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La sécheresse se confirme en Afrique de l’Est

1 octobre 2009

Malheureusement, la crainte que les gens du Nord de l’Ouganda m’ont exprimée en août se confirme. Les pluies se font toujours attendre : la sécheresse du printemps dernier semble vouloir se poursuivre. À ce moment, les agriculteurs avaient perdu presque l’ensemble de leur récolte. La sécheresse aggrave le fragile équilibre qui tente de se mettre en place dans la région après plus de vingt années de guerre civile.

Je cite le communiqué de presse d’Oxfam, « La famine provoquée par la sécheresse menace 23 millions de personnes en Afrique de l’Est », publié le 29 septembre :

« Plus de 23 millions de personnes à travers l’Afrique de l’Est — l’équivalent du tiers de la population britannique — sont menacées par la famine et vivent dans le dénuement le plus total. […]

« Une sécheresse sévère et persistante, qu’aggrave les changements climatiques, s’étend actuellement dans sept pays de l’Afrique de l’est, dégradant les conditions de vie d’une population que les prix élevés de l’alimentation et les conflits violents ont déjà aggravé.  Les pays les plus gravement touchés sont le Kenya, l’Éthiopie, la Somalie et l’Ouganda.  Le Soudan, Djibouti et la Tanzanie sont également frappés. […]

« Les fermiers du nord de l’Ouganda ont perdu la moitié de leurs récoltes et plus de 2 millions de personnes ont désespérément besoin d’aide. […] »

Voir aussi une carte de la « faim » publiée par le Globe and Mail.


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Sur la route de Juba

22 août 2009

 

Route
La A 104, entre Gulu et Juba, Ouganda, 21 août 2009

 

Hôpital Lacor, Gulu, Ouganda - La route A 104 qui passe devant l’Hôpital Lacor mène vers Gulu, à sept kilomètres ou, dans l’autre direction, à la frontière soudanais à moins de 100 kilomètres.  Et à un peu plus d’une centaine de kilomètres plus au nord de celle-ci, se trouve la capitale du Sud Soudan, Juba.

Un chauffeur de taxi de Gulu m’explique qu’en fin de journée plusieurs camions remplis de denrées de base et autres produits empruntent cette voie vers le Soudan. Parce que là-bas, poursuit-il, rien ne pousse et que tout doit être importé.

Si la production agricole dans le Nord de l’Ouganda n’a toujours pas recouvrée les quantité d’avant guerre, le Sud Soudan est encore plus défavorisé. Ce qui explique certainement, en partie, la croissance rapide de la ville de Gulu.

D’ailleurs, c’est cette même route que pourrait emprunter la polio pour se réintroduire et se propager en Ouganda à cause du va-et-vient qui augmente entre les deux pays. C’est pourquoi le gouvernement ougandais lançait la semaine dernière sa campagne nationale de vaccin contre la polio.

Aussi, il est de plus en plus fréquent que des citoyens soudanais prennent cette route pour venir à l’Hôpital Lacor recevoir des soins qu’ils ne peuvent trouver chez-eux. Ce qui augmente, bien entendu, la pression sur l’institution.

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Gulu

20 août 2009

 

Gulu
Gulu
Gulu, Ouganda, 11 août 2009
Gulu, Ouganda, 11 août 2009

 

Hôpital Lacor, Gulu, Ouganda – Je n’y suis pas encore retournée depuis ma toute première visite qui n’aura durée qu’une trentaine de minutes, le temps de quelques petits achats, le lendemain de mon arrivée dans la région.

Située à sept kilomètres de l’Hôpital Lacor où je travaille, Gulu est en passe de devenir, depuis la fin des hostilités dans la région, la seconde ville d’importance en Ouganda. En plus d’être le plus grand centre du Nord du pays, le retour à la paix, ici comme au Sud Soudan voisin, favorise une certaine économique, dont  la reprise du commerce entre les deux pays.

Comme le Sud Soudan ne parvient toujours pas a pourvoir à ces besoins en denrées de base, les commerçants de la région de Gulu y voir une bonne affaire. Ce qui, toutefois, crée une pression à la hausse sur le prix de ces produits dans la région. D’ailleurs, le taux d’inflation dans le Nord de l’Ouganda a beaucoup augmenté depuis la fin des hostilités, il y a deux ans.

À cela s’ajoute le manque de précipitations de la dernière saison des pluies qui a compromis la première récolte de l’année. Les stocks de grains sont au plus bas. Plusieurs familles nouvellement réinstallées sur le terre, n’ont déjà plus rien. Et le Programme alimentaire mondial des Nations unis (WFP)  vient tout juste de fermer sa mission d’urgence qui durait depuis des années. En quelques mois seulement, l’hôpital a vu son nombre de patients admis pour malnutrition triplé. Problème qui, comme toujours, touche principalement les enfants.

Avant la guerre, ce phénomène de sous alimentation était pratiquement inexistante dans la région.

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