philippe Baylaucq

22 février 2009
Le magicien de Kaboul Affiche du film


Bernard Perusse – The Gazette

« Un beau film »
Odile Tremblay – Le Devoir

« Le magicien de Kaboul est un très beau film, qui ne sombre jamais dans le sensationnalisme ou le mélodramatique. »
Sophie Bernard – Le Lien Audiovisuel

« …bouleversant… »
Martin Gignac – Ici

« Un message d’espoir qui ne laissera personne indifférent »
Cinema Montréal

« Le magicien de Kaboul », un  film de Philippe Baylaucq

En 2001, Haruhiro Shiratori perd son fils unique dans l’effondrement des tours du World Trade Center. Au lieu de s’enfermer dans la douleur, il choisit d’aller à la rencontre du peuple afghan et de lui venir en aide, afin que de tels attentats ne se reproduisent plus. Philippe Baylaucq a filmé – pendant plus de quatre ans et sur trois continents – la quête de ce Don Quichotte japonais qui rêve de construire un centre culturel pour les enfants de Kaboul.

Partout où on l’invite, Shiratori évoque le drame des enfants afghans. Il prêche, convainc, récolte des fonds sans relâche avec une détermination qui force l’admiration. À travers cette quête humaniste parsemée d’embûches, on découvre le voyage initiatique de ce père qui, en brisant le cycle de la violence, tente de se réconcilier avec son fils décédé.

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À quelques reprises, lors de mes différents voyages en Afghanistan,  j’ai pu tourner des images d’Haruhiro Shiratori. J’ai aussi eu la chance de croiser Philippe Baylaucq à Kaboul entre autre, lors du tournage de Chroniques afghanes.


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Chroniques afghanes – l’expo photos

21 février 2009

En plus d’un film, Chroniques afghanes est une exposition de photographies prisent au cours de mes différents voyages en Afghanistan entre 2003 et 2006.

Cette expositon a été présentée au Cheval blanc et au cinéma de l’Office national du film du Canada à Montréal en février et mars 2007 et au Goethe Institute de Jakarta, en Indonésie, au mars et avril 2008.

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J’ai voyagé en Afghanistan pour la première fois en décembre 2003, avec Alternatives, afin d’offrir une formation en vidéo et en photographie dans le cadre des activités de l’organisation afghane Afghan Peace and Democracy Act (APDA).

Le 7 septembre 2004 s’amorce la campagne présidentielle afghane. À coup de centaine de millions de dollars, le processus va bon train. Une armée de travailleurs afghans et étrangers s’engagent à chacune des étapes, de l’inscription des électeurs à la sensibilisation du public. Afin d’assurer un minimum de crédibilité à une campagne trop hâtive, une agence afghane, AWAZ Production, propose un vaste projet de communication politique visant à faire connaître les dix-huit candidats qui participent à cette première course à la présidence.

En août 2004, on me recrute pour coordonner et réaliser le volet audiovisuel de la campagne (affiches électorales, messages radiophoniques et bandes-vidéo promotionnelles pour les dix-huit candidats). Parallèlement à ce travail, je poursuis la formation auprès d’un groupe d’étudiants issus principalement de l’Université de Kaboul.

C’est dans ce contexte que je me lie d’amitié avec des Afghans d’horizons et d’origines diverses qui me font découvrir des facettes insoupçonnées de l’Afghanistan. Mes Chroniques afghanes sont nées de ces rencontres.

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À travers le pays, seulement 20 % de la population a accès à de l’eau potable, et à peine 6 % à l’électricité. Avec plus de 25 millions d’habitants et un taux de chômage officiel de 35 %, selon le ministère du Travail et des Affaires sociales, l’Afghanistan voit se créer une nouvelle classe d’exclus et de pauvres qui un jour formeront la dissidence et la révolte. « L’année dernière, sur les 40 000 étudiants qui ont passé leur examen d’entrée à l’université de Kaboul, seulement 12 000 ont réussi », affirme Hadji Daoud, rédacteur en chef du quotidien afghan Erada. « Les autres rejoindront les rangs des chômeurs. Pour 10 000 afghanis [224 dollars canadiens], on pourra les recruter pour mener des attentats-suicide ! »

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Chroniques afghanes, l’expo – II

21 février 2009
Kaboul, hiver 2004.  

