15 juin 2010 – «Sans boulot en France, Clément vient offrir ses services à Alison et Robert. Une aide précieuse qui n’est pas sans susciter quelque étonnement…»
Je viens de retrouver un texte que je publiais sur mon propre blogue, en avril de l’an dernier sur la possible fermeture d’AbitibiBowater… Fermeture qui se confirmait, pour l’usine de Dolbeau, quelques semaines plus tard, en juin de la même année.
Avril 2009 – En ces jours où on ne parle que de crise économique, je me suis amusé à faire un collage de textes au sujet de la faillite très probable d’AbitibiBowater. Pour ce faire, j’ai choisi, dans Le Devoir de samedi dernier le commentaire de Gilles Courtemanche (GC) intitulé “Les victimes de la crise” ainsi que l’éditorial de Jean-Robert Sansfaçon (JRS), “AbitibiBowater – Incompétence et mépris”.
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« Avec 7500 employés et 9000 retraités, AbitibiBowater est l’un des plus importants employeurs au Québec. Endettée par-dessus la tête, la compagnie vient de se placer sous la protection des tribunaux pour tenter de restructurer ses activités et sa dette de quelque 8,7 milliards. […] » (JRS)
« Voilà d’ailleurs un cas typique d’industrie qui s’est longtemps appuyée sur la faiblesse du dollar canadien pour engranger des profits non mérités; une industrie qui a épuisé la ressource la plus facilement accessible et qui exige maintenant que les gouvernements paient pour le reboisement et la construction de chemins forestiers tout en lui cédant le bois et l’énergie pour des peanuts. En somme, un autre beau cas de compagnie dirigée par des patrons imprévoyants tout juste capables de se remplir les poches sans se soucier de l’avenir des régions qui les ont accueillis.
« Malgré ce constat dramatique, les gouvernements n’ont pas le choix, eux qui ont si longtemps été complices. […] » (JRS)
« Pendant ce temps, le gouvernement de Stephen Harper n’en a que pour l’exploitation pétrolière de l’Ouest et le sauvetage de l’industrie de l’auto en Ontario, les deux régions du pays sur lesquelles il compte le plus pour remporter les prochaines élections. […] » (JRS)
« Alors qu’on tente toujours désespérément d’éviter que GM et Chrysler se placent sous la protection des tribunaux, cette étape vient d’être franchie par AbitibiBowater sans que le gouvernement conservateur lève le petit doigt. Voilà ce qu’on appelle du mépris. » (JRS)
« Et la colère, bordel? Et l’indignation? Et le sentiment de profonde injustice? Ils [les travailleurs qui ont perdu leur emploi] sont où? Ils s’expriment comment? Ils ne s’expriment pas, car ils n’ont jamais été formulés, ni par les politiques, ni par les syndicats. Alors, comment demander aux travailleurs de mettre en forme et en action leur sentiment d’être des paumés de la terre? Des paumés riches, mais des paumés quand même.
« En France, à Mantes-la-Jolie, 200 ouvriers de FCI, quatrième producteur mondial de connecteurs, ont décidé d’occuper leur usine menacée de délocalisation à Singapour. C’était le 24 février. L’usine et la compagnie étaient rentables, mais le fonds d’investissement américain, ce genre de groupe anonyme de riches qui veulent devenir plus riches, souhaitait une plus grande rentabilité. L’usine de FCI a rouvert ses portes mardi dernier et une entente a été conclue qui garantit les emplois au moins jusqu’en 2011. […] » (GC)
« Posons-nous une question. Pourquoi avons-nous l’indignation automatique quand la «nation» est brimée, snobée, oubliée, et faisons-nous le mort quand nos ouvriers prennent le chemin du chômage, de la fin de leur vie active, que leur retraite n’est pas assurée? Posons une autre question. Pourquoi la capacité de mobilisation des centrales syndicales est-elle si faible? Et une question subsidiaire: pourquoi leurs propositions pour faire face à la crise sont-elles si minces et si vides? […] » (GC)
« Abitibi-Bowater va faire faillite. Ce n’est pas la faute de ses employés efficaces et productifs, qui ont fait moult concessions. L’entreprise est tuée par une dette énorme accumulée pour acquérir, pas pour produire. Et ce sont les travailleurs qui paieront de leur maison, certainement pas les dirigeants qui ont coulé le bateau. Il faudrait peut-être commencer à être en colère. Pourquoi ne pas occuper une usine, s’approprier le bois ou le papier? Cesser de laisser les voleurs voler. » (GC)
3 juin – Perceuse et marteau sont de rigueur ! Il ne reste que peu de temps pour aménager la salle avant la tenue d’un événement très prometteur pour la Boîte.
Ce troisième épisode de la série La boite à bleuetsdu projet PIB permet au récit de prendre son envole… À suivre.
Le documentaire Web PIB – L’indice humain de la crise économique canadienne – remporte le Prix NUMIX de la meilleure production originale d’information et magazine.
