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Le Verger St-Patrice, St-Henri
Le Verger St-Patrice à St-Henri dans la région de la Chaudière-Appalaches.
Saint-Jean-Chrysostome II
Petite marche dans le froid de l’après Noël, à St-Jean-Chrysostome, près de la ville de Québec.
Otterburn Park
St-Jean-Chrysostome
Un autre bon coup pour M. Harper (sic !)
En ce premier jour de la conférence de Copenhague, le Canada a déjà réussi à se faire remarquer avec son prix de « Fossil du jour » décerné par le Réseau action climat (RAC) une coalition de plus de 400 organisations non gouvernementales. Récompense que se gouvernement se méritait aussi en 2007 et 2008.
Le gouvernement Harper semble encore une fois sur la bonne voix pour réussir le coup de maître de s’aliéner une vaste proportion des gouvernements présents, exploit déjà accomplit au mois d’octobre dernier à Bangkok où les délégués de 77 pays ont quitté la salle avant même que le Canada prenne la parole lors d’une conférence préparatoire à Copenhague.
D’ailleurs, ce ne sont pas que ces délégués de pays en voie de développement, ni les membres du Réseau action climat (RAC) qui accordent une si mauvaise note à notre gouvernement. Dans sa chronique « Catastrophes annoncées » de samedi dernier dans Le Devoir, Gil Courtemanche termine son papier par :
« Le Canada : C’est évidemment une autre catastrophe annoncés. Citation d’un grand hebdomadaire européen : « Un seul pays se refuse toujours à aborder le dossier climatique avec bonne volonté : Le Canada. » Nous sommes une catastrophe pour la planète, avec les Etats-Unis, la Chine et la Russie, et nous ne faisons même pas semblant de vouloir négocier. Et l’hebdomadaire poursuit : « Le bilan environnemental du Canada est pourtant désastreux : les émissions de gaz à effet de serre ont grimpé de 26% entre 1990 et 2007, ce qui fait du Canada le pays du G8 où ces émissions ont le plus augmenté. Mais on s’en fout, M. Harper, que les Maldives soient englouties, que 200 millions de personnes errent sur les routes qui ne mènent nul part. On s’en fout que les Africains meurent de faim pourvu que le rodéo de Calgary se poursuive et que les sables bitumineux continuent à nous enrichir en tuant un peu partout. Mais cela, personne ne le sait, dit le chef de cabinet. » »
Pour sa part, Josée Bilodeau éditorialiste au Devoir signait hier un commentaire intitulé «Conférence de Copenhague: Avoir confiance» où elle ne ménage pas la position du gouvernement. Elle y écrit que le ministre fédéral de l’environnement, M. Prentice « ne voit dans la protection de l’environnement qu’une menace à l’économie et à l’emploi, fidèle au clientélisme du gouvernement conservateur obsédé par les rentables sables bitumineux de l’Alberta. Après eux le déluge !
« On aura donc compris que le Canada gardera son rôle de cancre en chef à Copenhague tout en tentant de faire croire, comme le font tous les cancres, qu’il est à la hauteur des joueurs-clés […] »
Et cela, au nom du Canada !
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Je termine en citant un éditorial commun, publié par cinquante-six journaux dans quarante-cinq pays, qui « ont pris l’initiative sans précédent de parler d’une seule voix en publiant un éditorial commun. Nous le faisons car l’humanité est confrontée à une urgence aiguë. Si le monde ne s’unit pas pour prendre des mesures décisives, le changement climatique ravagera notre planète, et, avec elle, notre prospérité et notre sécurité. […]
« Mais les hommes politiques réunis à Copenhague peuvent et doivent s’accorder sur les éléments essentiels d’un accord équitable et efficace et, surtout, sur un calendrier ferme permettant de transformer cet accord en traité. […]
« La transformation sera onéreuse, mais son coût sera largement inférieur à celui du récent sauvetage de la finance mondiale – et infiniment moindre que le prix que nous aurions à payer en cas d’inaction. […] »
Est-ce que notre premier ministre, Steven Harper nous fera porter l’odieux d’être de ceux et celles qui n’ont pas voulu voir, ni négocier ?
