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Articles taggués ‘Montréal’

« C’est comme une épicerie ! »

14 janvier 2010
Montréal, décembre 2009

«Chef de famille monoparentale, père de deux enfants, à bout de ressources, Éric a dû se résigner à demander de l’aide. Direction: le magasin Partage.»

C’est au magasin partage de Rosemont, organisé par la Corporation de développement communautaire (CDC) pour l’occasion des fêtes de fin d’année que j’ai rencontré Éric et ses deux garçons. Le lendemain, je le retrouvais chez lui, après le départ de ses enfants pour l’école. C’est autour d’un café que nous avons échangé : même professionnel et éduqué, plus personne n’est à l’abri d’une perte d’emploi qui peut occasionner d’importantes difficultés économiques et d’estime de soi.

«C’est comme une épicerie!» est le quatrième épisode de la série «Vivre et survivre en ville» du projet webdocumentaire PIB de l’ONF.

*

Réalisation sur le terrain, caméra et son: Dominic Morissette

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Outrage et rébellion

10 décembre 2009
Dans le quartier Parc-Extention, Montréal, mars 2009
Dans le quartier Parc-Extention, Montréal, mars 2009

En juillet dernier, je voulais relayer la vidéo de BTrenaissance sur une manifestation qui a eu lieu à Montreuil le 13 juillet et qui s’était terminée par une charge « en règle » des forces de la police.

Aujourd’hui, je prends le prétexte d’un article publié sur le blogue « Film Bazar, Chroniques d’un art en mutation : le cinéma tout écran » pour revenir sur cet événement. Dans son article « Outrage et rébellion : 40 films enragés contre la violence policière », Isabelle Regnier nous fait part d’une initiative de « l’historienne et théoricienne du cinéma Nicole Brenez et la monteuse Nathalie Hubert » intitulée « Outrage et Rébellion » « pour dénoncer la « spirale de la répression » et l’«arbitraire opaque » de la police. »

À ce jour, le projet compte quarante courts films, tels des ciné-tracts, qui seront mis en ligne au jour le jour, sur le site de Mediapart. « Parmi leurs réalisateurs figurent de grands noms du cinéma (radical) comme Philippe Garrel, Jean-Marie Straub, Marcel Hanoun, Lionel Soukaz, Lech Kowalski […], ou de l’art contemporain comme Ange Leccia. »

C’est aujourd’hui qu’a été mise en ligne la première vidéo. Un projet qui est certainement à suivre.

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Petit rappel: le projet PIB expliqué aux RIDM

18 novembre 2009
Parc du bout de l'île, Pointe-aux-Tremblew, Montréal, 15 novembre 2009
Parc du bout de l’île, Pointe-aux-Tremble, Montréal,
15 novembre 2009

ATELIER DE DISCUSSION

PIB, le premier documentaire Web de l’ONF, expliqué de A à Z

Ce soir le 18 novembre 2009

17 h à 19 h

Au lounge des RIDM, à la Cinémathèque québécoise, à Montréal

Venez visionner une sélection choisie de courts métrages et rencontrer ses artisans. Animé par Hélène Choquette, réalisatrice-coordonnatrice du projet, en présence de Dominic Morissette (cinéaste), Miguel Raymond (monteur), Renaud Philippe (photographe), Marie-Claude Dupont (productrice) et Alison (protagoniste). Plusieurs aspects de cette production destinée au web seront abordés: la démarche documentaire, le montage, l’essai photographique, le rapport au temps, la relation filmant-filmé et l’interactivité. Une période de questions suivra.

Visitez le site Web de PIB

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Le meilleur café au monde…

16 novembre 2009

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« … c’est celui que les gens du quartier vont prendre au Square Rosemont. Un peu d’amour, ça n’a pas de prix. »

Cette fois-ci, c’est Jean Beausoleil, le directeur de l’organisation Square Rosemont que j’ai eu la chance de rencontrer pour en faire « Le meilleur café au monde… » Un portrait de Jean Beausoeil, son engagement, son organisme et les gens qui le fréquentent. « J’adore mon travail… Dans le fond, j’ai autant besoin des gens qui sont ici qu’eux de moi… Le Square Rosemont est une famille réinventée. »

Le troisième épisode de la série de récits «Le désert alimentaire» du projet Pib: ou l’indice humain de la crise économique canadienne.

Réalisation sur le terrain, caméra et son: Dominic Morissette

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« T’as payé » de Léo Ferré

1 novembre 2009
Londres
Quartier de Hackney, Londres, Angleterre, 2 avril 2009
Quartier de Hackney, Londres, Angleterre, 2 avril 2009

« […]

T’as voté

Si t’as voté c’est qu’t'avais l’choix

Alors alors démerde-toi »

T’as payé de Léo Ferré

*

De mémoire, c’est la première fois que je vais voter aux élections municipales et cela fais plus de vingt ans que j’habite Montréal. D’ailleurs, j’ai été longtemps sans voter. Parce que, entre autre, au moment des élections et du vote, j’avais cette chanson de Léo Ferré qui me revenait en tête…

