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Articles taggués ‘photographie’

Sur le quai d’Eminonu à Istanbul

26 mars 2010
Eminonu, Istanbul, Turquie, 18 mars 2010

Le temps file et trop souvent je ne m’arrête pas entre deux projets ou deux voyages. La semaine dernière, j’étais à Istanbul et Ankara et dans quelques jours je retournerai à Alma pour un nouveau tournage avec le documentaire web Pib de l’Onf.

Entre-temps, les photos s’accumulent sur mes disques durs et, il n’y a pas si longtemps, dans les classeurs.

Alors avant qu’il ne soit « trop tard », je publie donc quelques nouvelles photographies de mon dernier passage sur les berges du Bosphore à Istanbul. J’essayerai d’en trouver d’autres dans les prochains jours. Pourrais-je revenir sur mon séjour de 2008 avec ma copine ?

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De retour de Port-au-Prince

24 janvier 2010
Port-au-Prince, Haïti, 19 janvier 2010

Nous sommes donc revenues mercredi, sur le vol humanitaire d’Air Transat arrivé avec 36 tonnes de matériel médical ainsi que d’une vingtaine de médecins et infirmiers, le tout, coordonné par le CECI.

Malheureusement, l’avion a fait le voyage du retour qu’avec une soixantaine de passagers. Malgré la quantité de demandes à traiter et des moyens réduits causés par le tremblement de terre, il est inexcusable que le gouvernement fédéral ne soit pas en mesure d’accélérer le processus bureaucratique pour les citoyens canadiens qui veulent revenir au pays et qui ont perdu leur passeport dans les décombres de leur maison.

*

Avant mon départ, je me posais la question : comment peut-on filmer ou photographier une telle tragédie humaine ? Je n’ai pas trouvé la réponse. Pour m’aider, j’avais dans mes bagages un livre de Susan Sontag Devant la douleur des autres que je n’ai pas eu l’occasion de feuilleter. J’avais les deux pieds dedans et peu de temps pour une pause réflexion. Je m’y attarderai dans les prochains jours.

Mais la question des médias, son comment, son pourquoi et surtout sa pertinence m’a tout de même rattrapé. Alors que nous étions encore à Port-au-Prince, mon collègue et ami le photographe Benoit Aquin m’a fait lire l’article « Haïti, le défi médiatique » du chroniqueur « médias » Paul Cauchon dans le Devoir dont voici quelques extraits :

« Haïti, le défi médiatique »

Paul Cauchon, 18 janvier 2010

« La catastrophe en Haïti pose de véritables défis médiatiques. Défi de la pertinence, du respect, défi aussi de bien mettre en contexte les informations sans sombrer dans le voyeurisme.

« C’est le genre de situation où les médias marchent sur la corde raide. D’autant plus qu’ils n’ont pas le choix de sortir de leur réserve, jouant aussi le rôle de courroie de transmission pour les demandes d’aide, les collectes de fonds, etc.

[…]

« Mais déjà vendredi, sur notre site Internet, des lecteurs lançaient un débat: y a-t-il trop de journalistes à Haïti? Nuisent-ils à l’organisation des secours?

Il est indéniable que l’on a absolument besoin des médias sur place pour témoigner de la situation, et les journalistes qui y sont envoyés doivent travailler dans des conditions difficiles, alors qu’ils baignent vraiment dans l’horreur, avec tous ces morts sur les trottoirs, et ces blessés «stationnés» dans des parcs sans aucun médicament.

Évidemment, quand on voit la vedette de CNN, Anderson Cooper, braquer son micro sur les cris d’une jeune adolescente qui était ensevelie sous les décombres pendant que des secouristes tentaient de la sortir de là sans aucun outil, on a vraiment le goût de lui dire «lâche ton micro et va donc les aider à soulever le morceau de béton!» (la jeune femme a finalement été sauvée).

Pourtant, on doit accepter le fait que les médias se ruent en troupeau dans les rues de Port-au-Prince, parce que de toute façon le silence médiatique serait pire. Et le nombre de médias sur place est une garantie que l’organisation de l’aide sera surveillée. Peut-être pas une garantie à 100 %… mais croyez-vous vraiment que ce serait mieux si tous les médias partaient?

