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Articles taggués ‘Salvador’

Archives personnelles, de N à Z

10 janvier 2012

P comme Philippines

Ramasseurs d'ordures, Manilles, Philippines, 1993

Travailleur de la canne à sucre, Île de Negros, Philippines, 1993

S comme Salvador…

Atelier d'alphabétisation en zone de contrôle de la guérilla, région de Guazapa, Salvador, 1992

Processus de paix: destruction des armes par les démobilisés de la guérilla sous supervision des Nations unies, , Guazapa. Salvador, 1992

Premières élections présidentielles, législatives et municipales après la guerre civile, San Salvador, Salvador, 1994.

et Sri Lanka

Pêcheurs, Sri Lanka, 1999

 

Je poursuivrai l’exercice  avec des images non retenues pour la publication Introduction to International Development. Je complèterai les lettres manquantes telles que : B pour Brésil ; C pour Canada ; I pour Irak ; O pour Ouganda ; Y pour Yémen…

 

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Objet : Rép : étudiante en photo

14 février 2011

Objet : Rép : étudiante en photo
De : Dominic Morissette <info[AT]dominicmorissette.ca>
Date : 10 février 2011 14:23:02 HNE
À : Valérie <[…]@hotmail.com>

Bonjour Valérie,

Ça me touche toujours quand un ou une jeune photographe (ou cinéaste) s’adresse à moi parce que la photographie, et de surcroît le documentaire, sont aussi sa passion.

Il m’est toutefois bien difficile de donner des conseils. Mais une chose est claire pour moi, c’est qu’il est possible de se consacrer à ce genre : le documentaire, en particulier celui d’auteur, est là et le restera, quoiqu’il arrive.

Mais si l’on me demande comment fait-on pour en faire son gagne-pain, cela est une tout autre question. En guise d’exemple : si j’ai eu la chance de beaucoup voyager et d’en tirer une collection non négligeable de photographies, il ne faut pas oublier qu’une grande partie de ces projets n’ont pas été financés par un travail documentaire proprement dit.

Mes premiers projets, je les payais moi-même avec les économies d’un travail de photographie commerciale à Montréal – voir les quelques cinq ou six séjours au Salvador en Amérique Centrale entre les années 1990 et 1996. Plus récemment, en Afghanistan, c’est un salaire de formateur et ensuite, de réalisateur qui m’ont permis d’aussi faire de la photographie. Un travail parallèle et connexe qui m’a beaucoup servi dans ma compréhension de ce pays, dans ma rencontre de l’autre et à la recherche en vue de mon documentaire vidéo Chroniques afghanes. De ces différents voyages, j’en ai tout de même tiré un corpus d’images – Chroniques afghanes, l’expo –, qui a été exposé en parallèle à la sortie de mon film à Montréal de même qu’à l’Institue Goethe à Jakarta.

Pour ce qui est de la photographie documentaire proprement dite, ce sont des subventions – non des commandes de magazines, de journaux ou autres — qui m’ont permis vivre de ma passion. Sans conteste, le plus important est celui que j’ai fait avec ma collègue Catherine Pappas, sur la pêche côtière qui nous a menés, durant quelques années, des côtes canadiennes à celle de l’Asie du Sud – Inde, Sri Lanka et Pakistan – et pour terminer, le long du littoral chilien. C’est lors de ces mêmes années que nous avons aussi signé un premier film, Les derniers chasseurs du petit havre.

En plus de la persévérance – absolument indispensable pour mener à bien un documentaire et pour essayer d’en vivre un peu –, la passion et le désir de rencontrer l’autre sont trois composantes fondamentales de ce genre. Dans mon cas, la passion pour la rencontre de l’autre, que ce soit ici ou plus loin, a toujours précédé le choix d’un sujet. Ce dernier tend, généralement, à s’imposer. Comment en serait-il autrement quand l’on sait la somme de travail qu’un documentaire impose ; quand l’on sait que tout projet de ce genre doit être porté par une certaine passion et surtout une grande persévérance ?

Bref, je ne croyais pas me lancer dans une réponse aussi longue : les premières heures du matin et ma petite qui s’est rendormie, ont peut-être favorisé ces quelques paragraphes. J’espère ne m’être pas trop égaré ni éloigné des préoccupations que tu m’exposais dans ton courriel…

Au plaisir d’avoir la chance de poursuivre cette réflexion avec toi – ou d’autres – dont le documentaire est la passion.