C’est avec un peu de retard que je souligne l’attribution d’un prix prix NUMIX dans la catégorie Production originale – Information et magazine, au documentaire Web interactif PIB de l’Office national du film du Canada. Un travail d’équipe, d’une mer à l’autre, auquel j’ai le plaisir de faire parti.
D’ici les prochains jours, deux nouvels épisodes des récits sur lesquels je travaille (Alison et Robert et La Boite à bleuets), de même qu’un essai photographique que j’ai fais à Dolbeau au Lac Saint-Jean.
Alma – Je brise le silence de l’endroit où j’ai écrit mes derniers entrés. (Les deux dernières semaines m’ont tenu loin de l’internet et de mon blogue…)
Je suis de retour à Alma pour le projet de documentaire web PIB. Je viens tout juste d’arriver, après plus de cinq heures de voiture. Je devrais être ici jusqu’à samedi matin.
Ce nouveau séjour dans la région me permettra de tourner le troisième épisode du récit « La boite à bleuets » et aussi d’y réaliser un essai photographie à Dolbeau-Mistassini qui vit une grande crise de l’emploi avec la fermeture de l’usine de pâte et papier AbitibiBowater.
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Au moment où j’arrive et reprends contact avec le net, j’apprends que le projet PIB est finaliste au NUMIX – premiers prix d’excellence en production multimédia au Québec.
Une bonne nouvelle à suivre.
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Et toujours sur ce webdocumentaire, je vous réfère au blogue du site où Hélène Choquette, la réalisatrice coordonnatrice du projet, explique ce qu’est l’approche documentaire de ce documentaire web, après six mois de mise en ligne.
Ce matin, je reprends la route d’Alma, sur le Lac Saint-Jean, pour le deuxième tournage du récit «La boite à bleuets» du projet Pib ou l’indice humain de la crise économique canadien de l’Onf. J’y rencontrerai Pier-Luc avec ses étudiants du Collège d’Alma pour une discussion sur l’économie régionale.
… et devra être gagnée, si nous ne voulons pas perdre nos acquis. C’est ce que mon fait comprendre les ouvriers de U.S. Steel Co., anciennement la Steel Co., en Lock Out que j’ai rencontré en septembre dernier à Nanticoke, dans la région de Hamilton, en Ontario.
Voici le lien vers l’essai photographique que j’ai réalisé pour le projet PIB de l’Onf.
Demain, dimanche, le syndicat m’a fait savoir qu’il organise une importante manifestation, dont voici le communiqué de presse.
MEDIA RELEASE
UNITED STEELWORKERS LOCAL 8782 HAVE BEEN IN A LOCKOUT SITUATION WITH THEIR EMPLOYER U.S. STEEL SINCE AUGUST 3rd 2009.
ON MARCH 14th 2009 THE FIRST IN A SERIES OF LAYOFFS OCCURRED AT US STEEL.
MORE THAN 800 WORKERS WERE LAID OFF, CULMINATING IN A LOCKOUT ON AUGUST 3rd WHERE THE REMAINING 200 WORKERS WERE AFFECTED.
THE NANTICOKE STEEL FACILITY (LAKE ERIE STEEL) IS REGARDED AS ONE OF THE BEST AND MOST PRODUCTIVE IN NORTH AMERICA.
THE CLOSING OF THIS PLANT BY U.S. STEEL HAS RAISED MANY ISSUES WITH THE FEDERAL AND PROVINCIAL GOVERNMENTS OF CANADA.
FOR THE FIRST TIME IN HISTORY THE FEDERAL GOVERNMENT HAS TAKEN A FOREIGN OWNED COMPANY TO COURT FOR VIOLATING THEIR COMMITMENTS UNDER THE INVESTMENT CANADA ACT.
USW 8782 HAS STANDING IN THIS COURT CASE AND IS CONTINUING TO LOBBY BOTH LEVELS OF GOVERNMENT REGARDING ISSUES LIKE EMPLOYMENT INSURANCE, THE EMPLOYMENT STANDARDS ACT, GOVERNMENT TRAINING AND THE ENTIRE CREDIBILITY OF THE LOCK OUT SITUATION.
ON SUNDAY MARCH 14th WE ARE INVITING MEMBERS OF THE COMMUNITY, POLITICIANS AND LABOUR LEADERS TO JOIN US AT THE FRONT GATES OF U.S. STEEL IN NANTICOKE, ON.
FROM 1PM TO 3PM WE WILL BE GATHERING TO MARK THE ONE YEAR POINT OF THE FIRST ROUND OF LAYOFFS.
THERE IS A COMPELLING STORY TO BE TOLD REGARDING THE WIND DOWN OF THIS OPERATION AND ITS EFFECT ON WORKERS AND THE COMMUNITY AT LARGE.
FOR FURTHER INFORMATION CONTACT PRESIDENT BILL FERGUSON @ 905 537 8782
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