Port-au-Prince – J’apprend que le film de Patricio Henriquez, « Sous la cagoule, voyage au bout de la torture » dont j’ai fait une parti de la direction photo (Afghanistan, Guatemala, Beyrouth, Canada), vient de se mériter le prix Gémeaux de Meilleur documentaire société. Bravo Patricio pour ce film important!
Aussi, le projet de web documentaire de l’ONF, PIB l’indice humain de la crise économique canadienne auquel je participe comme réalisateur sur le terrain et photographe a été nominé dans la catégorie pour meilleur documentaire, affaires publiques Web. Un très beau travail d’équipe toujours en production!
15 juin 2010 – «Sans boulot en France, Clément vient offrir ses services à Alison et Robert. Une aide précieuse qui n’est pas sans susciter quelque étonnement…»
Je viens de retrouver un texte que je publiais sur mon propre blogue, en avril de l’an dernier sur la possible fermeture d’AbitibiBowater… Fermeture qui se confirmait, pour l’usine de Dolbeau, quelques semaines plus tard, en juin de la même année.
Avril 2009 – En ces jours où on ne parle que de crise économique, je me suis amusé à faire un collage de textes au sujet de la faillite très probable d’AbitibiBowater. Pour ce faire, j’ai choisi, dans Le Devoir de samedi dernier le commentaire de Gilles Courtemanche (GC) intitulé “Les victimes de la crise” ainsi que l’éditorial de Jean-Robert Sansfaçon (JRS), “AbitibiBowater – Incompétence et mépris”.
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« Avec 7500 employés et 9000 retraités, AbitibiBowater est l’un des plus importants employeurs au Québec. Endettée par-dessus la tête, la compagnie vient de se placer sous la protection des tribunaux pour tenter de restructurer ses activités et sa dette de quelque 8,7 milliards. […] » (JRS)
« Voilà d’ailleurs un cas typique d’industrie qui s’est longtemps appuyée sur la faiblesse du dollar canadien pour engranger des profits non mérités; une industrie qui a épuisé la ressource la plus facilement accessible et qui exige maintenant que les gouvernements paient pour le reboisement et la construction de chemins forestiers tout en lui cédant le bois et l’énergie pour des peanuts. En somme, un autre beau cas de compagnie dirigée par des patrons imprévoyants tout juste capables de se remplir les poches sans se soucier de l’avenir des régions qui les ont accueillis.
« Malgré ce constat dramatique, les gouvernements n’ont pas le choix, eux qui ont si longtemps été complices. […] » (JRS)
« Pendant ce temps, le gouvernement de Stephen Harper n’en a que pour l’exploitation pétrolière de l’Ouest et le sauvetage de l’industrie de l’auto en Ontario, les deux régions du pays sur lesquelles il compte le plus pour remporter les prochaines élections. […] » (JRS)
« Alors qu’on tente toujours désespérément d’éviter que GM et Chrysler se placent sous la protection des tribunaux, cette étape vient d’être franchie par AbitibiBowater sans que le gouvernement conservateur lève le petit doigt. Voilà ce qu’on appelle du mépris. » (JRS)
« Et la colère, bordel? Et l’indignation? Et le sentiment de profonde injustice? Ils [les travailleurs qui ont perdu leur emploi] sont où? Ils s’expriment comment? Ils ne s’expriment pas, car ils n’ont jamais été formulés, ni par les politiques, ni par les syndicats. Alors, comment demander aux travailleurs de mettre en forme et en action leur sentiment d’être des paumés de la terre? Des paumés riches, mais des paumés quand même.
