Archives du mot-clef processus de paix

Archives personnelles, de N à Z

P comme Philippines

Ramasseurs d'ordures, Manilles, Philippines, 1993

Travailleur de la canne à sucre, Île de Negros, Philippines, 1993

S comme Salvador…

Atelier d'alphabétisation en zone de contrôle de la guérilla, région de Guazapa, Salvador, 1992

Processus de paix: destruction des armes par les démobilisés de la guérilla sous supervision des Nations unies, , Guazapa. Salvador, 1992

Premières élections présidentielles, législatives et municipales après la guerre civile, San Salvador, Salvador, 1994.

et Sri Lanka

Pêcheurs, Sri Lanka, 1999

 

Je poursuivrai l’exercice  avec des images non retenues pour la publication Introduction to International Development. Je complèterai les lettres manquantes telles que : B pour Brésil ; C pour Canada ; I pour Irak ; O pour Ouganda ; Y pour Yémen…

 

Côte-à-côte : El Salvador et Philippines

Salvador - Philippines, 1992-1994

Salvador - Philippines, 1992-1993

Les photographies du processus de paix au Salvador de 1992 de l’entrée précédente et un premier voyage aux Philippine en 1993 en pleine négociation de paix entre le gouvernement et les rebelles du New People’s Army – NPA – qui n’aboutiront jamais, m’avaient permis de faire un parallèle entre les deux pays lors d’une exposition au Cheval blanc de Montréal, en 1994.

Le Salvador et son long processus de paix

 

Salvador, 1992

Région de Guazapa, Salvador, 1992

Atelier d'alphabétisation, Guazapa, Salvador, 1992

Atelier d'alphabétisation, Guazapa, Salvador, 1992

Atelier d'alphabétisation, Guazapa, Salvador, 1992

Atelier d'alphabétisation, Guazapa, Salvador, 1992

Atelier d'alphabétisation, Guazapa, Salvador. 1992

Atelier d'alphabétisation, Guazapa, Salvador. 1992

Guazapa, Salvador, 1992

Identification des zones minées, Guazapa, Salvador, 1992

Identification des zones minées, Guazapa, Salvador

Identification des zones minées, Guazapa, Salvador

Guazapa. Salvador, 1992

Destruction des armes supervisée par les Nations Unies, Guazapa. Salvador, 1992

 

C’est après une trop longue guerre civile et de trop nombreuses victimes que le Front Farabundo Marti pour la libération nationale (FMLN) et le gouvernement salvadorien signent un accord de paix en 1992.

Les deux partis s’engagent alors à respecter un cessez-le-feu et certaines étapes bien définies par les accords. En plus de la création d’une Commission de la vérité, le processus de paix devait se conclure neuf mois plus tard par, entre autres, la démobilisation de la guérilla, la réduction des effectifs de l’armée, la dissolution de la très répressive Policia Nacional et la formation d’une nouvelle police, la Policia Nacional Civil qui devait être composée d’anciens policiers et guérilleros qui ne figurent pas sur la liste de criminelles de guerre.

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Dans les zones qu’elle contrôle, la guérilla ne perd pas de temps. Plusieurs projets sont en cours dont la reconstruction de villages pour recevoir les populations civiles de retour sur ses terres, de même que des ateliers d’alphabétisation pour pallier à un manque criant. Le mouvement est actif sur plusieurs fronts.

Cela est sans compter les différentes tâches qui leur incombent, tel que la démobilisation des troupes, l’identification des zones minées et ultimement, la destruction de leurs armes, le tout sous supervision des Nations Unies.

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C’est en octobre 1992, que le processus de paix sera complété, avec un succès inattendu. 

Conformément au calendrier électoral à dates fixes, ce ne sera qu’en 1994 que le FMLN participera à ses premières élections nationales.