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Journaux signataires de la pétition :
Economic Observer Chine. Southern Metropolitan Daily Chine. CommonWealth Magazine Taïwan. Joongang Ilbo Corée du Sud. Tuoi Tre Vietnam. Brunei Times Brunei. Jakarta Globe Indonésie. Cambodia Daily Cambodge. The Hindu Times Inde. The Daily Star Bangladesh. The News Pakistan. The Daily Times Pakistan. Gulf News Dubaï. An Nahar Liban. Gulf Times Qatar. Maariv Israël. The Star Kenya. Daily Monitor Ouganda. The New Vision Ouganda. Zimbabwe Independent Zimbabwe.s The New Times Rwanda. The Citizen Tanzanie. Al-Shorouk Egypte. Botswana Guardian Botswana. Mail & Guardian Afrique du Sud. Business Day Afrique du Sud. Cape Argus Afrique du Sud. Toronto Star Canada. Miami Herald Etats-Unis. El Nuevo Herald Etats-Unis. Jamaica Observer Jamaïque. La Brujula Semanal Nicaragua. El Universal Mexique. Zero Hora Brésil. Diario Catarinense Brésil. Diaro Clarin Argentine. Süddeutsche Zeitung Allemagne. Gazeta Wyborcza Pologne. Der Standard Autriche. Delo Slovénie. Vecer Slovénie. Dagbladet Information Danemark. Politiken Danemark. Dagbladet Norvège. The Guardian Grande-Bretagne. Le Monde France. Libération France. La Reppublica Italie. El Pais Espagne. El Mundo Espagne. De Volkstrant Pays-Bas. I Kathimerini Grèce. Publico Portugal. Hürriyet Turquie. Novaïa Gazeta Russie. Irish Times Irlande. Le Temps Suisse.
Alternatives menacé par le gouvernement Harper
C’est avec stupeur que j’ai appris ce weekend que l’organisation de solidarité international Alternatives, basée à Montréal, risque de fermer ces portes parce qu’une importante part de son financement en provenance de l’Agence canadienne de développement international – ACDI – ne sera pas renouvelée. Le bureau du Conseil privé (le ministère central) du Premier ministre Harper refuse sa signature.
Je cite l’article de Michel Lambert, le directeur d’Alternatives, qui écrivait hier dans Le journal des Alternatives, « Alternatives, victime de journalisme de propagande…? » :
« Dans les faits, Alternatives attendait depuis mars dernier (comme Kairos ! [une autre organisation progressiste visée par le gouvernement Harper]) un renouvellement de son programme de base valant 2.7 millions desquels 25% devait provenir de source de financement autonome. Ce programme allait permettre d’appuyer des groupes sociaux en Irak, en Haïti, en République démocratique du Congo, en Afghanistan et en Amérique Centrale. Les thématiques abordés sont la lutte au changements climatiques (Haïti), les droits des femmes et des minorités (Irak), l’accès à l’information (RDCongo), le développement rural (Afghanistan) et les droits des travailleurs et travailleuses (Amérique centrale – un projet qui devait se réaliser en coopération avec la Confédération des syndicats nationaux – CSN). »
De plus, Michel Lambert nous renvoie au colomnist John Ivison du très conservateur The National Post qui publiait dans ces pages ce weekend, « Funding for leftist group to be cut »:
“The cut to Alternatives’ budget comes just as the government has tabled a report from a panel of experts on the future of a new democratic promotion agency, which the Conservatives pledged to establish in the last Speech from the Throne.”
Cela devient très inquiétant quand c’est le gouvernement conservateur qui veut donner des leçons de démocratie, lui qui ne se gène pas pour bafouer les institutions canadiennes. Je n’ose imaginer ce que cela sera si il devient un jour majoritaire…
Toujours sur le site d’Alternatives, Michel Lambert cite un ancien agent des renseignements canadien, Tom Quigging, qui écrit dans le The Global Brief, World Affairs in the 21st Century – “CIDA Cuts KAIROS Funding: A Warning Call?”
“Is this a warning call to other organizations that receive CIDA funding? Are there other organizations which have been penetrated and then used for partisan goals?” [C’est moi qui souligne.]
Le gouvernement Harper lance-t-il le Canada dans une dangereuse « chasse aux sorcières » qui rappelle les pires années du Maccarthysme aux Etats-Unis ?
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Voir aussi, dans Le Devoir, sous la plume de Marco Bélair-Cirino, « Le couperet tombe sur Alternatives ».
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Plus encore, ajoutons notre nom sur le groupe Facebook « Sauvons Alternatives », le dernier né des « Sauvons… » tel « Sauvons le documentaire », pour n’en nommer qu’un, qui dénoncent aussi les politiques rétrogrades du gouvernement Harper.
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* Cette photographie est extraite du documentaire Voyage dans le Delta de l’Indus, au Pakistan que j’ai réalisé avec Alternatives en 1994, soit l’un des nombreux projets auxquels j’ai participés avec eux, de près ou de loin, ici ou ailleurs. À suivre.
