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« Émeutes en Angleterre – Le désespoir »

10 août 2011
Dance City, Newcastle, 6 avril 2009

 

Suivant l’actualité des derniers jours, je ne peux m’empêcher de reprendre mon blogue avec cette photographie du Dance City à Newcastle en Angleterre, alors que je travaillais sur la recherche d’un projet de documentaire Quand le Sud monte au Nord.

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J’en profite aussi pour citer longuement l’excellent éditorial de Serge Truffaut dans Le Devoir. Pour ce commentateur, « Ces émeutes […] traduisent le ras-le-bol d’une classe qui n’a plus rien à perdre. Mieux ou pire, c’est selon, cette flambée de violence était prévisible. »

Il poursuit : «  […] si les jeunes Anglais ne revendiquent pas, c’est parce qu’ils sont plus désespérés que leurs homologues du continent. Ils se sentent «abandonnés» par l’État, «méprisés» par ce dernier qui méprisait déjà leurs parents. Oui, on a assisté à l’émergence de ce que les sociologues appellent une underclass, une sous-classe. De quoi s’agit-il? De familles dont les membres ne travaillent plus depuis deux générations, depuis vingt ans.

« […] le résultat est effarant. Il ne peut être qualifié autrement. […]

« Pendant que le gouvernement lessivait d’un côté, ils engraissaient de l’autre. Après 20 ans de politiques faites contre les classes moyennes et les foyers à revenu modeste, les riches ont encaissé, encaissé. De telle sorte qu’aujourd’hui la concentration des richesses est revenue au niveau enregistré dans les années… 30! On voudrait provoquer un sursaut de violence qu’on ne s’y prendrait pas autrement. S’il est vrai qu’il y a des pillards parmi ceux qui ont fait le coup de poing avec les policiers, il est tout aussi vrai qu’il y en a de l’autre côté. Mais ces derniers sont de qualité… supérieure! »

 

Et dire qu’il y a plein de commentateurs et de média qui feignent d’être surpris de cette réaction.

 

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Quand Afro Reggae et le Bad Taste Cru discutent ensemble

27 mai 2009

Je reviens un peu en arrière, soit au moment de mon voyage de recherche à Newcastle en Angleterre, pour le projet « Quand le Sud monte au Nord ».

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La veille de la fin des ateliers et du départ de Juniho le percussionniste et de Beto le chorégraphe d’Afro Reggae, Paul Heritage du People’s Project Palace organise une discussion d’échange et d’organisation entre eux et quelques « Breakdancers » du Bad Taste Cru en prévision de la prochaine visite des Brésiliens en octobre 2009.

Ils interviennent à tour de rôle et Paul traduit dans les deux langues. Juniho : « Quand je vois des gens comme vous [les membres du Bad Taste Cru] je me dis que la solution n’est pas Afro Reggae et nos ateliers. Non, la solution c’est vous. En fait, nous apprenons nous aussi, peut-être autant que vous. C’est ça qui est super dans ces échanges. Nous partageons une même vision et une même approche de l’art. Que nous soyons blanc, noirs, jaunes même rouges, nous sommes tous humains. »

À cela l’un des jeunes répond : « Il est vrai que nous partageons la même passion. C’est ce que nous avons découvert cette semaine avec vous. Malgré les différences apparentes, nous sommes tous semblables. »

Ils conviennent ensemble que la prochaine session d’ateliers qui aura lieu en octobre prochain devra porter d’avantage sur la création collective que sur une série d’ateliers animée par les membre d’Afro Reggae.

Donc Afro Reggae, ses percussionnistes et son chorégraphe travailleront en collaboration avec le Bad Taste Cru et ses « streetdancers », quatre heures par jour, à la création d’une performance.

Et si « Quand le Sud monte au Nord » prenait prétexte de cette création Sud-Nord et de ces rencontres et échanges entre les deux groupes pour donner à voir le pouvoir de la création ?

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Spectacle de fin d’atelier au Dance City

14 mai 2009
Dance city
Dance city
Spectacle de fin d'atelier au Dance City
Spectacle de fin d’atelier au Dance City, Newcastle, 9 avril 2009
Rokas et sa partenaire au Dance City, Newcastle, avril 2009
Rokas et sa partenaire au Dance City, Newcastle, 9 avril 2009

Pour poursuivre dans la série photos de scènes.

Je n’avais pas encore montré les photographies du spectacle qui résultait du workshop de danse et de percussion animé par Beto et Juniho d’Afro Reggae au Dance City de Newcastle.

