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« Chronique d’Erbil, Irak » – une fiche technique

Hatem et Mohamad, centre-ville d’Erbil, Irak, 5 novembre 2010


Montréal – Les images de cette chronique ont été réalisées avec un appareil Leica M8 – numérique – et un objectif 28 mm de même qu’avec un Mamiya 6 – analogique – et un 75 mm (pour les images carrées).

De plus, comme l’ensemble des photographies que l’on retrouve sur mon blogue, aucune n’est recadrée. Pour moi, le cadrage est une affaire de prise de vue. En « postproduction », je me limite à faire un travail de sélection, de balance des couleurs et de correction d’exposition.


Une session de formation en vidéo documentaire légère en Irak… un « générique »

Erbil, Irak, 1er novembre 2010

Montréal – Je profite de cette dernière entrée (?) de ma Chronique d’Erbil, Irak pour souligner que cette session de formation a été faite dans le cadre d’un projet d’Aternatives, à Montréal, en partenariat avec le réseau irakien Iraqi Democratic Future Network (IDFN) en Irak, Amorces et l’Assemblée européenne des citoyens en France, dans le cadre d’un programme financé par la Commission européenne.

De plus, je tiens à remercier ma collègue de longue date Catherine Pappas (Derniers chasseurs du petit havre et Chroniques afghanes pour n’en nommer que deux), chargée de projet au Moyen-Orient chez Alternatives qui a élaboré les grandes lignes de ce projet de formation. Et je répète l’importante contribution de ma copine  Marie-Pierre Labrie qui m’a beaucoup aidé dans la préparation de cet atelier.

Merci à vous toutes et tous.

La toute dernière pose… ou en route vers Bagdad ?

Erbil, Irak, 6 novembre 2010

Je termine mon film 120 avec cette photo. Au moment où je cherchais mon cadre et ai appuyé sur le déclencheur, un policier et quelques militaires m’ont interpelé à grands cris. Quelques secondes de stress se transforment en quelques minutes… Voyant que je ne comprends pas l’arabe, ni le kurde, on me parle en onomatopée, en fessant « Boum ! Boummm ! » avec la voix et les bras, tout en désignant mon appareil.

Le plus âgé des soldats me pointe du doigt : « Turk ?!? Turk ?!? » «  No ! no ! Canada ! » mon passeport à la main.

Ils devaient me demander ce que je photographiais, j’ai fait un geste en direction de l’intersection. Ils voulaient voir la photo, mais ont rapidement remarqué que mon appareil n’avait pas d’écran. Ils l’ont regardé dans tous les sens. J’espérais qu’ils ne l’ouvrent pas. Mon passeport étranger m’a certainement aidé. Heureusement. Je suis reparti quelques minutes après.

J’ai rangé mon appareil dans mon sac, auprès des autres films que je comptais bien utiliser. Je suis allé m’acheter une bière, suis retourné à l’hôtel et quelques deux ou trois heures plus tard, je commençais mon long retour vers la maison.

C’était donc la fin de mon – premier ? – voyage en Irak.

*

D’ailleurs, quand reviendrai-je dans ce pays ? Quand retrouverai-je ces jeunes avec lesquels j’ai passé la semaine ? Et où ? Est-il réaliste de croire ou d’espérer qu’au cours des prochains mois ou années, la situation à Bagdad permettra que nous poursuivions le travail entamé lors de ce premier séjour ?

Nous sera-t-il possible de nous revoir dans la capital et de travailler ensemble sur une production, dans le cadre d’une formation, mais aussi et surtout d’une réalisation d’équipe?

Le souk d’Erbil

Erbil, Irak, 6 novembre 2010
Marché couvert d’Erbil, Irak, 6 novembre 2010

Montréal – Je suis tout de même sorti… (voir l’entrée précédente.)

Mon dernier jour à Erbil, je suis retourné au souk — marché public en arabe, bazar en perse — le temps de quelques achats et photographies, d’un repas de brochettes au cœur du marché couvert et d’un thé…

La citadelle d’Erbil est construite sur une colline. Mais au dire de Mohammed, mon traducteur qui m’accompagne, cette colline est plutôt un amas de ruines d’anciennes civilisations et de forteresses. Un peu comme Troie ? lui demandais-je. Et pour preuve ? « Regarde ici et là, de vieilles briques ressortent du sol. »

Une trop courte recherche sur internet n’a pu me confirmer ces dires. Je trouve toutefois qu’Alexandre le Grand aurait gagné, ici même, une importante bataille contre les Perses. Comme quoi il est vrai que la fondation de cette ville remonte à des temps bien anciens.

Un quasi huis clos à Erbil

Hôtel Sunhills, Erbil, Irak, novembre 2010

Montréal – Je reprends ma Chronique d’Erbil, Irak, pour y mettre fin d’ici peu.

Pour ce voyage dans le nord de l’Irak, j’avais aussi apporté avec moi mon appareil photo moyen format – format carré, avec pellicule. Les deux derniers jours, je me suis amusé à faire quelques images : douze poses – un film seulement.

J’ai commencé par l’hôtel où j’ai passé la presque totalité de mon séjour : petit déjeuner, formation toute la journée, courte pause le midi pour un rapide repas à l’extérieur avec les participants, et quand il me restait de l’énergie je profitais de la tombée du jour pour sortir me trouver quelque chose à manger. Je ne me suis donc pas beaucoup promené. Le temps me manquait. D’ailleurs, la ville ne suscitait pas beaucoup d’intérêt et il n’en demeure pas moins que j’étais en Irak. Même si Erbil est considéré comme sécuritaire depuis des années, cela n’empêche pas qu’il faille être prudent. Je ne prends pas de risque inutile, à quoi cela servirait ?

Les six jours de formation se sont donc passés ici, à L’Hôtel Sunhills d’Erbil, entre ma chambre et la salle de conférence pas tellement photogénique.