Cette fois-ci, serait-ce un peu différent ? Je cite Gil Courtemanche dans sa chronique du Devoir des samedi et dimanche 31 octobre et 1er novembre, intitulé « Tourner la page » dont le dernier paragraphe n’est pas en ligne mais qui se lit comme suit :

« […]

« À moins que les Montréalais ne fassent le grand saut et décident de s’offrir un véritable changement et pas seulement un changement de bande de copains. En choisissant de voter pour Richard Bergeron et son parti, on ferait entrer à l’hôtel de ville un parti de militants, d’écologistes, de membres du mouvement social qui proposent une vision contemporaine et imaginative de Montréal. Ce serait vraiment tourner la page et choisir une vie démocratique plus vigoureuse qui, on ne le dira jamais trop, est le véritable remède contre la corruption. » (C’est moi qui souligne.)

Ne serait-il pas intéressant d’aller voir de ce côté ?

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Plus que des fruits et légumes

20 octobre 2009
Montréal, septembre 2009
Montréal, septembre 2009

«Travailleur dans le secteur de l’imprimerie, André a vu ses horaires de travail passer de 40 heures par semaine à 40 heures par mois. Refusant de se laisser abattre, il s’est inscrit aux jardins collectifs de son quartier.»

*

« Plus que des fruits et légumes » est le premier court documentaire de la seconde série sur lequel je travaillerai tout au long de l’année avec le projet Pib: ou l’indice humain de la crise économique canadienne. Ce récit à plusieurs personnages dans le temps s’intitule « Désert alimentaire » et se situe dans le quartier Rosemont de Montréal auprès de la Corporation de développement communautaire (CDC) qui regroupe 49 organismes sans but lucratif qui unissent leurs efforts pour améliorer la qualité de vie de leur quartier.

Un récit à suivre.

Réalisation sur le terrain, caméra et son: Dominic Morissette

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Bandes de jeunes : Portrait de Latifa par Marie-Pierre Labrie

22 juillet 2009

« Bandes de jeunes : Portrait de Latifa est la première bande vidéo – mis en ligne sur le site de Parole citoyenne de l’ONF – d’une série de portraits numériques sur des adolescents issus du quartier Saint-Michel à Montréal, écrit Marie-Pierre Labrie.

« C’est à travers mon travail comme formatrice en photographie et en vidéo au Projet LOVE auprès des adolescents, afin de prévenir la violence dans leur quotidien, que j’ai appris à les voir sous un autre œil. La jeunesse en perdition? Non. Que les jeunes participants à Bandes de jeunes aiment ou non l’école, ils s’avèrent qu’ils s’impliquent tous dans des activités communautaires et que ces activités sont signifiantes dans leur vie. Pourquoi s’y impliquent-t-ils? Est-ce que regarder du côté de l’intervention éducative hors les murs de l’école pourrait augmenter leurs apprentissages ou favoriser leur « raccrochage »?

« Est-ce que ces jeunes sont motivés et optimistes pour l’avenir? Et si nous leur laissions la parole, franchement. Mon travail auprès d’eux avec le Projet LOVE au Centre communautaire éducatif René-Goupil m’a permis de les connaître davantage et m’a inspiré ce projet. Bandes de jeunes veut évoquer la personnalité de chaque adolescent. Je ne voudrais pas dresser un portrait en bloc des jeunes, mais plutôt montrer qu’ils ont chacun leur individualité.

« En somme, ces portraits tenteront de briser les idées reçues sur les jeunes, défaire la stigmatisation, porter un regard différent sur une jeunesse témoignant de la diversité sociale et culturelle. »

Court texte de présentation de la vidéo et du projet.

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« Favela Rising » au Drop in de Saint-Michel

28 mai 2009

 

Drop in dans le quartier de St-Michel, Montréal, 15 mai 2009
Drop in dans le quartier de St-Michel, Montréal, 15 mai 2009

 

Hier soir, je présentais aux jeunes du Drop in, le documentaire « Favela Rising » de Jeff Zimbalist et Matt Mochary. Le film relate l’historique du mouvement qu’est devenu Afro Reggae mais surtout trace le portrait d’Anderson l’un des chanteurs et leader du groupe.

L’aventure commence dans la favela de Vigario Geral à Rio de Janeiro en 1993, au lendemain d’un massacre de 21 personnes innocentes exécutées par la police militaire pour venger quatre des leurs. Les pionniers d’Afro Reggae ne pouvaient imaginer mettre sur pied une organisation qui allait rapidement franchir les frontières du quartier. Anderson, alors adolescent et déjà proche de la petite criminalité, c’est joint au groupe, après que son frère eut été l’une des victimes de la fusillade. Ainsi commence sa « guerre pour la paix » avec comme armes les mots, les rythmes, la dance et la culture.

Comme je l’ai souvent mentionné, depuis Afro Reggae s’exporte partout au Brésil et ailleurs dans le monde avec son band et sa philosophie de changements social par l’art.

Les jeunes du Drop in ont beaucoup aimé. Ils étaient une dizaine à regarder attentivement et à poser des questions ou faire des commentaires : « Mais est-ce de vraies armes ? », « Ah ! Mais c’est incroyable ! ». Et ils ont été émus par la fin.

