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Articles taggués ‘Vivre et survivre en ville’

La crise n’est pas finie !

26 août 2010

Date de parution : 24 août 2010, Montréal – « Travailleurs autonomes et parents de 6 enfants, Mylène et son conjoint vivent des temps difficiles. Mais grâce à un peu d’aide, toute la famille peut bénéficier de rares vacances à la campagne. »

En plus d’être le sixième épisode du récit Vivre et survivre en ville, « La crise n’est pas finie ! » est aussi le dernier essai vidéo que je signe. Malheureusement, le web documentaire PIB, indice humain de la crise canadienne de l’ONF, auquel j’ai eu la chance de participer dès le départ, tire à sa fin. Avec le mois de septembre qui approche, le projet cesse sa production.

Bien entendu, le site poursuivra son existence virtuelle et qui sait, gagnera encore plus en pertinence avec les années… un peu comme les grands vins ?

N’est-ce pas d’ailleurs l’une des caractéristiques importantes du  documentaire : rester pertinent malgré le temps qui passe ?

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Je tenterai de vous revenir sur cette expérience documentaire dans les prochains jours, parce que là, un tout nouveau projet de très longue envergure et de toute autre nature, occupe mes jours et mes nuits… À suivre !

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Toujours trop… ou pas assez

18 février 2010

(Ce matin, j’ai publié cette article sur le blogue du projet PIB ou l’indice humaine de la crise économique canadienne.)

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Hier, je tournais un nouvel épisode de « Vivre et survivre en ville » pour le projet PIB dans le quartier Rosemont à Montréal. Privilège du métier de documentariste, presque chaque journée en est une de rencontres.

Ma dernière était avec Yves. Un homme d’à peine cinquante ans, en forme, qui a toujours travaillé et qui veut travailler. C’est la première fois qu’il se retrouve sans emploi. Ses prestations d’assurance-chômage sont terminées. Depuis trois ou quatre semaines, il a recours à une banque alimentaire du quartier. « Avant, c’était moi qui donnais. J’avais un bon salaire, je donnais et faisais même du bénévolat. » Aujourd’hui, c’est à son tour de demander de l’aide. « Je n’ai jamais pensé que cela m’arriverait. » Il poursuit : « On me dit : ou bien j’ai besoin d’un secondaire cinq, parce que je n’ai qu’un secondaire trois avec trente années d’expérience à l’ouvrage ; ou bien l’on me dit que je suis trop vieux. » Je lui ai demandé de reprendre cette dernière phrase parce que la caméra ne roulait plus.

Il est trop vieux ?!? Il a à peine cinq ou sept ans de plus que moi. Que fait-on quand on nous déclare trop vieux à cinquante ans ?

L’histoire de Yves me rappelle Éric et ses deux garçons, rencontrés au magasin partage, juste avant les fêtes. Aussi celle de André avec qui j’ai passé un après-midi chez lui à échanger. Sans oublier Jean, l’artiste et directeur du Square Rosemont qui m’a fait découvrir les Compagnons de Montréal, où j’ai tourné avec Yves.

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Toujours en cette fin de même journée, et un peu par hasard, j’ai revu le commentaire photographique de Marc-André Grenier intitulé « Un nomade dans la crise », laissé sur le site du projet PIB à la suite de « Un dix-huit roues dans le sang » de mon collègue Vincent Audet-Nadeau. Un témoignage personnel et touchant, d’un « nomade » : « À quarante ans, je suis de la génération X. Celle que l’on disait sans futur. Vingt ans plus tard, on y est dans le futur. En pleine crise en plus. […] »

D’ailleurs, ce commentaire sous forme d’essai photo m’a fait penser au documentaire de Céline Baril « La théorie du tout » où la réalisatrice nous fait faire un tour du Québec composé d’images, mais surtout de rencontres et de silences. Un très beau film.

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