Kaboul, hiver 2004.
Kaboul, été 2004.
Kaboul, été 2004.
Kaboul, hiver 2004.
Kaboul, hiver 2004.
Kaboul, hiver 2004.
Kaboul, hiver 2004.

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Chroniques afghanes, l’expo – III

21 février 2009

Sur le route de Band-i Amir (Bamiyan), octobre 2004.

Sur le route de Band-i Amir (Bamiyan), octobre 2004
Sarubi (Kaboul), hiver 2004
Sarubi (Kaboul), hiver 2004
Pêcheur de Sarubi (Kaboul), hiver 2004
Pêcheur de Sarubi (Kaboul), hiver 2004
Pêcheur de Sarubi (Kaboul), hiver 2004
Pêcheur de Sarubi (Kaboul), hiver 2004

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Chroniques afghanes, l’expo – IV

21 février 2009
Étudiants de l'Université nationale de Kaboul, hiver 2004

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Étudiants de l'Université nationale de Kaboul, hiver 2004
Étudiants de l’Université nationale de Kaboul, hiver 2004
Institut d'agronomie de Kaboul, hiver 2004
Institut d'agronomie de Kaboul, hiver 2004
Institut d’agronomie de Kaboul, hiver 2004

Que signifie d’avoir 20, 25 ou 30 ans en Afghanistan ? Comment vit-on dans un pays dévasté par 25 ans de conflits ? En fait, qui sont ces jeunes qui ont grandi tant bien que mal sur les débris du nouveau « Grand jeu » mené entre les puissances du monde ? Quels sont leurs craintes et leurs espoirs ? À quoi rêvent-ils et comment voient-ils l’avenir de leur pays ?

Étudiants, chômeurs, fonctionnaires, théologien, gardiens, techniciens, professeurs, journalistes, cinéastes, médecins, poètes, avocats, travailleurs sociaux, militants pour les droits humains… Résolus et courageux, ils réclament leurs droits, l’accès à la santé et à l’emploi, l’enseignement obligatoire et gratuit et l’égalité de tous face à la loi. À leur façon, ils cherchent à surmonter les difficultés d’une société en perte de repères. Comme partout, ces jeunes veulent refaire le monde et bâtir l’Afghanistan à l’image d’un monde surmédiatisé. Mais par où commencer ?

Trop jeune pour se rappeler l’époque d’avant les Soviétiques, Yunnus chérit l’idée d’un passé paisible et d’un pays jadis au centre de l’Asie. Il en retient surtout les histoires qu’on lui a racontées. S’il ne s’attarde pas trop sur les contradictions de ce pays idéalisé, c’est pour mieux avancer dans le chemin de la réconciliation.


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Chroniques afghanes, l’expo – V

21 février 2009

Élections présidentielles (Bamiyan), 9 octobre 2004

Élections présidentielles (Bamiyan), 9 octobre 2004
Bamiyan, 9 octobre 2004
Bamiyan, 9 octobre 2004
Village de Shahidan (Bamiyan), 9 octobre 2004
Village de Shahidan (Bamiyan), 9 octobre 2004
Village de Shahidan (Bamiyan), 9 octobre 2004
Village de Shahidan (Bamiyan), 9 octobre 2004
Village de Shahidan (Bamiyan), 9 octobre 2004

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Chroniques afghanes, l’expo – VI

21 février 2009
Kaboul, printemps 2005

Kaboul, printemps 2005
Kaboul, printemps 2005

Extraits de Chroniques afghanes, le film :

« Les gens ont l’air comateux. Regardez mon gendre, il a huit bouches à nourrir. […] S’il y avait du travail, il n’y aurait pas de talibans. Les talibans sont comme nous. Ils ne sont pas différents. Les talibans, c’est vous et moi. Ce sont des Afghans, pas des Anglais. »

[...]

« Comment naît un rêve? Il naît dans la paix. Comment naît un rêve ? Il naît d’un ventre plein. Comment naît un rêve? Il naît d’une pleine unité. Comment naît un rêve? Il naît de la justice. Tout cela est un rêve en soi.