Un documentaire qui nous fait vivre une histoire et de vraies émotions.

 

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Le Drop in 18 – 30 de Saint-Michel à Montréal

28 mai 2009

 

James
James au Drop in de St-Michel, Montréal 15 mai 2009
Gregory au Drop in de St-Michel, Montréal 15 mai 2009
Gregory au Drop in de St-Michel, Montréal 15 mai 2009

 

Le Drop in de Saint-Michel a été fondé en 2004 et est né de la demande des jeunes adultes du quartier qui désiraient avoir un lieu pour se retrouver entre eux et pour pratiquer le breakdance, le chant et toutes autres activités liées à la culture hip-hop en général. « Les jeunes en avaient marre de ne pas savoir où aller, ma raconte Mai Tran, la jeune coordonnatrice. Il n’existait pas de lieux pour eux. Souvent, ils se retrouvaient à la station de métro où la police les harcelait et leur donnait des contraventions. Ce qui ne favorisait pas de bonnes relations. La nécessité de ce lieu est donc venue en partie de ce constat. »

Ce projet met donc à leur disposition des moyens pour aider à développer leur créativité. Bien entendu, le manque criant de ressource ralentit les ardeurs. Toutefois, la motivation des intervenants et le besoin des jeunes de se retrouver dans un lieu qui leur appartient sont plus déterminants que tout.

 

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Sola et le Drop in

10 mai 2009
La tulipe
Le La tulipe, Montréal, 1er mai 2009
LA tulipe
Jamel, au La tulipe, Montréal, 1er mai 2009
Sola et Las Lolas, au La tulipe, Montréal, 1er mai 2009
Sola et Las Lolas, au La tulipe, Montréal, 1er mai 2009

Jeudi 30 avril

Ma première discussion avec Sola remonte à près de deux semaines. C’est par téléphone que je lui expose mon projet de film avec Afro Reggae et le Bad Taste Cru et mon intention d’y inclure un chapitre montréalais. Je suis à la recherche d’une artiste engagée auprès de sa communauté comme je la crois être.

Immédiatement, elle m’explique son travail : « Je suis animatrice au Drop In de Saint-Michel auprès de jeunes adultes de 18 à 30 ans. Pourquoi des ateliers pour jeunes adultes ? Parce que pour cette tranche d’âge, il n’y a pas beaucoup d’activités dans le quartier, si ce n’est le sport.

« Il faut aussi créer un espace pour ces jeunes-là. Certains d’entre eux sortent de centres d’accueil à l’âge de 18 ans et ne savent pas trop où aller. Quelques uns sortent de prison… D’autres ne savent juste pas où se retrouver pour « chiller ».

« C’est un lieu pour créer et pour s’exprimer. Un endroit pour se rencontrer aussi. Ils sont plus d’une dizaine de jeunes à venir régulièrement. Cela est sans compter le studio d’enregistrement auquel ils ont accès. »

La discussion est parsemée d’expressions que je peine à comprendre ; je devrai m’y faire, la culture hip hop a son propre langage.

En terminant, elle m’invite au spectacle du lendemain avec son groupe Las Lolas, composé exclusivement de filles

Au La tulipe, Vendredi soir, 1er mai

Il n’est pas difficile de trouver Sola. La salle est encore vide et ils sont une dizaine autour d’elle. Carnet de notes à la main et cellulaire à l’oreille, elle raccroche : « Il vient d’arriver. Il cherche un parking. » Je la sens nerveuse. Je vais me présenter.

Dans moins de trente minutes le spectacle d’avant-première doit commencer. Ce sont les jeunes du Drop In qui ouvriront son propre show à elle, mais ils ne sont pas tous là encore. Ils se font attendre. Elle ne cesse de faire des appels.

C’est avec désinvolture, que le DJ arrive, salue tout le monde et monte directement sur la scène avec sa « caisse de lait » remplie de vinyles. Les écouteurs sur les oreilles, il se fait des mixes et s’amuse avec les platines.

Le spectacle d’une quarantaine de minutes commence avec quelques instants de retard. Jamel, le maître de cérémonie aussi intervenant au Drop In, annonce et présente les différentes formations qui se succèdent sur la scène, certains avec un peu plus d’aplomb que d’autres. En français, en anglais, en espagnol et certainement en créole, peu importe.

On réinstalle la scène pour Sola et sa formation. Avec sa guitare acoustique et son tabouret de bar, nous sommes loin de ce que j’imaginais comme show à tendance hip hop. Elle a une belle prestance sur scène. En cours de route, elle invite quelques collaborateurs qu’elle reconnaît dans la salle à venir à tour de rôle la rejoindre sur la scène le temps d’une pièce.

Aux pieds de la scène, les jeunes du Drop In semblent contents d’être là, d’avoir pu performer sur une vraie scène et d’assister à la prestation de Sola.

Tout au long de ces deux spectacles, c’est un peu l’esprit de Saint-Michel qui s’exprime. Fiers, les jeunes tout comme Sola, revendiquent leur appartenance à ce quartier plus au nord et à leur culture.

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