 

Victoire historique au Salvador

 

Rallye politique lors de la première campagne électorale d'après-guerre, Salvador, 1994

Rallye politique lors de la première campagne électorale d'après-guerre, Salvador, 1994

 

C’est après quatre tentatives électorales, que l’ancienne guérilla de gauche, devenue parti politique, remporte une importante victoire. Le Front Farabundo Marti pour la libération nationale (FMLN) s’empare de la présidence du Salvador, au détriment du parti conservateur, ARENA au pouvoir depuis 1989.

Un moment historique, que le vainqueur, Mauricio Funes un ancien journaliste de la télévision, a souligné en ces mots (de PABLO ORDAZ, dans El Pais, 16 mars 2009) :

« Esta noche debe tener el mismo sentimiento de esperanza y reconciliación que hizo posible los acuerdos de paz. Hoy hemos firmado un nuevo acuerdo de paz, de reconciliación del país consigo mismo. Por esta razón, invito desde este momento a las diferentes fuerzas sociales y políticas a que construyamos juntos el futuro. No me cabe ninguna duda que este día ha triunfado la ciudadanía que creyó en la esperanza y venció el miedo. »

(Traduction libre) :

« Ce soir nous devrions avoir le même sentiment d’espoir et de réconciliation qu’avait rendu possible les accords de paix [de 1992]. Aujourd’hui nous signons un nouvel accord de paix, de réconciliation du pays avec lui-même. Pour cette raison, j’invite dès maintenant les différentes forces sociales et politiques à construire ensemble le futur. Il n’y a pas de doute pour moi, qu’en ce jour a triomphé le citoyen qui croit en l’espoir et qui a vaincu la peur. »

Un nouveau chapitre de l’histoire mouvementée du Salvador commence.

 

Salvador: retour sur les premières élections d’après-guerre

 

 

Salvador, 1994

Salvador, 1994

San Salvador, Salvador, mars 1994

San Salvador, Salvador, mars 1994

San Salvador, Salvador, mars 1994

San Salvador, Salvador, mars 1994

Schafik Handal, candidat à la présidentiel du FMLN, Salvador, 1994

Schafik Handal, candidat du FMLN à la mairie de San Salvador, Salvador, 1994

Bureau d'un candidat local du FMLN, Salvador, 1994

Bureau d'un candidat local du FMLN, Salvador, 1994

Jour d'élections, San Salvador, Salvador, mars 1994

Jour d'élections, San Salvador, Salvador, mars 1994

Jour d'élections, San Salvador, Salvador, mars 1994

Jour d'élections, San Salvador, Salvador, mars 1994

Jour d'élections, San Salvador, Salvador, mars 1994

Jour d'élections, San Salvador, Salvador, mars 1994

Jour d'élections, San Salvador, mars 1994

Jour d'élections, San Salvador, mars 1994

 

« ¡Ahora si! »(Maintenant c’est possible!) était le cri de ralliement des militants et sympathisants du FMLN, aux premières élections d’après-guerre civile. Élections qui tournaient la page, définitivement, sur ces années meutrières.

Nous sommes en mars 1994, moins de deux ans après l’accomplissement du processus de paix qui aura duré neuf mois en 1992. 

Ce vote est important. En plus d’un premier test électoral pour la guérilla devenue parti politique, l’ensemble des postes électifs du pays est à combler : de la présidence aux députés, en passant par les différentes mairies du pays.

Shafik Handal, un leader charismatique du Front Farabundo Marti pour la libération nationale (FMLN), est le candidat de la gauche à la mairie de la capitale San Salvador, historiquement la porte d’entrée à la présidence.

Tout au long de cette journée historique, l’affluence est grande. Je ne me souviens pas que l’on ait noté d’importantes irrégularités durant le vote comme tout au long de la campagne électorale.

Schafik Handal ne gagnera pas son pari.

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Qu’adviendra-t-il, au lendemain des élections présidentielles d’aujourd’hui, à ce petit pays d’Amérique centrale ?