La présence de Radio-Canada, pour ne prendre que cet exemple, nous a fait prendre conscience samedi que le séisme avait fait d’énormes ravages à l’extérieur de Port-au-Prince, ce que l’on ne savait pas encore. Car Radio-Canada semble avoir été un des premiers médias à se rendre dans d’autres villes que la capitale, pour constater un degré d’horreur aussi élevé.

Tout est dans la façon de montrer les choses. Cette fin de semaine, TVA a diffusé un reportage de Richard Latendresse qui n’a vraiment pas fait honneur à la profession. Le journaliste a poursuivi un camion qui venait de ramasser des corps, se mettant lui-même en scène sans vergogne comme si l’on était dans un film («on va le suivre, on ne sait pas où il s’en va»), répétant sans cesse d’un ton mélodramatique que l’on était en train de voir des cadavres, filmant sans aucun problème le déversement de corps dans une décharge (ça peut se raconter à l’écran sans être obligé de le montrer!), terminant son reportage avec cette phrase insultante: «C’est n’importe quoi.»

[…] »

J’abonde dans le sens du commentaire de Paul Cochon. Pour moi, la question n’est pas sur la quantité de médias, mais sur sa qualité. Le problème est qu’il y a trop d’information spectacle et de médias médiocres, pour être gentil. En fait, ici comme là-bas, il y a un manque criant de bon journalisme.

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Yémen, automne 2005

9 janvier 2010
Sanaa, Yémen, automne 2004

À la fin de l’année 2005, je me suis rendu au Yémen pour le compte de l’organisation française DIA. Je devais y rester quatre à six semaines pour former des jeunes à la vidéo, de trois quartiers de Taez. Je suis revenu à Montréal qu’à la mi-décembre, trois mois plus tard, à temps pour la préparation du tournage de « Chroniques afghanes » qui devait commencer dès janvier 2006 à Kaboul.

Depuis, je n’avais que développé les films et tiré les planches contacts. Je prends donc le prétexte de l’actualité pour faire une sélection de photographies, pour ainsi vous faire part de mon travail là-bas et de vous parler de ce pays méconnu. D’ailleurs, certainement l’un des plus beaux que j’ai visité.

*

Je commence donc par citer un article traduit et publié par le journal en ligne « Le journal des alternatives » de l’organisation Alternatives dont la survie, ainsi que celles de d’autres organisations progressistes, est mise en cause par le gouvernement de Harper (ce qui est une autre histoire à suivre).

« Guerre anti-terroriste au Yémen? » de Ron Jacobs, du Counterpunch, 4 janvier 2010.

« Comme si les interventions US en Irak et en Afghanistan n’étaient pas suffisantes pour étancher la soif de sang de l’Empire, les appels en faveur d’une guerre ouverte contre le Yémen se multiplient. La raison invoquée pour cette intervention est que l’homme qui a apparemment voulu faire exploser un avion de ligne le jour de Noël 2009 a séjourné un temps dans ce pays et qu’il aurait pu y recevoir des instructions.

Tout comme l’occupation de plus en plus sanglante de l’Afghanistan, Washington veut faire croire au monde que le fait d’attaquer un pays qui héberge des organisations déterminées à résister à la domination US fera en quelque sorte disparaître ces organisations et rendra le monde plus sûr. Ce raisonnement plutôt simpliste ignore quelques faits évidents.

[…] »

À suivre.

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Le jour de l’an à St-Henri

3 janvier 2010

Le Verger St-Patrice, St-Henri

2 janvier 2010
St-Henri, 31 décembre 2009

Le Verger St-Patrice à St-Henri dans la région de la Chaudière-Appalaches.

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Saint-Jean-Chrysostome II

29 décembre 2009
St-Jean
St-Jean
St-Jean-Chrysostome, 26 décembre 2009
St-Jean-Chrysostome, 26 décembre 2009

Petite marche dans le froid de l’après Noël, à St-Jean-Chrysostome, près de la ville de Québec.

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Saint-Louis

21 décembre 2009
St-Louis
St-Louis
St-Louis, 20 décembre 2009
St-Louis, 20 décembre 2009

Hier, à St-Louis chez des amis et leurs enfants.

