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Bandes de jeunes : Portrait de Latifa par Marie-Pierre Labrie

22 juillet 2009

« Bandes de jeunes : Portrait de Latifa est la première bande vidéo – mis en ligne sur le site de Parole citoyenne de l’ONF – d’une série de portraits numériques sur des adolescents issus du quartier Saint-Michel à Montréal, écrit Marie-Pierre Labrie.

« C’est à travers mon travail comme formatrice en photographie et en vidéo au Projet LOVE auprès des adolescents, afin de prévenir la violence dans leur quotidien, que j’ai appris à les voir sous un autre œil. La jeunesse en perdition? Non. Que les jeunes participants à Bandes de jeunes aiment ou non l’école, ils s’avèrent qu’ils s’impliquent tous dans des activités communautaires et que ces activités sont signifiantes dans leur vie. Pourquoi s’y impliquent-t-ils? Est-ce que regarder du côté de l’intervention éducative hors les murs de l’école pourrait augmenter leurs apprentissages ou favoriser leur « raccrochage »?

« Est-ce que ces jeunes sont motivés et optimistes pour l’avenir? Et si nous leur laissions la parole, franchement. Mon travail auprès d’eux avec le Projet LOVE au Centre communautaire éducatif René-Goupil m’a permis de les connaître davantage et m’a inspiré ce projet. Bandes de jeunes veut évoquer la personnalité de chaque adolescent. Je ne voudrais pas dresser un portrait en bloc des jeunes, mais plutôt montrer qu’ils ont chacun leur individualité.

« En somme, ces portraits tenteront de briser les idées reçues sur les jeunes, défaire la stigmatisation, porter un regard différent sur une jeunesse témoignant de la diversité sociale et culturelle. »

Court texte de présentation de la vidéo et du projet.

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Le « Drop in » en spectacle

13 juillet 2009
Affiche du spectacle
Affiche du spectacle

Le Drop in 18 – 30 de Saint-Michel organise pour une troisième année, un spectacle où les jeunes sont invités à monter sur scène pour y performer. Une chance que plusieurs ne veulent manquer.

Voici un extrait du texte qui accompagne l’invitation :

« Au printemps 2007, la police du quartier émit des craintes concernant la possibilité d’une recrudescence des activités reliées aux gangs de rue et à la prostitution dans le secteur du parc Ovila-Légaré [dans le quartier Saint-Michel à Montréal]. Ces inquiétudes ont poussé les organismes œuvrant dans le secteur à mettre en place un projet estival permettant aux citoyens de se réapproprier leur parc, de développer un sentiment d’appartenance à leur communauté et surtout, d’encourager la participation et l’implication des jeunes à risque d’adhérer aux gangs de rue dans des activités leur permettant de se faire valoir et de développer leur estime de soi.

« Le projet fut un si grand succès qu’une deuxième édition a été organisée en 2008. La participation croissante des adolescents aux activités ainsi que la réappropriation du parc Ovila-Légaré par les résidants les deux derniers étés ont démontré la pertinence et l’importance d’organiser de telles activités dans le secteur. »

Le 25 juillet aura donc lieux le spectacle de musique hip-hop créé par et pour des jeunes, de même que le lancement de la programmation estivale, un tournoi de basket-ball et une fête familiale dans le parc Ovila-Légaré.

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« Favela Rising » au Drop in de Saint-Michel

28 mai 2009

 

Drop in dans le quartier de St-Michel, Montréal, 15 mai 2009
Drop in dans le quartier de St-Michel, Montréal, 15 mai 2009

 

Hier soir, je présentais aux jeunes du Drop in, le documentaire « Favela Rising » de Jeff Zimbalist et Matt Mochary. Le film relate l’historique du mouvement qu’est devenu Afro Reggae mais surtout trace le portrait d’Anderson l’un des chanteurs et leader du groupe.

L’aventure commence dans la favela de Vigario Geral à Rio de Janeiro en 1993, au lendemain d’un massacre de 21 personnes innocentes exécutées par la police militaire pour venger quatre des leurs. Les pionniers d’Afro Reggae ne pouvaient imaginer mettre sur pied une organisation qui allait rapidement franchir les frontières du quartier. Anderson, alors adolescent et déjà proche de la petite criminalité, c’est joint au groupe, après que son frère eut été l’une des victimes de la fusillade. Ainsi commence sa « guerre pour la paix » avec comme armes les mots, les rythmes, la dance et la culture.

Comme je l’ai souvent mentionné, depuis Afro Reggae s’exporte partout au Brésil et ailleurs dans le monde avec son band et sa philosophie de changements social par l’art.

