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Sur la route de Juba

22 août 2009

 

Route
La A 104, entre Gulu et Juba, Ouganda, 21 août 2009

 

Hôpital Lacor, Gulu, Ouganda - La route A 104 qui passe devant l’Hôpital Lacor mène vers Gulu, à sept kilomètres ou, dans l’autre direction, à la frontière soudanais à moins de 100 kilomètres.  Et à un peu plus d’une centaine de kilomètres plus au nord de celle-ci, se trouve la capitale du Sud Soudan, Juba.

Un chauffeur de taxi de Gulu m’explique qu’en fin de journée plusieurs camions remplis de denrées de base et autres produits empruntent cette voie vers le Soudan. Parce que là-bas, poursuit-il, rien ne pousse et que tout doit être importé.

Si la production agricole dans le Nord de l’Ouganda n’a toujours pas recouvrée les quantité d’avant guerre, le Sud Soudan est encore plus défavorisé. Ce qui explique certainement, en partie, la croissance rapide de la ville de Gulu.

D’ailleurs, c’est cette même route que pourrait emprunter la polio pour se réintroduire et se propager en Ouganda à cause du va-et-vient qui augmente entre les deux pays. C’est pourquoi le gouvernement ougandais lançait la semaine dernière sa campagne nationale de vaccin contre la polio.

Aussi, il est de plus en plus fréquent que des citoyens soudanais prennent cette route pour venir à l’Hôpital Lacor recevoir des soins qu’ils ne peuvent trouver chez-eux. Ce qui augmente, bien entendu, la pression sur l’institution.

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Safari au Murchison Falls National Park

17 août 2009

 

safari
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Le Murchison Falls National Park, Ouganda, 16 août 2009

 

Hôpital Lacor, Gulu, Ouganda – Hier dimanche, nous avons profité d’une journée de  congé pour aller faire un safari au plus grand parc national de l’Ouganda. À quelques trois heures de routes de l’Hôpital Lacor, nous y avons passé la journée. Bien entendu, nous avons vu des éléphants, des girafes, les hippopotames, toutes sortes de gazelles et même deux lions.

Comme je voyage qu’avec un leica et une 28 mm, je n’ai aucune photographies des animaux : ce n’est pas un matériel approprié pour ce genre de prise de vue. C’est donc mon collègue de voyage qui s’en est chargé.

*

De retour au Lacor. Ce matin, avec Thomas l’éducateur en santé, nous sommes passés de « porte-à-porte » vérifier que les enfants avaient reçu leur vaccin contre la polio. Si leurs doigts n’avaient pas la marque de crayon, ils étaient inoculés sur place.

La campagne doit prendre fin demain, après quatre jours. Thomas m’explique à nouveau la craint que les autorités ont sur la réapparition de ce virus. « Déjà un cas ou deux ont été signalé dans un village plus au nord, près de la frontière avec le Soudan. Les gens ont peur. Pour un enfant d’en bas de cinq ans, cela peut être assez grave. C’est pourquoi nous devons tenter de tous les vacciner. »

Comme je dois privilégier la vidéo, je n’ai malheureusement pas de photographies de cette tournée.

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Campagne de vaccination contre la polio

15 août 2009
Thomas, Hôpital Lacor, 15 août 2009
Thomas, Hôpital Lacor, Gulu, Ouganda, 15 août 2009
Hôpital Lacor, Gulu, Ouganda août 2009
Hôpital Lacor, Gulu, Ouganda août 2009

Hôpital Lacor, Gulu, Ouganda – C’est ce matin, samedi, que j’ai commencé à travailler avec Thomas, un éducateur en santé du Lacor. Il doit  vacciner les enfants de l’hôpital et de la région contre la polio. « Le gouvernement craint la réapparition de ce virus en particulier dans les régions voisines du Soudan et du Congo. Parce que depuis la fin de la guerre le va-et-vient aux frontières est plus grand. Ce qui pourrait permettre à la polio de se réintroduire chez-nous par la route. C’est pourquoi le gouvernement ne prend aucune chance  et qu’il a lancé cette campagne nationale, en particulier près des frontières. »

Parfois, certains ou certaines plus chanceux auront droit à un petit paquet de biscuits.

Ce sera donc près de 300 enfants de zéro à cinq ans que Thomas et ses collègues inoculeront en quelques heures en ce premier jour de la campagne qui devrait durer trois jours. De plus pour s’assurer que l’ensemble des enfants de la région ont bien reçu leur vaccin, lundi matin ils devront passer de porte à porte dans les villages avoisinants.  Et pour s’avoir quels enfants ont bien reçu leur dose contre la polio, les mères devront montrer le petit doigt taché à l’encre indélébile que les travailleurs de la santé ont marqué au crayon au moment de la prise du vaccin.

Cela rappel le doigt que doivent tremper dans l’encre les électeurs de certains pays pour s’assurer qu’ils ne votent qu’une seule fois. Est-ce que ce simple geste sera suffisant en Afghanistan, le 20 août prochain, pour rendre crédible le processus démocratique sur fond de guerre ?

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