III – La traversée du désert

Village de Pir Shaikh Keryo Pandhari (Badin), 27 juin 2004. 

Village de Pir Shaikh Keryo Pandhari (Badin), 27 juin 2004

Adam Shaikh, village de Pir Shaikh Keryo Pandhari (Badin), 27 juin 2004.
Adam Shaikh, village de Pir Shaikh Keryo Pandhari (Badin), 27 juin 2004

 

Pir Shaikh Keryo Pandhari est un lieu de haute solitude. Ce petit village désert du district de Badin a été parmi les plus affectés par le cyclone dit 2A qui a frappé la région au mois de mai 1999. On raconte des histoires que j’ai l’impression d’avoir entendues plus tôt, d’un temps où la région accueillait plusieurs lacs, d’une terre fertile et d’un ciel rempli d’oiseaux.

 

Sur les rives de l’Indus, près du village de Hadji Youssef Katiyar (Thatta), 25 juin 2005 ; Sur les rives de l’Indus, village de Tarh Omar Khan (Thatta), 25 juin 2005.
Sur les rives de l’Indus,  village de Hadji Youssef Katiyar (Thatta), 25 juin 2005
Sur les rives de l’Indus, village de Tarh Omar Khan (Thatta), 25 juin 2005

 

Sur l’autre rive, clouées aux berges du village de Tahr Omar Khan, les souches des quelques arbres géants ont été grugées par l’eau de la mer. Aucune autre végétation n’y a résisté.

 

Région de Keti Bandar (Thatta), 24 juin 2004.
Région de Keti Bandar (Thatta), 24 juin 2004

 

Près de Thorhi (Thatta), 26 juin 2004.
Près de Thorhi (Thatta), 26 juin 2004

 

 

IV – Mobilisation pour le Delta

Mohammed Ali Shat, Président du Pakistan Fisherfolk Forum (PFF), village de Thorhi (Thatta), 25 juillet 2004.

Mohammed Ali Shat, Président du Pakistan Fisherfolk Forum (PFF), village de Thorhi (Thatta), 25 juillet 2004

 

Dans le delta, région hautement surveillée en raison de sa proximité avec l’Inde, est né le phénomène des «contrats» : chaque pêcheur doit vendre la totalité de ses prises à un homme influent qui est protégé par l’armée. Le prix payé représente le dixième de la valeur du marché. Un refus de se soumettre à cette loi locale entraîne plusieurs ennuis avec les patrouilleurs à la frontière indopakistanaise. La lutte pour l’abolition de ce système de contrats vient donc s’ajouter aux problèmes socio-économiques qui affectent les habitants du delta.

 

Pont qui enjambe l’Indus (Thatta), 26 juillet 2004.
Pont qui enjambe l’Indus (Thatta), 26 juillet 2004

 

Le Pakistan Fisherfolk Forum (PFF) est une organisation non gouvernementale pakistanaise qui représente les pêcheurs et les communautés vivant le long de la côte du pays. PFF travaille notamment à l’amélioration des conditions de vie des populations vivant dans les districts de Badin et de Thatta. Ses mobilisateurs sociaux ont fondé plusieurs unités locales dans le Sind ainsi que dans les autres régions côtières du Pakistan.

 

Pont qui enjambe l’Indus (Thatta), 26 juillet 2004.
Pont qui enjambe l’Indus (Thatta), 26 juillet 2004

 

Le mouvement populaire contre l’occupation de cette région côtière par l’armée pakistanaise, initié par le PFF, a conduit à la décision de l’ancien président du pays, le Général Pervez Mousharaf, d’exiger le départ des patrouilleurs.

Cette victoire affirme le pouvoir et la détermination de la société civile pakistanaise.

 

Voyage dans le delta – Remerciements

Je tiens à exprimer ma reconnaissance à tous ceux, aussi bien au Canada, en Espagne, en France et au Pakistan, dont la collaboration m’a été précieuse.

Je ne saurais oublier ici la contribution des organisations initiatrices de ce projet, Alternatives (Canada), Amorces (France), Architecture et Développement (France), Instituto Sindical de Trabajo Ambiente y Salud – ISTAS (Espagne), le Pakistan Fisherfolk Forum (Pakistan) et le National Resource Protection Programme – NRPP (Pakistan).

Mes remerciements vont d’abord à Mohammad Ali Shat, Président du Pakistan Fisherfolk Forum, son épouse Tahira, et leurs enfants que je considère non seulement comme des amis, mais comme des membres de ma famille.

Je remercie également son équipe à Ibrahim Hydri et dans les autres localités de la province du Sind, pour avoir encadré mon travail sur le terrain et m’avoir accompagné dans le Delta de l’Indus, en particulier Afeez Tunio.

En France et au Canada, je remercie notamment les personnes suivantes qui ont participé à l’élaboration du projet :

Catherine Pappas, pour son assistance toute au long de la réalisation du projet, pour ses suggestions, sa relecture et ses corrections, Alex Hill et Feroz Mehdi, chargés de projet d’Alternatives (Canada), Ali Gacem, délégué général d’Amorces (France), Céline Meresse, responsable de programme d’Architecture et Développement (France), Ludovic Jonard, délégué général d’Architecture et Développement (France), Pierre Beaudet, directeur d’Alternatives (Canada). La confiance qu’ils m’ont accordée m’a permis de mener ce projet à bien.

Un merci tout particulier à Csilla Kiss, chargée de projet (Amorces/Alternatives), qui, souvent dans l’ombre, a fait un suivi exemplaire.

Pour leur commentaire, leurs idées et leur aide précieuse, je remercie également : Michel Vincent (qui a passé des journées complètes à monter l’exposition) , Hugo Brochu, Natalie Lamoureux, André Leblanc, Lynn St-Germain et Martin Beaulieu.

Je tiens aussi à adresser ma vive gratitude à toutes les personnes que j’ai rencontrées et photographiées tout au long de cette aventure, qu’ils figurent ou non dans cette exposition. Et c’est à eux que je dédie ce travail. Faute de barrières linguistiques, je n’ai pas pu enregistrer toutes les histoires qu’on m’a racontées.

J’ai tenu, toutefois, à ce que soient traduits et reproduits par écrits, certains témoignages recueillis dans les lieux que j’ai visités. En vous priant de m’excuser de ne pas pouvoir les citer tous.

Enfin, ce projet n’aurait jamais vu le jour sans l’apport financier de la Commission Européenne par le biais du programme Asia Pro Eco.