Nous sommes donc jeudi après-midi, après seulement trois jours et demi d’ateliers. Les jeunes sont fébriles. Après une répétition générale le matin (voir plus tôt sur mon blogue), les voilà enfin prêts pour se lancer dans l’arène.

Et quel spectacle! Aux carences du manque d’expérience de certains, Beto a su improviser une chorégraphie où les mouvements et les rythmes afro-brésiliens ont été incorporés dans une performance bien contemporaine. Mais plus que tout, un sentiment d’appartenance et d’accomplissement se lisait sur tous les visages.

C’est Rokas du Bad Taste Cru qui ouvre le bal – voir les images de l’entrée précédente – et qui le clôt, avec la présentation d’une performance qu’il a chorégraphiée avec sa partenaire en vue d’une compétition le lendemain à Londres.

Les spectateurs sont impressionnés par un tel résultat. Bien entendu, la directrice du Dance City, Paul Heritage du People’s Project Palace et Beto et Juniho d’Afro Reggae sont très heureux.

Pour leur part, les membres du Bad Taste Cru dont Rokas, ont bien hâte de retrouver Afro Reggae. Parce qu’à l’automne prochain, ce sont huit Brésiliens qui sont attendus à Newcastle pour y donner des ateliers, mais aussi et surtout, pour participer à une session intensive de création avec cette troupe de breakdancer.

En partie, le sujet de mon film « Quand le Sud monte au Nord ».

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Rokas, Afro Reggae et la transmission par l’art

12 mai 2009

Rokas au Dance City, Newcastle, le 9 avril 2009
Rokas au Dance City, Newcastle, le 9 avril 2009
Rokas au Dance City, Newcastle, le 9 avril 2009
Rokas du Bad Taste Cru au Dance City, Newcastle, le 9 avril 2009

Je reviens sur Rokas, le danseur de Break Dance du Bad Taste Cru, rencontré à Newcastle dans le cadre de ma recherche pour le projet documentaire « Quand le Sud monte au Nord ».

Dans un premier temps, il parle de valeurs communes plutôt que de compétence pour expliquer la formation et les liens qui unissent les membres de son groupe. Il mentionne aussi de sa passion pour danse.

Dans la même entrevue il poursuit sur la nécessité de partager ses expériences et son savoir avec les jeunes de sa communauté. Nous reprenons donc la discussion à l’endroit où nous l’avons laissé :

« J’aime la musique, j’aime danser et pour ces gars-là d’Afro Reggae c’est la même chose. C’est ce qui nous unies. Nous utilisons les mêmes outils pour communiquer et pour enseigner aux autres.

« C’est exactement ce que fait Afro Reggae. Mais eux le font sur une plus grande échelle que nous et leurs objectifs sont certainement plus importants. C’est à cause de l’endroit d’où ils viennent, de ces quartiers difficiles. Nous sommes dans deux mondes différents, mais d’une certaine façon, nous nous rejoignons.

« Pour moi, bien entendu, l’enseignement est une part importante de mon revenu, parce que comme artiste, parfois tu réussis bien, parfois moins. C’est une question d’argent.

« Mais sur une base quotidienne, il est important de toujours faire ce que tu aimes. C’est ce qui est le plus important. Comme pour l’enseignement, c’est quelque chose qui te permet de ne pas a avoir un job comme euh!… Ça, c’est une chose. Même sans cela, j’enseignerais qu’en même, mais peut-être pas de façon si régulière. Parce que quand tu vois un jeune garçon qui essaie de faire un mouvement difficile, comment ne pas aller l’aider et lui montrer si tu sais le faire? C’est naturel. C’est quelque chose qui… qui… Comme je disais, cela va avec les valeurs de cette culture. Tu échanges, tu rencontres des gens, tu partages tes expériences et tes connaissances. »

Et au sujet des ateliers avec Afro Reggae, il poursuit :

« En terme de danse, j’ai appris de nouveaux mouvements et de nouveaux styles. Mais le plus important est que ces ateliers m’ont fait voir la danse d’une nouvelle façon. Cette semaine a vraiment été super. Je crois que je vais incorporer des choses que j’ai apprises dans mon propre style. »

Nous terminons l’entrevue par cette courte présentation :

« Mon nom est Rokas, je suis de Vilnius en Lituanie. Je danse depuis neuf ans et j’ai 23 ans… euh! c’est pas mal ça ! »

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Quelle sortie de crise ?