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St-Jean-Chrysostome

20 décembre 2009

Alternatives menacé par le gouvernement Harper

7 décembre 2009
Cimetière de Keti Bendar (Thatta), Province du Sindh, Pakistan, 24 juin 2004.
Cimetière de Keti Bendar (Thatta), Province du Sindh, Pakistan,
24 juin 2004. *

C’est avec stupeur que j’ai appris ce weekend que l’organisation de solidarité international Alternatives, basée à Montréal, risque de fermer ces portes parce qu’une importante part de son financement en provenance de l’Agence canadienne de développement international – ACDI – ne sera pas renouvelée. Le bureau du Conseil privé (le ministère central) du Premier ministre Harper refuse sa signature.

Je cite l’article de Michel Lambert, le directeur d’Alternatives, qui écrivait hier dans Le journal des Alternatives, « Alternatives, victime de journalisme de propagande…? » :

« Dans les faits, Alternatives attendait depuis mars dernier (comme Kairos ! [une autre organisation progressiste visée par le gouvernement Harper]) un renouvellement de son programme de base valant 2.7 millions desquels 25% devait provenir de source de financement autonome. Ce programme allait permettre d’appuyer des groupes sociaux en Irak, en Haïti, en République démocratique du Congo, en Afghanistan et en Amérique Centrale. Les thématiques abordés sont la lutte au changements climatiques (Haïti), les droits des femmes et des minorités (Irak), l’accès à l’information (RDCongo), le développement rural (Afghanistan) et les droits des travailleurs et travailleuses (Amérique centrale – un projet qui devait se réaliser en coopération avec la Confédération des syndicats nationaux – CSN). »

De plus, Michel Lambert nous renvoie au colomnist John Ivison du très conservateur The National Post qui publiait dans ces pages ce weekend, « Funding for leftist group to be cut »:

“The cut to Alternatives’ budget comes just as the government has tabled a report from a panel of experts on the future of a new democratic promotion agency, which the Conservatives pledged to establish in the last Speech from the Throne.”

Cela devient très inquiétant quand c’est le gouvernement conservateur qui veut donner des leçons de démocratie, lui qui ne se gène pas pour bafouer les institutions canadiennes.  Je n’ose imaginer ce que cela sera si il devient un jour majoritaire…

Toujours sur le site d’Alternatives, Michel Lambert cite un ancien agent des renseignements canadien, Tom Quigging, qui écrit dans le The Global Brief, World Affairs in the 21st Century“CIDA Cuts KAIROS Funding: A Warning Call?”

“Is this a warning call to other organizations that receive CIDA funding? Are there other organizations which have been penetrated and then used for partisan goals?” [C’est moi qui souligne.]

Le gouvernement Harper lance-t-il le Canada dans une dangereuse « chasse aux sorcières » qui rappelle les pires années du Maccarthysme aux Etats-Unis ?

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Voir aussi, dans Le Devoir, sous la plume de Marco Bélair-Cirino, « Le couperet tombe sur Alternatives ».

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Plus encore, ajoutons notre nom sur le groupe Facebook « Sauvons Alternatives », le dernier né des « Sauvons… » tel « Sauvons le documentaire », pour n’en nommer qu’un, qui dénoncent aussi les politiques rétrogrades du gouvernement Harper.

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* Cette photographie est extraite du documentaire Voyage dans le Delta de l’Indus, au Pakistan que j’ai réalisé avec Alternatives en 1994, soit l’un des nombreux projets auxquels j’ai participés avec eux, de près ou de loin, ici ou ailleurs. À suivre.

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De couleurs et de sourires

27 novembre 2009
Durant la "James North Art Crowd", Hamilton, 11 septembre 2009

Performance au « James North Art Crowd », Hamilton,
11 septembre 2009

«C’est l’art et la création qui vont transformer la grise Hamilton, croit Dave. On dirait que le temps lui donne raison…»

Ce quatrième essai photo «De couleurs et de sourires» clôt la série sur Hamilton et ses environs, dans le sud de l’Ontario industriel, réalisé pour le projet de documentaire web PIB. J’y ai rencontré Dave qui m’a fait découvrir une autre facette de la ville qui l’a vu grandir. Il nous a été référé par le Révérend Smith, rencontré plus tôt dans la semaine. Pour ce dernier, Dave représente l’espoir, un certain dynamisme entrepreneurial dont la ville a un besoin criant.

Dave et sa copine ont aussi un petit garçon que je n’ai pas réussi à photographier. Je remets cela à la prochaine fois.

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