Les jeunes du Drop in ont beaucoup aimé. Ils étaient une dizaine à regarder attentivement et à poser des questions ou faire des commentaires : « Mais est-ce de vraies armes ? », « Ah ! Mais c’est incroyable ! ». Et ils ont été émus par la fin.

Un documentaire qui nous fait vivre une histoire et de vraies émotions.

 

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Le Drop in 18 – 30 de Saint-Michel à Montréal

28 mai 2009

 

James
James au Drop in de St-Michel, Montréal 15 mai 2009
Gregory au Drop in de St-Michel, Montréal 15 mai 2009
Gregory au Drop in de St-Michel, Montréal 15 mai 2009

 

Le Drop in de Saint-Michel a été fondé en 2004 et est né de la demande des jeunes adultes du quartier qui désiraient avoir un lieu pour se retrouver entre eux et pour pratiquer le breakdance, le chant et toutes autres activités liées à la culture hip-hop en général. « Les jeunes en avaient marre de ne pas savoir où aller, ma raconte Mai Tran, la jeune coordonnatrice. Il n’existait pas de lieux pour eux. Souvent, ils se retrouvaient à la station de métro où la police les harcelait et leur donnait des contraventions. Ce qui ne favorisait pas de bonnes relations. La nécessité de ce lieu est donc venue en partie de ce constat. »

Ce projet met donc à leur disposition des moyens pour aider à développer leur créativité. Bien entendu, le manque criant de ressource ralentit les ardeurs. Toutefois, la motivation des intervenants et le besoin des jeunes de se retrouver dans un lieu qui leur appartient sont plus déterminants que tout.

 

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Sola et le Drop in

10 mai 2009
La tulipe
Le La tulipe, Montréal, 1er mai 2009
LA tulipe
Jamel, au La tulipe, Montréal, 1er mai 2009
Sola et Las Lolas, au La tulipe, Montréal, 1er mai 2009
Sola et Las Lolas, au La tulipe, Montréal, 1er mai 2009

Jeudi 30 avril

Ma première discussion avec Sola remonte à près de deux semaines. C’est par téléphone que je lui expose mon projet de film avec Afro Reggae et le Bad Taste Cru et mon intention d’y inclure un chapitre montréalais. Je suis à la recherche d’une artiste engagée auprès de sa communauté comme je la crois être.

Immédiatement, elle m’explique son travail : « Je suis animatrice au Drop In de Saint-Michel auprès de jeunes adultes de 18 à 30 ans. Pourquoi des ateliers pour jeunes adultes ? Parce que pour cette tranche d’âge, il n’y a pas beaucoup d’activités dans le quartier, si ce n’est le sport.

« Il faut aussi créer un espace pour ces jeunes-là. Certains d’entre eux sortent de centres d’accueil à l’âge de 18 ans et ne savent pas trop où aller. Quelques uns sortent de prison… D’autres ne savent juste pas où se retrouver pour « chiller ».

« C’est un lieu pour créer et pour s’exprimer. Un endroit pour se rencontrer aussi. Ils sont plus d’une dizaine de jeunes à venir régulièrement. Cela est sans compter le studio d’enregistrement auquel ils ont accès. »

La discussion est parsemée d’expressions que je peine à comprendre ; je devrai m’y faire, la culture hip hop a son propre langage.

En terminant, elle m’invite au spectacle du lendemain avec son groupe Las Lolas, composé exclusivement de filles

Au La tulipe, Vendredi soir, 1er mai

Il n’est pas difficile de trouver Sola. La salle est encore vide et ils sont une dizaine autour d’elle. Carnet de notes à la main et cellulaire à l’oreille, elle raccroche : « Il vient d’arriver. Il cherche un parking. » Je la sens nerveuse. Je vais me présenter.

Dans moins de trente minutes le spectacle d’avant-première doit commencer. Ce sont les jeunes du Drop In qui ouvriront son propre show à elle, mais ils ne sont pas tous là encore. Ils se font attendre. Elle ne cesse de faire des appels.

C’est avec désinvolture, que le DJ arrive, salue tout le monde et monte directement sur la scène avec sa « caisse de lait » remplie de vinyles. Les écouteurs sur les oreilles, il se fait des mixes et s’amuse avec les platines.

Le spectacle d’une quarantaine de minutes commence avec quelques instants de retard. Jamel, le maître de cérémonie aussi intervenant au Drop In, annonce et présente les différentes formations qui se succèdent sur la scène, certains avec un peu plus d’aplomb que d’autres. En français, en anglais, en espagnol et certainement en créole, peu importe.