8 mai 2009
Newcastle, avril 2009
Newcastle, avril 2009
Chicago, décembre 2008
Chicago, décembre 2008

Dans la chronique de Gérard Bérubé dans le quotidien Le Devoir d’hier, on peut lire que : « Du point de vue statistiques économiques, nous sommes passés d’une période du «moins pire que prévu» à celle d’une décroissance moindre faisant espérer que le pire serait derrière nous, que le creux de la récession a été atteint au premier trimestre. […]

« Finalement, il serait permis de rêver d’une fin de récession et d’un retour à la croissance économique dans moins de quatre mois.

« Finalement, donc, l’année 2009 pourrait ne pas être si noire. Ce serait du moins le cas de ce côté-ci de l’Atlantique. Car sur l’autre rive, dans une Europe dont le modèle communautaire a surtout montré ses rigidités et ses inefficacités durant cette crise, on en est encore à craindre les chocs sociaux devant la montée attendue du chômage» (C’est moi qui souligne.)

Alors si je comprend bien, en plus de dire que de ce côté-ci nos gouvernements ont été efficaces, il nous annonce une reprise de l’économie et une augmentation des pertes d’emploi. Doit-on se réjouir de cette reprise financière au détriment du chômage qui augmente ? À lire cette chronique, il semble que oui. Par ailleurs, l’auteur confirme, en d’autres mots, ce que Gilles Courtemanche dénoncait il y a quelques semaines : soit le manque de réaction, voire même le manque d’indignation, ici en Amérique,  face à la gestion des dirigeants d’entreprise, à l’inaction de nos gouvernements et aux pertes d’emploi (voir «Crise économique et mépris… Et l’indignation dans tout ça ?»).

De plus, cette « sortie » de crise permettra-t-elle de revoir certains disfonctionnements cruels de nos économies ? Remettra-t-elle en cause ce  laisser-faire coupable de tant de maux sociaux ?

Sur la même page du journal on peut lire que selon l’organisation américaine de journalisme d’investigation, le Center for Public Integrity, « les banques américaines et européennes n’ont pas été des victimes de la crise financière qui a éclaté aux États-Unis en 2008, mais sont coupables de l’avoir délibérément provoquée. […] » À lire !

Après de tels constats, que doit-on espérer de la « reprise » économique ?

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La troupe Bad Taste Cru

22 avril 2009
Bad Test Crew, Dance City, Newcastle, 6 avril 2009
Bad Taste Cru, Dance City, Newcastle, 6 avril 2009

Ils sont une dizaine que la passion de la danse lie. Au départ le groupe Bad Taste Cru est d’origine Irlandaise du Nord. Mais à y regarder de plus près, même cette homogénéité apparente cache une réalité bien irlandaise.

Cette troupe de danse a vu le jour au lendemain de l’attentat le plus meurtrier d’Irlande du Nord. Nos sommes le 15 août 1998 à Omagh, après les Accords du Vendredi Saint qui ont instauré un fragile processus de paix qui dure depuis. C’est par cet événement où 29 personnes sont tuées que l’IRA véritable se fait connaître du grand public. Cette organisation dissidente de l’Armée républicaine irlandaise (IRA) signataire des accords, réclame toujours une République Irlandaise.

Contre toute attente, au lendemain de cet attentat, la population locale s’unit contre l’IRA véritable et en faveur de la paix et ce, bien au-delà du clivage religieux qui trace la frontière entre les ennemis de ce conflit fratricide. « Personne ne pouvait imaginer que la population catholique et protestante s’unirait à ce point pour la paix, me confit Darren l’un des membre fondateur du groupe. Une première depuis ces longues années de conflit. »

Bad Taste Cru est né de ces cendres. Quelques jeunes férus de Hip Hop et de culture autre que traditionnelle dans laquelle les deux camps s’étaient retranchés, se sont réunis. Ils étaient catholiques ou protestants, mais cela n’avait aucune prise sur eux. Ils voulaient évoluer dans une autre histoire, ils voulaient faire du Street et du Break Dance. Leur mixité religieuse qui n’est toujours pas au goût du jour ainsi que le désir de s’exprimer dans une culture qui n’est « pas » leur, les ont obligé à s’exiler. Cette culture ouverte sur le monde les a amenés à se retrouver ailleurs.

C’est dans les rues de Newcastle que Bad Taste Cru a élu domicile. Aujourd’hui, après des années sans ressources ni facilité, les voilà en résidences au Dance City. En plus d’un domicile fixe, ils sont maintenant appelés à se produire partout en Grande-Bretagne et ailleurs, sur les scènes de compétitions de cette danse de performance. Parfois, certains d’entre eux retournent en Irlande du Nord pour quelques spectacles mais surtout le temps d’y faire des ateliers de Street Dance auprès des jeunes de leur communauté.