« En France, à Mantes-la-Jolie, 200 ouvriers de FCI, quatrième producteur mondial de connecteurs, ont décidé d’occuper leur usine menacée de délocalisation à Singapour. C’était le 24 février. L’usine et la compagnie étaient rentables, mais le fonds d’investissement américain, ce genre de groupe anonyme de riches qui veulent devenir plus riches, souhaitait une plus grande rentabilité. L’usine de FCI a rouvert ses portes mardi dernier et une entente a été conclue qui garantit les emplois au moins jusqu’en 2011. […] » (GC)
« Posons-nous une question. Pourquoi avons-nous l’indignation automatique quand la «nation» est brimée, snobée, oubliée, et faisons-nous le mort quand nos ouvriers prennent le chemin du chômage, de la fin de leur vie active, que leur retraite n’est pas assurée? Posons une autre question. Pourquoi la capacité de mobilisation des centrales syndicales est-elle si faible? Et une question subsidiaire: pourquoi leurs propositions pour faire face à la crise sont-elles si minces et si vides? […] » (GC)
« Abitibi-Bowater va faire faillite. Ce n’est pas la faute de ses employés efficaces et productifs, qui ont fait moult concessions. L’entreprise est tuée par une dette énorme accumulée pour acquérir, pas pour produire. Et ce sont les travailleurs qui paieront de leur maison, certainement pas les dirigeants qui ont coulé le bateau. Il faudrait peut-être commencer à être en colère. Pourquoi ne pas occuper une usine, s’approprier le bois ou le papier? Cesser de laisser les voleurs voler. » (GC)
3 juin – Perceuse et marteau sont de rigueur ! Il ne reste que peu de temps pour aménager la salle avant la tenue d’un événement très prometteur pour la Boîte.
Ce troisième épisode de la série La boite à bleuetsdu projet PIB permet au récit de prendre son envole… À suivre.
« Dans la lignée du documentaire traditionnel, le web-documentaire offre un nouveau souffle au genre en proposant un type d’écriture novateur, un éclatement de la forme classique et des enjeux éditoriaux, faisant s’interpénétrer narration linéaire et univers interactifs sur le Net. Le spectateur devient aussi « acteur », le web-documentaire faisant appel à sa participation active. Tant et si bien que les diffuseurs eux-mêmes se sont emparés de ce nouveau média et proposent désormais, en complément de leurs documentaires sur le petit écran, des programmes et des collections pour le web, à la fois innovants et de grande qualité, reflétant un XXIème siècle en pleine évolution technologique, où les conditions de créations des œuvres s’inventent et se réinventent ! »
Le documentaire Web PIB – L’indice humain de la crise économique canadienne – remporte le Prix NUMIX de la meilleure production originale d’information et magazine.
C’est avec un peu de retard que je souligne l’attribution d’un prix prix NUMIX dans la catégorie Production originale – Information et magazine, au documentaire Web interactif PIB de l’Office national du film du Canada. Un travail d’équipe, d’une mer à l’autre, auquel j’ai le plaisir de faire parti.
D’ici les prochains jours, deux nouvels épisodes des récits sur lesquels je travaille (Alison et Robert et La Boite à bleuets), de même qu’un essai photographique que j’ai fais à Dolbeau au Lac Saint-Jean.
Alma – Je brise le silence de l’endroit où j’ai écrit mes derniers entrés. (Les deux dernières semaines m’ont tenu loin de l’internet et de mon blogue…)
Je suis de retour à Alma pour le projet de documentaire web PIB. Je viens tout juste d’arriver, après plus de cinq heures de voiture. Je devrais être ici jusqu’à samedi matin.
Ce nouveau séjour dans la région me permettra de tourner le troisième épisode du récit « La boite à bleuets » et aussi d’y réaliser un essai photographie à Dolbeau-Mistassini qui vit une grande crise de l’emploi avec la fermeture de l’usine de pâte et papier AbitibiBowater.
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Au moment où j’arrive et reprends contact avec le net, j’apprends que le projet PIB est finaliste au NUMIX – premiers prix d’excellence en production multimédia au Québec.
Une bonne nouvelle à suivre.
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Et toujours sur ce webdocumentaire, je vous réfère au blogue du site où Hélène Choquette, la réalisatrice coordonnatrice du projet, explique ce qu’est l’approche documentaire de ce documentaire web, après six mois de mise en ligne.
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