Dominic

Le 2011-02-07 à 16:31, valérie a écrit :

Bonjour,

je m’appelle Valérie et je suis étudiante [en photographie] depuis maintenant un an.

J’ai rencontré Sylvie […] il y peu de temps et elle m’a parlé de votre travail. En effet, j’adorerais travailler dans le domaine du documentaire et vous semblez être un bon exemple. Voilà, je me demandais donc s’il serait possible d’échanger sur le sujet que ce soit à votre travail ou en dehors.

Je vous remercie

Valérie Fraser

Vous pouvez me contacter à cette adresse électronique […].

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Côte-à-côte : El Salvador et Philippines

20 mars 2009
Salvador - Philippines, 1992-1994

Salvador - Philippines, 1992-1993

Les photographies du processus de paix au Salvador de 1992 de l’entrée précédente et un premier voyage aux Philippine en 1993 en pleine négociation de paix entre le gouvernement et les rebelles du New People’s Army – NPA – qui n’aboutiront jamais, m’avaient permis de faire un parallèle entre les deux pays lors d’une exposition au Cheval blanc de Montréal, en 1994.

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Le Salvador et son long processus de paix

17 mars 2009

 

Salvador, 1992

Région de Guazapa, Salvador, 1992

Atelier d'alphabétisation, Guazapa, Salvador, 1992

Atelier d'alphabétisation, Guazapa, Salvador, 1992

Atelier d'alphabétisation, Guazapa, Salvador, 1992

Atelier d'alphabétisation, Guazapa, Salvador, 1992

Atelier d'alphabétisation, Guazapa, Salvador. 1992

Atelier d'alphabétisation, Guazapa, Salvador. 1992

Guazapa, Salvador, 1992

Identification des zones minées, Guazapa, Salvador, 1992

Identification des zones minées, Guazapa, Salvador

Identification des zones minées, Guazapa, Salvador

Guazapa. Salvador, 1992

Destruction des armes supervisée par les Nations Unies, Guazapa. Salvador, 1992

 

C’est après une trop longue guerre civile et de trop nombreuses victimes que le Front Farabundo Marti pour la libération nationale (FMLN) et le gouvernement salvadorien signent un accord de paix en 1992.

Les deux partis s’engagent alors à respecter un cessez-le-feu et certaines étapes bien définies par les accords. En plus de la création d’une Commission de la vérité, le processus de paix devait se conclure neuf mois plus tard par, entre autres, la démobilisation de la guérilla, la réduction des effectifs de l’armée, la dissolution de la très répressive Policia Nacional et la formation d’une nouvelle police, la Policia Nacional Civil qui devait être composée d’anciens policiers et guérilleros qui ne figurent pas sur la liste de criminelles de guerre.

***

Dans les zones qu’elle contrôle, la guérilla ne perd pas de temps. Plusieurs projets sont en cours dont la reconstruction de villages pour recevoir les populations civiles de retour sur ses terres, de même que des ateliers d’alphabétisation pour pallier à un manque criant. Le mouvement est actif sur plusieurs fronts.

Cela est sans compter les différentes tâches qui leur incombent, tel que la démobilisation des troupes, l’identification des zones minées et ultimement, la destruction de leurs armes, le tout sous supervision des Nations Unies.

***

C’est en octobre 1992, que le processus de paix sera complété, avec un succès inattendu. 

Conformément au calendrier électoral à dates fixes, ce ne sera qu’en 1994 que le FMLN participera à ses premières élections nationales.

 

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Victoire historique au Salvador

16 mars 2009

 

Rallye politique lors de la première campagne électorale d'après-guerre, Salvador, 1994

Rallye politique lors de la première campagne électorale d'après-guerre, Salvador, 1994

 

C’est après quatre tentatives électorales, que l’ancienne guérilla de gauche, devenue parti politique, remporte une importante victoire. Le Front Farabundo Marti pour la libération nationale (FMLN) s’empare de la présidence du Salvador, au détriment du parti conservateur, ARENA au pouvoir depuis 1989.