Parce que cela aussi fait partie de leur philosophie : redonner à la communauté ce qu’ils ont appris.

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Rokas du Bad Teste Cru

16 avril 2009
Rokas, Dance City, Newcastle, 9 avril 2009
Rokas, Dance City, Newcastle, 9 avril 2009

C’est la passion de la danse, et plus précisément du Break Dance et du Hip Hop en général, qui aura mené Rokas de sa Lituanie natale à Newcastle en Angleterre, après un détour en science politique à Londres et un programme d’échange international de danse à Copenhague.

« Bad Taste Cru est davantage une histoire de famille qu’une compagnie de danse, me raconte-t-il lors d’un atelier avec Afro Reggae au Dance City de Newcastle. Bien entendu, nous partageons une même passion pour la danse. Toutefois c’est davantage l’esprit de famille qui règne au sein du groupe qui nous rassemble que la compétence de chacun. Nous partageons les mêmes valeurs. Nous mettons la danse au-dessus de tout. Nous aurions pu tous faire différemment. Mais parce que nous aimons tellement danser, nous nous sommes retrouvés ensemble. L’amour de la danse est la principale raison qui cimente le groupe. Oui, la musique et la culture…  je suppose que c’est ça que nous partageons. Parce que nous croyons au pouvoir de la culture qui peut changer les choses, les gens et nous-mêmes.

« Le Hip Hop c’est un phénomène incroyable. Je suis de la Lituanie, déménagé dans le Nord à Newcastle pour joindre un groupe de danseurs principalement Irlandais… il y a aussi un gars d’Allemagne et un autre de Hong Kong… C’est comme ça. C’est fou de trouver cela à Newcastle. C’est ce qui arrive partout dans le monde. C’est ce que fait la culture, c’est ce que fait le Break Dance et le Hip Hop. »

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Newcastle – bis

10 avril 2009

 

Newcastle, 8 avril 2009
Newcastle, 8 avril 2009

 

Londres - C’est tout ce que j’ai trouvé dans mes images de Newcastle qui va avec le texte précédent.

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Newcastle, UK

10 avril 2009

Londres - À Newcastle, je me serais attendu à y voir une ancienne ville de charbon et d’industries lourdes disparues ; une ville qui peine à se relever de ce qu’elle a été.

C’est tout le contraire que l’on retrouve.

Newcastle est certainement passée par des temps difficiles. La fermeture d’importantes usines et de mines entraîne toujours son lot de difficultés économiques et sociales. On me raconte que les années 70 et 80 ont été particulièrement dures, soit au moment des dernières fermetures. La pauvreté et la violence étaient devenues endémiques.

C’est au tournant des années 90 que des décisions politiques ont été prises et que la ville a misé sur la culture pour ce sortir du marasme. Et cela semble avoir bien fonctionné. Plus de quinze années de grands travaux qui ont dû commencer par le nettoyage des bâtisses, couvertes de poussière de charbon.

« Aujourd’hui la ville est méconnaissable, me dit-on. C’est parce que nous étions déjà bien lancé que nous avons perdu le titre de Capitale européenne de la culture en 2008. Si Liverpool a gagné, c’est parce que le jury préférait leur donner une chance. Nous avons été, en quelque sorte, victimes de notre succès. Maintenant ce que l’on craint est le ralentissement ou l’abandon de plusieurs projets à cause de la crise économique qui frappe le pays. »

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J’essaierai de trouver une photographie qui rend un peu de ce dynamisme.

  

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Dernier jour d’atelier

9 avril 2009

 

Dance City
Dance City Workshop avec Afro Reggae, Newcastle, 9 avril 2009
Dance City workshop avec Afro Reggae, Newcastle, 9 avril 2009

 

Newcastle – L’atelier d’aujourd’hui prend une autre dimension.

En plus d’être le dernier jour qui se terminera par une présentation de la chorégraphie, Juniho anime un atelier de percussion.

L’ensemble des trois étages de Dance City vibre aux rythmes brésiliens. En fait, ils sont une trentaine à se partager tambours, tamtams et bidons de métal et de plastique. Ces derniers sont du matériel recyclé qu’Afro Reggae, mais surtout la troupe Afro Lata (traduction libre « Afro métal » pour bidon de métal) maîtrisent à merveille. Juniho est dans son élément.

Après la pause, une dernière répétition de la chorégraphie avec Beto. Les jeunes sont fébriles.

  

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