À quoi d’autre peut-on rêver? »

Abdul Khafar, photographe portraitiste,
Kaboul, août 2006


Remerciements

Nathalie Barton et l’équipe d’InformAction, Yves Bisaillon et l’équipe de l’Office national du film du Canada ; Patricia Bergeron, Parole citoyenne (ONF), le Cheval blanc et Alternatives.

À Kaboul, Sarwar Mamound, Shafiq Sayed et l’équipe du Afghan Peace and Democracy Act ; Yunnus et les membres du Student General Society ; Christian Marie, Hamida Hamin, Karim Amin et l’équipe d’Awaz Production ; la direction et les journalistes de Killid Media ainsi que Kamal Nassir et l’équipe de Nye Express ; Abdul Khafar, photographe.

Catherine Pappas, Natalie Lamoureux, Lynn St-Germain, Jenny Thibault, Solen Labrie-Trépanier, Hugo Brochu, Martin Allard, Martin Beaulieu et Yves Médam.

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Chroniques afghanes – le film

30 janvier 2009

 

affchroniques
Le film

Depuis la chute du régime taliban en 2001, l’Afghanistan vit à l’heure du renouveau. Les élections présidentielles de 2004 et les législatives de 2005 témoignent du processus démocratique dans lequel est engagé le pays. Kaboul, la capitale, connaît aujourd’hui une véritable effervescence et une certaine liberté d’expression prévaut à la une des journaux.

Chroniques afghanes s’intéresse au groupe de presse Killid Media qui comprend deux magazines (Killid et Mursal, son pendant féminin) et une station de radio. Le documentaire expose le mode de fonctionnement de ce véritable phénomène médiatique. Ce faisant, il brosse le portrait d’un pays en chantier qui rêve à son avenir, tout en présentant les enjeux auxquels doit faire face la société émergente.

Au milieu de ce gigantesque élan de reconstruction, Chroniques afghanes dépeint les déchirements d’une société en mutation. À travers le phénomène Killid qui se veut un acteur de changement, surgit une parole qui s’affranchit du poids du passé et défriche de nouveaux espaces de liberté. Par son contenu populaire et accessible, cette nouvelle presse où les femmes occupent une place centrale lutte contre l’analphabétisme et l’ignorance. Face aux préjugés et aux tabous, le film prend la mesure de l’évolution des mentalités dans un pays qui chemine vers la modernité tout en restant profondément attaché aux valeurs de sa culture.

En suivant la distribution de l’hebdomadaire Killid à travers la ville, Chroniques afghanes nous ouvre sur la réalité d’un pays en devenir. La caméra discrète et attentive de Dominic Morissette alterne les séquences prises sur le vif dans les rues de Kaboul et les entrevues plus intimes, où les Afghans nous livrent en privé leurs espoirs et leurs craintes. Sur le terrain, les acquis demeurent fragiles. Insécurité grandissante, inégalités criantes, menace d’un retour des talibans : qu’adviendra-t-il du rêve d’affirmation de ce pays en quête de nouveaux repères ?

2007 – 52 min 33 s

Avec Kamal Nassir, Farooq Wurukzai, Marzia Monsif, Hafiza Rahim, Amena Mayar, Nargis Hashimi, Mahbooba Karimi, Jawed, Abdul Khafar, Mastura Maqsudie, Hazmudin, Fils De Nezamudin et Ghlum Haidar Hairavi

Réalisation, prise de son et caméra Dominic Morissette

Collaboration à la réalisation et caméra Catherine Pappas

Recherche et scénarisation Dominic Morissette et Catherine Pappas

Montage Myriam Poirier

Montage sonore Martin Allard et Simon Gervais

Production Nathalie Barton (InformAction) et Yves Bisaillon (ONF)

Produit par InformAction en coproduction avec l’Office national du film du Canada

Avec la collaboration de Radio-Canada et RDI

Avec la participation financière de Québec – Crédit d’impôt cinéma et télévision – Gestion SODEC

SODEC – Société de développement des entreprises culturelles – Québec

Rogers Documentary Fund

Fonds canadien de télévision

FCT : programme de droit de diffusion,

Canada – Crédit d’impôt pour film ou vidéo canadien

 

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