On réinstalle la scène pour Sola et sa formation. Avec sa guitare acoustique et son tabouret de bar, nous sommes loin de ce que j’imaginais comme show à tendance hip hop. Elle a une belle prestance sur scène. En cours de route, elle invite quelques collaborateurs qu’elle reconnaît dans la salle à venir à tour de rôle la rejoindre sur la scène le temps d’une pièce.

Aux pieds de la scène, les jeunes du Drop In semblent contents d’être là, d’avoir pu performer sur une vraie scène et d’assister à la prestation de Sola.

Tout au long de ces deux spectacles, c’est un peu l’esprit de Saint-Michel qui s’exprime. Fiers, les jeunes tout comme Sola, revendiquent leur appartenance à ce quartier plus au nord et à leur culture.

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Le Drop In de St-Michel

7 mai 2009
Drop In
Drop In
Drop In
Le Drop in à St-Michel, Montréal, 6 mai 2009
Le Drop in à St-Michel, Montréal, 6 mai 2009

Nous sommes dans le quartier Saint-Michel à Montréal, au 3333 de la rue Crémazie, la voie de service du Métropolitain, à l’intersection du boulevard Saint-Michel. Deux importantes artères de la ville.

C’est ici qu’a élu domicile le Drop In 18-30, une initiative de l’organisme Pact de rue pour les jeunes adultes du quartier. Après Rio de Janeiro et Afro Reggae,  Newcastel et le Bad Taste Cru, il est fort possible que «Quand le Sud monte au Nord» passe par ici.

Je reviens dans les prochains jours avec plus de détails sur cette organisme et ce quartier.

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Voix entendues

26 mars 2009
Expo
mtl
Lancement de l'exposition "Voix à entendre", Montréal, 25 mars 2009
Lancement de l’exposition « Voix à entendre »

 

Hier soir, c’était le lancement de l’exposition « Voix à entendre: réalités des jeunes » à l’Écomusée du fier monde où le travail des jeunes, devenu oeuvres d’art, était montré à tous. Les jeunes artistes des quartiers St-Michel et Centre-Sud étaient présents et fiers de montrer leur création.

Ici on voit Alan devant sa bande dessinée accrochée à la cimaise du musée.

Une réalisation de l’organisme LOVE – vivre sans violence –  en collaboration avec l’Écomusée du fier monde.

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Voix à entendre: un rappel

25 mars 2009

 

Carton d'invitation
Carton d’invitation

 

C’est ce soir qu’aura lieux l’ouverture de l’exposition de « Voix à entendre : réalités des jeunes » à l’Écomusée du fier monde en présence des jeunes. Un rappel.

  

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Voix à entendre: réalités des jeunes

22 mars 2009

 

Carton d'invitation

Carton d'invitation

 

C’est avec la vidéo, la photographie et l’écriture que Marie-Pierre Labrie travaille à la prévention de la violence auprès de jeunes de quartiers défavorisés de Montréal. L’exposition « Voix à entendre: réalités des jeunes » présente le résultat d’ateliers offerts aux jeunes dans le cadre de son travail au sein de LOVE: vivre sans violence et d’une étroite collaboration avec l’Écomusée du fier monde.

Tiré du communiqué de presse :

« Montréal, le mercredi 25 mars 2009.- L’Écomusée du fier monde et l’organisme Le Projet LOVE : Vivre sans violence ont le plaisir de présenter l’exposition Voix à entendre : réalités des jeunes. Par l’entremise de la photographie et de l’écriture, les jeunes prennent la parole du 26 mars au 31 mai 2009, à l’Écomusée du fier monde, à Montréal.

Venez entendre les jeunes

Qu’il soit question de décrochage scolaire, de violence, d’intimidation, de suicide, de gangs de rue, l’image des jeunes est souvent malmenée. Si on ne peut nier l’importance de ces phénomènes, il est cependant nécessaire de présenter l’envers de la médaille.

L’exposition Voix à entendre vous permet d’entrer dans l’univers des jeunes des quartiers Saint-Michel et Centre-Sud. La photographie et l’écriture sont les moyens qu’ils utilisent pour vous proposer une autre vision de leur réalité. Venez entendre les jeunes témoigner de leur quotidien et de leur vision de la violence dans cette exposition. 

Le Projet LOVE : Vivre sans violence

Créé à Montréal en 1993, le Projet LOVE : Vivre sans violence vise à prévenir la violence auprès des jeunes. Par le bais de différents programmes, basés sur des médiums d’expression tels que la photo, l’écriture et la vidéo, l’organisme travaille avec des jeunes volontaires qui prennent leur vie en main et ont le courage de se faire entendre. Ils deviennent ainsi des leaders dans leur communauté, agissant pour briser le cycle de la violence. »

            


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