Leçons oubliées ?
Hier matin le New York Times rapportait ce que le Président américain a dit au lendemain de son conseil de guerre sur les suites à donner avec leur engagement en Afghanistan : “It is my intention to finish the job.” Il n’a toutefois pas défini comment il allait évaluer si le travail est terminé. Alors, avec l’annonce de l’envoie de troupes supplémentaire qu’il devrait faire la semaine prochaine, sera-t-il en mesure de nous dire quels sont ses objectifs ?
Il est à se demander si dans sa sa décision il prendra en considération les craintes de son représentant à Kaboul rapportées par Le Monde diplomatique: « Dans une lettre rendue publique par une « fuite », l’ambassadeur des États-unis à Kaboul Karl Eikenberry, ancien commandant des troupes américaines en Afghanistan (en 2006-2007), a fait part de ses doutes sur l’envoi de soldats supplémentaires dans ce pays, notamment en raison de la corruption du président Karzaï. » («Afghanistan, les doutes de l’ambassadeur », Le monde diplomatique, vendredi 13 novembre 2009)
Parce qu’il sera souhaitable que le nouveau prix Nobel de la paix soit en mesure d’arriver avec une autre solution que celle uniquement militaire que lui propose ses conseillés. Toujours dans le Monde diplomatique de novembre, William R. Polk, ancien membre du Policy Planning Council, aussi professeur d’histoire à l’Université de Chicago et auteur, notamment de Violent Politics, a History opf Insurgency, Terrorism & Guerrillla war, From the Americain Revolution to Iraq, écrit dans son article intitulé « Les leçons oubliées du Vietnam » (L’article n’est toujours pas en ligne) :
« Reste, l’intervention de l’Armée américaine : s’il est certain qu’avec une force de frappe supérieur, les États-Unis gagneront toujours les batailles d’importances, les insurgés ne disparaîtront que pour mieux reparaître. […] »
Il poursuit : « Ainsi, cet engagement pourrait s’avérer aussi fatal pour l’actuel président que le Vietnam le fut pour Lyndon Johnson. Pourtant, M. Obama a décidé de « maintenir le cap » en présentant l’Afghanistan comme un berceau du terrorisme – ce qui est faux. C’est l’action militaire américaine qui favorise le terrorisme (particulièrement depuis l’extension des opérations au Pakistan, en Somalie et en Irak), la meilleure recette pour accroître le danger restant le bruits de bottes sur le terrain. Les terroristes n’ont pas besoin de l’Afghanistan, enclavé et mal desservi sur le plan des transports et des communications : les attentats du 11 septembre ont été lancés depuis l’Europe, et les terroristes peuvent opérer de n’importe où. […] »
Parce que l’on veut toujours oublier ou ne veut comprendre que – je cite toujours le professeur W. R. Polk : « Les Talibans et Al-Qaida obéissent à des logiques très différentes, mais cette distinction demeure confuse dans bien des esprits. Les premiers forment une organisation politique nationale, un véritable gouvernement intérieur en exil qui s’appuie sur un leadership traditionnel et sur une ethnie dominante ; Al-Qaida fait le lien entre des hommes et des femmes installés en divers endroits du globe et agissent seuls, sans commandement central – M. Oussama Ben Laden n’étant pas leur général mais leur gourou. Leurs objectifs diffèrent.
« L’usage de la force peut se révéler dangereux pour une société américaine comme pour son système politique et juridique. C’est pourquoi la prudence s’impose quand on avance sur le fil ténu qui sépare la volonté de sécurité du totalitarisme. » (C’est moi qui souligne)
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Mourir pour Steven Harper ? – Je vous reviens avec un autre article dans les prochains jours.
Petit rappel: le projet PIB expliqué aux RIDM
ATELIER DE DISCUSSION
PIB, le premier documentaire Web de l’ONF, expliqué de A à Z
Ce soir le 18 novembre 2009
17 h à 19 h
Au lounge des RIDM, à la Cinémathèque québécoise, à Montréal
Venez visionner une sélection choisie de courts métrages et rencontrer ses artisans. Animé par Hélène Choquette, réalisatrice-coordonnatrice du projet, en présence de Dominic Morissette (cinéaste), Miguel Raymond (monteur), Renaud Philippe (photographe), Marie-Claude Dupont (productrice) et Alison (protagoniste). Plusieurs aspects de cette production destinée au web seront abordés: la démarche documentaire, le montage, l’essai photographique, le rapport au temps, la relation filmant-filmé et l’interactivité. Une période de questions suivra.


















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