Un moment historique, que le vainqueur, Mauricio Funes un ancien journaliste de la télévision, a souligné en ces mots (de PABLO ORDAZ, dans El Pais, 16 mars 2009) :

« Esta noche debe tener el mismo sentimiento de esperanza y reconciliación que hizo posible los acuerdos de paz. Hoy hemos firmado un nuevo acuerdo de paz, de reconciliación del país consigo mismo. Por esta razón, invito desde este momento a las diferentes fuerzas sociales y políticas a que construyamos juntos el futuro. No me cabe ninguna duda que este día ha triunfado la ciudadanía que creyó en la esperanza y venció el miedo. »

(Traduction libre) :

« Ce soir nous devrions avoir le même sentiment d’espoir et de réconciliation qu’avait rendu possible les accords de paix [de 1992]. Aujourd’hui nous signons un nouvel accord de paix, de réconciliation du pays avec lui-même. Pour cette raison, j’invite dès maintenant les différentes forces sociales et politiques à construire ensemble le futur. Il n’y a pas de doute pour moi, qu’en ce jour a triomphé le citoyen qui croit en l’espoir et qui a vaincu la peur. »

Un nouveau chapitre de l’histoire mouvementée du Salvador commence.

 

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Salvador: retour sur les premières élections d’après-guerre

15 mars 2009

 

 

Salvador, 1994

Salvador, 1994

San Salvador, Salvador, mars 1994

San Salvador, Salvador, mars 1994

San Salvador, Salvador, mars 1994

San Salvador, Salvador, mars 1994

Schafik Handal, candidat à la présidentiel du FMLN, Salvador, 1994

Schafik Handal, candidat du FMLN à la mairie de San Salvador, Salvador, 1994

Bureau d'un candidat local du FMLN, Salvador, 1994

Bureau d'un candidat local du FMLN, Salvador, 1994

Jour d'élections, San Salvador, Salvador, mars 1994

Jour d'élections, San Salvador, Salvador, mars 1994

Jour d'élections, San Salvador, Salvador, mars 1994

Jour d'élections, San Salvador, Salvador, mars 1994

Jour d'élections, San Salvador, Salvador, mars 1994

Jour d'élections, San Salvador, Salvador, mars 1994

Jour d'élections, San Salvador, mars 1994

Jour d'élections, San Salvador, mars 1994

 

« ¡Ahora si! »(Maintenant c’est possible!) était le cri de ralliement des militants et sympathisants du FMLN, aux premières élections d’après-guerre civile. Élections qui tournaient la page, définitivement, sur ces années meutrières.

Nous sommes en mars 1994, moins de deux ans après l’accomplissement du processus de paix qui aura duré neuf mois en 1992. 

Ce vote est important. En plus d’un premier test électoral pour la guérilla devenue parti politique, l’ensemble des postes électifs du pays est à combler : de la présidence aux députés, en passant par les différentes mairies du pays.

Shafik Handal, un leader charismatique du Front Farabundo Marti pour la libération nationale (FMLN), est le candidat de la gauche à la mairie de la capitale San Salvador, historiquement la porte d’entrée à la présidence.

Tout au long de cette journée historique, l’affluence est grande. Je ne me souviens pas que l’on ait noté d’importantes irrégularités durant le vote comme tout au long de la campagne électorale.

Schafik Handal ne gagnera pas son pari.

***

Qu’adviendra-t-il, au lendemain des élections présidentielles d’aujourd’hui, à ce petit pays d’Amérique centrale ?

 

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Elections présidentielles au Salvador

14 mars 2009

Élections, San Salvador, Salvador, 1994

Élections, San Salvador, Salvador, 1994

Demain, le dimanche 15 mars, aura lieu d’importantes élections présidentielles au Salvador où la gauche du Front Farabundo Marti pour la libération nationale (FMLN) risque de prendre le pouvoir.

C’est entre autres au son de : « Si Nicaragua vencio, El Salvador vencerá » (« Si le Nicaragua a vaincu, le Salvador vaincra ! » cité par Maurice Lemoine dans Le Monde diplomatique, septembre 2008) que le parti a fait sa campagne.

C’est après avoir remporté une majorité de sièges aux élections législatives du 18 janvier dernier, que le FMLN, cette alliance politique de l’ancienne guérilla, tentera de prendre la présidence du pays. Toutefois, ce premier résultat positif en cache un autre moins heureux : ils ont perdu la mairie de San Salvador, la capitale qu’ils détenaient depuis 1997.

Alors, réussiront-ils à déloger le parti de droite et très conservateur, ARENA, au pouvoir depuis 1989 ? Parti qui fût, d’ailleurs, fondé pendant les années de guerre par Roberto D’Abuisson, aussi fondateur des trop célèbres escadrons de la mort qui ont terrorisés la population civile de ce pays pendant de nombreuses années.

Demain, verra-t-on un autre important chapitre de l’histoire récente de ce pays d’Amérique centrale s’achever ?


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